22 octobre 2018

Always on the rail

arbre clères

Mes deux magnifiques performances d’hier et d’aujourd’hui méritent vraiment que je fasse une petite note sur mes trajets. Nan, comme si j’allais (encore) me plaindre de la SNCF !!! A ce propos, je touche de la peau de singe pour que la grève soit-disant prévue jeudi ne dure pas -_-. Donc le train, c’est bien, une fois qu’on est dedans et qu’il roule, mais des fois c’est un peu le sport pour y monter, ou bien aussi une fois descendue, pour être à l’heure en cours. Maintenant, je pense que je pourrais faire le trajet Saint-Lazare/Porte Dauphine en métro les yeux fermés.

Il y a deux moments particulièrement dans ma semaine qui me font réaliser à quelle point une minute c’est important, et combien c’est différent d’avoir un train cinq minutes plus tôt ou plus tard. Le premier moment, que j’ai baptisé le marathon du 20h22 a lieu le lundi. Mon cours de grammaire se termine à 20h. Et il y a un train à Saint-Lazare à 20h22. Et là, une multitude de facteurs entrent en jeu et détermineront si je serais dans le train à temps ou si je devrais attendre le 21h20, qui craint parce que c’est une heure plus tard, mais aussi car il est pas direct. Donc, ça vaut le coup de courir. Mais le prof finira-t-il son cours à 19h57 ou à 20h02 ? Déjà, ça change tout. Les automobilistes pressés me laisseront-ils traverser les quatre passages piétons qui mènent à la station de métro ? La rame décollera-t-elle avant 20h05 du terminus qu’est la station Porte dauphine ? Déjà tant de questions aux réponses délicates ! Après, pour les six stations qui me mènent à Villiers, pas de grandes variantes, juste des gens qui manquent de rester coincés dans les portes.

Arrivée à Villiers, autre moment crucial : je jaillis du wagon tout à l’arrière de la rame, celui le plus proche de la sortie bien sûr, et je me rue vers les quais de la ligne 3 pour ma correspondance. Y’aura-t-il du monde pour me ralentir dans le escaliers ? Y’aura-t-il une rame tout de suite ou devrai-je attendre pendant trois interminables minutes ? Parviendrai-je à me sandwicher dans le dernier wagon ? Deux stations après, arrivée à Saint-Lazare, on ne se brêle pas les pattes en descendant (mind the gap disent-ils si bien à Londres), et le sprint final commence. Un escalier, passage des barrières, un bout de couloir, deux escalators montés à toute vitesse, arrivée en plein milieu du hall de la gare, parcours du combattant jusqu’au coin des grandes lignes, je regarde à tous les quais…

Et s’il est 20h19, le train est là et je finis mon sprint pour aller m’étaler sur mon siège, bien essoufflée. S’il est 20h22, je le vois partir, c’est ça le plus chiant. Dans ce cas, je vais squatter au Quick car j’ai vraiment trop faim ! Et si le 20h22 s’est transformé en 20h52 comme il y a deux semaines (rupture de catétère ou rail avarié…), là j’ai tout mon temps. Et hier, justement, après mon échec de la semaine passée qui s’était transformé en Quick’n’Toast – rustiques, j’ai fait une magnifique performance ! Sortie de cours à 19h57, le 2 trace, le 3 m’attend sur le quai à Villiers,à 20h17 je débarque dans le hall, deux minutes plus tard je suis installée ! Un peu comme les jours où on a tous les feux au vert quoi.

Mon deuxième marathon, très similaire, c’est le 17h58 du samedi, avec presque autant d’enjeux. Même si en théorie j’ai 28 minutes au lieu de 22, rien n’est gagné, mais avec ma technique de pointe, mes chances de réussite sont quand même élevées. Dernier marathon que je ne me faisais pas systématiquement : le 17h25 du mardi. Aujourd’hui, je l’ai eu les doigts dans le nez, mais j’ai triché : le prof nous a lâchés à 16h30. VOilà donc mon trépidant quotidien dans les transports ! Oui, je sais, c’était passionnant ! La fin du semestre approche, et si je survis aux partiels, j’espère avoir un emploi du temps un peu moins tordu pour le second semestre. Un peu plus de régularité serait vraiment la bienvenue, par exemple pas tous les cours ou presque le vendredi et le samedi pour avoir un week end correct et pouvoir me sociabiliser, au lieu d’avoir congé en milieu de semaine quand tout le monde bosse. En attendant, va apprendre tes kanjis, feignasse !

1 commentaire sur Always on the rail

  1. Commentaires laissés sur l’ancienne version du blog :

    mais c 24h chrono ta vie! en tout cas c le genre de post rafraichissant dans le genre de celui ou elle se prend le poteau dans la face, pas vraiment utile donc totalement indispensable…

    Écrit par : prince | 13.09.2012

    Ouah, encore un truc qui date là ! J’en ai eu un paquet d’aventures dans le train depuis, même si j’ai pas tout raconté. Et oui, peut-être que tout le monde n’apprécie pas mais pour moi un blog c’est perso donc c’est en partie pour raconter sa vie^^.

    Écrit par : Katzina | 15.09.2012

    oh le karma!!!!! j fais expres de repondre ici tu vas piger.
    moi qui veut tjrs finir ce qu il a commencer ça m apprendra a lacher l affaire! j ecrivait mon com tout en ayant envie de faire pipi… fin du com j me precipite aux chiotes mais dans l action j bloque la porte avec mon pieds poummm! la tranche de la porte en pleine tronche (tranche/tronche…), resultat l arcade ouverte j voulais vraiment ta peau sur le coup…

    Écrit par : prince | 18.09.2012

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