19 octobre 2017

[Drama] Sharehouse no koibito

sharehouse no koibito

Titre japonais : シェアハウスの恋人
Nombre d’épisodes : 9
Diffusé en : Hiver 2013
Chaîne de diffusion : NTV
Fiche : DramaWiki

 

Sharehouse no koibito faisait partie des drama qui me tentaient le plus en hiver 2013, et ça fait un peu peur de réaliser que du coup j’aurais mis presque quatre ans avant de le regarder. Ca n’est pas pour rien que je me redis à chaque début de saison que ce n’est pas si grave s’il n’y a pas beaucoup de séries intéressantes ! A ce rythme c’est clair qu’il y a des séries que je ne verrai jamais ! Bref, je me suis dit au début de l’hiver que je n’allais pas laisser vieillir plus longtemps cette comédie romantique et qu’il fallait décidément que j’écoule un peu de mon stock de ces drama que je crois encore récents car je les ai repérés au moment de leur diffusion et que je ne vois pas le temps passer ! J’avais eu de bons échos de la série, et vu le casting, je m’attendais bien à passer un bon moment.

Tsuyama Shio, 30 ans, mène une vie plutôt morose : elle n’a jamais eu de chance en amour, et son boulot n’est pas non plus folichon. Les choses vont empirer lorsqu’elle va se faire muter dans une succursale de la banlieue de Yokohama vouée à être fermée. En se rendant sur son nouveau lieu de travail, la jeune femme va repérer par hasard une sharehouse et décider d’aller y habiter. Un de ses colocataires, Tappei, travaille dans un supermarché du quartier et n’a pas d’autre particularité que d’être un extra-terrestre. Shio et Tappei vont faire la connaissance de Yukiya, un homme très taciturne qui semble être dans une mauvaise passe, et qui va devenir à l’insu de son plein gré le troisième colocataire. Un nouveau quotidien pas tout à fait ordinaire va débuter pour Shio, Tappei et Yukiya, et comme on s’en doute, l’amitié comme l’amour seront de la partie.

sharehouse no koibito

Mizukawa Asami se montre très efficace dans le rôle de Shio, personnage auquel il est aisé de s’identifier puisqu’il s’agit d’une jeune femme on ne peut plus normal qui cherche simplement à être heureuse et manque un peu de confiance en elle. Alors qu’elle vit dans une société où l’effort est l’éternel mot d’ordre, elle commence à se demander : à quoi bon faire des efforts quand les résultats ne sont jamais là ?

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Oizumi Yô est sans surprise super sympathique dans le rôle de Tappei. S’il s’est bien intégré sur Terre, l’extraterrestre qu’il est ne dispose quand même pas de tous les codes sociaux et de toutes les connaissances des humains et cela sert maintes fois de ressort comique, mais permet aussi de soulever judicieusement la question des relations avec les autres : est-ce qu’il y a un mode d’emploi pour ça ? Non, au final il faut juste exprimer ce qu’on ressent, mais ce n’est pas si évident.

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Yukiya a le moral au ras des pâquerettes lorsqu’il rencontre Shio puis Tappei, et on va rapidement savoir pourquoi. A travers son personnage est abordée la question de la place du travail dans la vie des hommes japonais. A quoi bon passer toutes ces années à se tuer à la tâche ? Est-ce une vie ? Quel genre de personne devient-on, qu’est-on pour ceux qui nous entourent ? Tanihara Shôsuke n’a plus rien à prouver et se montre encore tout à fait à la hauteur. Et comme on est dans une comédie, le côté froid et tête de mule de son personnage viennent aussi alimenter l’humour du drama.

