20 avril 2018

[Drama] Haken no hinkaku

haken no hinkaku

Titre japonais : 正義の味方

Nombre d’épisodes : 10

Diffusé en : Eté 2008

Chaîne de diffusion : NTV

Fiche : DramaWiki

 

C’est bien évidemment pour revoir Shinohara Ryôko, l’une de mes actrices préférées, que j’ai décidé de regarder ce drama. En plus, les séries qui traitent du travail et de la place des femmes dans les entreprises m’attirent particulièrement.

Comme son nom l’indique, le drama se penche sur la condition des haken, équivalent japonais des intérimaires, auxquels les entreprises japonaises ont depuis plusieurs années de plus en plus recours, en conséquence de la crise économique et grâce à l’assouplissement des lois du travail. L’emploi à vie n’est donc plus le roi, même dans les grandes entreprises, et la cohabition entre ceux qui ont un contrat à durée indéterminée, les « vrais » employés, et les intérimaires, parachutés dans une entreprise pour quelques mois par une agence spécialisée, est difficile.haken no hinkaku

C’est évidemment également le cas dans l’entreprise S&F Foods, dans laquelle se déroule l’histoire de Haken no hinkaku. L’héroïne Haruko, haken depuis de nombreuses années, sait très bien que les « vrais » employés ne reconnaîtront jamais le travail effectué par quelqu’un qui ne fait pas réellement partie de l’entreprise, et qu’il ne sert donc à rien de trop s’impliquer.

Sa politique est de ne jamais faire d’heures supplémentaires, de ne pas se lier aux autres employés, haken ou pas, ret de ne jamais rester plus de trois mois dans la même entreprise. Etant donné ses compétences hors normes dans de nombreux domaines, on lui pardonne ces petites excentricités ainsi que ses nombreuses remarques plus qu’acides, la plus fréquente étant : sore wa nanika ? (et alors, ça vous pose un problème ?)

Pourquoi Haruko change tout le temps d’entreprise même quand on lui propose de rester plus longtemps, pourquoi refuse-t-elle obstinément la sympathie de ses collègues, on se doute qu’on va nous l’apprendre à un moment ou un autre. Et aussi que la situation va changer…. ou pas ! ^^haken no hinkaku

Evidemment, Shinohara Ryôko rend admirablement bien le côté intransigeant et sec du personnage. J’aurais quand même apprécié que Haruko soit un peu moins mystérieuse et surtout qu’elle évolue un peu plus. Ses interventions de choc sont peut-être un peu trop présentées à la façon super-héros, disons que je n’ai pas su toujours à quel degré les prendre. C’est sûr que la série n’est pas dénuée d’humour, loin de là, mais ces petits passages presque irréalistes où elle saute en parachute, pilote une machine dans une décharge d’automobiles, détonnent un peu trop avec le côté très terre à terre des autres situations.

Mori Miyuki est une jeune haken maladroite qui a eu bien du mal à obtenir un poste chez S&F Foods et va manquer plusieurs fois de se faire renvoyer. Si Haruko était « normale », elle jouerait son rôle de senpai et prendrait la jeune fille sous son aile. Ce qu’elle fait dans le fond, mais à sa façon. C’est donc très particulier, très cassant surtout ^^. Le rôle de Miyuki est interprété par Katô Ai, vue dans Ikebukuro West Gate Park. On peut dire qu’elle fait admirablement la gourde ^^. Au fur et à mesure qu’elle s’intègre dans l’équipe et gagne la sympathie de ses collègues, Miyuki devient un personnage sympathique, mais elle peut agacer au début.haken no hinkaku

Le supérieur direct de Haruko et Miyuki est le jeune Satonaka. Le rôle est tenu par Koizumi Kotarô, acteur que j’ai souvent croisé dans des petits rôles qui ne le mettaient pas forcément en valeur (genre le pote un peu bouffon du héros,, qui est amoureux de l’héroïne mais c’est évidemment à sens unique). Mais là, je l’ai trouvé franchement sympa. Petite anecdote, l’acteur est le fils de Koizumi Junichirô, l’ancien premier ministre qui est à l’origine de l’assouplissement des réglementations en faveur du travail intérimaire ^^. Son personnage a un côté altruiste et idéaliste qui ne cadre pas très bien avec le fait de grimper rapidement dans la hiérarchie. S’il a été fraîchement promu à la direction du marketing, c’est que l’entreprise n’attend apparemment pas grand chose de ce département.haken no hinkaku