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Notre trio de colocataires est bien sûr entouré d’un petit nombre de personnages secondaires, évoluant en particulier dans l’entourage de Shio. Nagi, le petit frère de notre héroïne, est étudiant. Il sort avec une camarade de fac, Kaoru. Enfin, en fait, ils ne savent pas trop s’ils sont ensemble ou pas, et c’est bien ça le problème. J’ai eu un peu de mal avec ce petit couple de jeunots : je les ai trouvés trop puérils. Je sais qu’ils ont 20 ans, mais quand même, des fois je me demandais s’ils n’étaient pas au collège. Surtout qu’à côté de ça, Nagi se permet de faire des réflexions à sa soeur sur le fait qu’elle ne soit pas encore mariée à 30 ans et que ça ne se fait pas de cohabiter avec deux hommes. Il ne se fait pas vraiment remettre à sa place, du coup j’ai trouvé que ce discours trop conservateur contredisait trop les autres thèmes du drama, qui suggèrent plutôt un changement dans la société. Je ne connaissais pas Nakajima Yuto et Kawaguchi Haruna, ils ne sont pas déplaisants mais il faudrait les voir dans des rôles plus sympa pour juger vraiment.

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Les nouveaux collègues de Shio sont un peu une équipe de bras cassés, à commencer par Megumi, qui est la fille du directeur et qui a une productivité proche de zéro. Kinami Haruka est délicieuse dans ce rôle de fille à papa un peu naïve et superficielle. Suginohara (Hankai Kazuaki), le responsable de l’agence, est un epu trop gentil et semble avoir du mal à motiver les employés. Au supermarché, Tappei a une collègue qui va apprendre qu’il n’est pas un terrien et qui va devenir sa confidente. Je trouve toujours Motai Masako très amusante, et là les scènes très décalées entre son personnage et celui d’Oizumi Yô n’ont pas manqué de me faire sourire.

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Comme vous avez pu déjà le deviner dans ma description des personnages, j’ai aimé l’humour de Sharehouse no koibito et les thèmes de société qui y sont abordés. Admettre que non, l’effort ne paie pas toujours, remettre un peu en question le modèle de société qui idéalise le père de famille dur travailleur. La colocation n’est pas courante au Japon, et je crois que les sharehouses sont un phénomène de mode récent pour les autochtones. Le choix de ce mode de vie particulier permet d’aborder la question de la solitude dans les grandes villes, comme le montrent si justement les images de l’opening du drama, où l’on peut voir les personnages principaux se réunir sur un canapé en pleine rue, entourés par la foule anonyme. Outre les personnages de Nagi et Kaoru qui ne cadrent pas bien avec le reste, le reproche que j’ai à faire au drama est qu’il s’essouffle un peu dans sa deuxième partie, comme si le scénariste avait réfléchi à son concept de départ mais pas au dénouement de son histoire. Non pas qu’il n’y ait pas de fin, mais vu qu’il n’y a que neuf épisodes, ça sent la série écourtée faute de taux d’audience assez satisfaisant.

Comme je viens de le dire, les images de l’opening sont très sympa, et la chanson utilisée les rendent encore plus sympa : il s’agit d’un titre d’Ayaka, aussi chouette que ceux de la chanteuse que j’ai pu entendre précédemment dans des drama. J’ai trouvé la vidéo mais sans le son, je vous demanderai donc d’imaginer ce que ça donne en écoutant la chanson avec la vidéo suivante ^^. La bande sonore de Sharehouse no koibito a été composée par Kanno Yûgo, un habitué des drama. C’est dans l’ensemble très classique, mais j’ai bien aimé le décalage entre le thème principal qui a des airs de musique Disney et le côté comédie de la série.

Au final, Sharehouse no koibito n’est peut-être pas aussi bien que ce que j’avais imaginé, mais je ne peux pas dire pour autant que la série m’a déçue. Elle aurait pu être mieux si les deux personnages un peu agaçants avaient été remplacés par d’autres au préoccupations plus en phase avec le trio principal. On peut aussi parfois se demander : mais pourquoi un extra-terrestre dans tout ça ? Mais en fait, pourquoi pas ? 😀 J’ai bien ri, j’ai apprécié le message de la série même s’il se perd un peu de vue dans les derniers épisodes. Pas de raison de ne pas donner sa chance au drama, surtout si on aime les acteurs principaux, qui sont vraiment sympa.

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