Ce qui importe, c’est le département ventes, et c’est là qu’officie Shôji Takeshi, qui lui est très ambitieux, et a une idée très précise de la place des « vrais » employés et de celle des haken, qu’il méprise ouvertement. Et il n’est pas le seul chez S&F. Dès les premiers instants, sa relation avec Haruko va donc être plus qu’électrique, pas étonnant. Celle-ci le surnomme curly curly perm, et les allusions à sa coupe de cheveux font partie des vannes récurrentes. Je ne connaissais pas Oizumi Yo et j’ai eu du mal à accrocher au personnage. Mais j’ai fini par m’attacher à lui, et l’acteur s’en sort vraiment bien.

Parmi la petite équipe du département marketing, on peut trouver aussi Asano, qui en pince pour Miyuki. Le personnage est classique et peu présent, mais il est joué par Katsuji Ryô, qui décidément a vraiment une bonne tête. Enfin, Ogasawara (Komatsu Masao) est le doyen de l’équipe. A travers son personnage sont évoqués le problème des salariés d’un certain âge qui travaillent encore « à l’ancienne » et qui sont mis au placard jusqu’à ce qu’ils aient l’âge de la retraite étant donné qu’on ne peut pas vraiment les renvoyer.haken no hinkaku

En-dehors de l’entreprise, on retrouve principalement deux personnages. D’abord Ryutô, qui est joué par Shirota Yu, un des beaux gosses de Hanazakari no kimitachi e (mais sa tête me revient pas ^^). Ensuite Mayuko, la « mère » de Haruko, incarnée par Shirakawa Yumi, la très sympathique proviseur de Great Teacher Onizuka également vue dans Majo no jôken.

Au cours des dix épisodes, l’équipe et même l’entreprise entière vont devoir relever différents défis et c’est bien souvent Haruko qui va leur sauver la mise, ne se gênant pas pour montrer qu’une haken peut être largement plus efficace qu’un employé en CDI, qui se repose sur ses lauriers car il a la sécurité de l’emploi, qui prétend se donner à fond sous prétexte qu’il fait des heures sup alors qu’il pourrait plutôt augmenter sa productivité.

Evidemment, il faut bien ajouter à ça un soupçon de romance avec quelques triangles amoureux, mais ce côté n’est pas si développé, c’est le boulot avant tout ! ^^ La bande originale est agréable mais ne se démarque pas vraiment (aucune mélodie de me revient en tête quelques semaines après avoir fini la série). La chanson thème est de Nakashima. j’ai dû déjà dire que je n’étais pas particulièrement fan de la demoiselle, mais dans le fond ça passe pas trop mal.haken no hinkaku

Je n’ai pas été complètement convaincue par les premiers épisodes, mais une fois attachée aux personnages, j’ai suivi agréablement le drama jusqu’au bout. Comme c’est si souvent le cas, la fin est très ouverte, et là c’est quand même un peu regrettable. J’aurais aimé comme je le disais plus haut qu’on ait plus l’occasion de voir Haruko évoluer, qu’il y ait un événement qui change plus radicalement sa vie, que ce soit du point de vue sentimental ou professionnel.

Là, on a un peu l’impression que l’histoire et les personnages n’ont pas trop été mis en avant car il s’agissait avant tout de parler du travail et de la situation des haken. Ce qui est très bien fait c’est sûr, même si évidemment je ne peux pas prétendre savoir si c’est tout à fait réaliste ou non. Mais c’est l’impression que ça donne ^^.

Je pense qu’on ne peut pas apprécier le drama si on n’est pas un minimum branché travail et problèmes de société. Mais si ça vous dit, et surtout si vous êtes fan de Shinohara Ryôko, vous passerez un bon moment. Le drama n’est pas inoubliable, l’actrice n’y a pas non plus son meilleur rôle, mais les autres personnages se révèlent tous sympathiques, la personnalité du personnage fait qu’on a un certain nombre de répliques savoureuses, et on accroche bien au petit univers de S&F. On a donc au final un bon divertissement, qui a en plus un côté « documentaire » ^^.

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