22 avril 2018

[Drama] Yama onna kabe onna

yama onna kabe onna

Titre japonais : 山おんな壁おんな

Nombre d’épisodes : 12

Diffusé en : Eté 2007

Chaîne de diffusion : Fuji TV

Fiche : DramaWiki

Pour ce dernier drama de l’année 2009, j’ai encore compté sur un article de Lynda ^^. Je n’avais jamais entendu parlé de cette série avant de voir sa critique sur son blog, même si l’actrice qui y tient le rôle principal est Itô Misaki, qui est quand même bien connue. Etant assez fan des dramas qui mettent en scène des femmes au travail, avec bien souvent la question du mariage en arrière-plan, je me suis facilement laissé tenter. Pour ce qui est de cette histoire de poitrine (le titre signifiant femme montagne, femme mur, tout de suite c’est clair ^^), j’étais à la fois assez réservée et curieuse, mais bon dans tous les cas je me disais que ça pouvait pas être bien méchant. A noter pendant que j’y pense que le drama est, tout comme Hataraki Man ou Hotaru no hikari l’adaptation d’un manga.yama onna kabe onna

Yama onna kabe onna nous emmène donc dans le monde des grands magasins et a pour personnage principal Aoyagi Megumi, vendeuse vedette du rayon maroquinerie. Une nouvelle recrue vient bientôt perturber son quotidien : il s’agit de Mariya Marie, qui a une poitrine plus qu’avantageuse et un caractère assez spécial. On suit donc le quotidien des deux jeunes femmes ainsi que du reste du personnel de l’étage du grand magasin Marukoshi : parmi les vendeuses, du même rayon ou du rayon rival, chacune a son idée bien précise du prince charmant et du mariage. Parmi les supérieurs (tous des hommes, évidemment), certains sont très sensibles aux charmes de Marie, d’autres préfèrent Megumi. Et bien sûr, d’autres personnages vont venir pimenter un peu le tout.

Je ne suis pas une grande fan d’Itô Misaki à la base. Il faut dire que je l’ai découverte avec Densha otoko et que son personnage est assez plat, celui de Gokusen n’étant pas beaucoup mieux. Mais ensuite, avec Itoshi kimi e, Tiger & Dragon, ou encore Lunch no Joou où elle a de petits rôles, je l’avais un peu plus appréciée. Là, j’ai bien aimé son personnage, et je trouve qu’elle se débrouille bien, elle porte quand même toute la série sur ses épaules ou presque.yama onna kabe onna

Et puis si je l’ai trouvé particulièrement bien, c’est aussi parce que j’ai trouvé Marie, jouée par Fukada Kyôko, particulièrement exaspérante. Je n’avais vu cette actrice que dans Strawberry on the shortcake, où son personnage était un peu trop particulier pour que je l’apprécie complètement, mais ce n’est pas pour ça que je n’avais pas envie de la revoir. Là, le problème n’est pas vraiment qu’elle joue mal, au contraire, c’est juste que le personnage est exaspérant. Je sais pas si le personnage du manga l’est à ce point, je sais pas à quoi pensaient les réalisateurs en lui demandant de jouer comme ça, mais les trois quarts du temps c’est vraiment trop. La voix de nunuche volontairement haut perchée, les petits regards genre attends je connecte deux neurones, sa façon de parler aux sacs… Si elle était pas Japonaise, elle serait blonde, c’est clair :p

Et pour en venir à sa poitrine, là aussi c’est vraiment too much, carrément pas naturel, ça donne plus envie d’être une kabe onna^^. Elle est supposée être une fille profondément gentille, elle l’est c’est sûr, mais dans le sens péjoratif du terme si on peut dire. Bref, ça ne m’a pas non plus gâché le drama, mais je n’ai vraiment eu aucune sympathie pour Marie, et c’est vraiment bien qu’elle ne soit pas autant mise en avant que Megumi. Je reste persuadée que c’est vraiment le personnage qui pèche et pas l’actrice, en tout cas je veux vraiment voir Fukada dans un autre rôle pour voir ce que ça donne (je pense en particulier à Kamisama mou sukoshi dake, le jour où j’aurai envie de pleurer).

Pour ce qui est des autres personnages, je relèverai surtout la présence de Koike Eiko, qui joue Oyama Haruka, la rivale d’Aoyagi, pas seulement au point de vue professionnel. J’aime beaucoup cette actrice même si je ne l’ai pas encore vue beaucoup, et j’ai vraiment bien apprécié le personnage. Pour ce qui est des autres vendeuses, elles sont plus en retrait. Chacune a ses petites particularités, et l’équipe est dans l’ensemble sympathique, sans que ça casse des briques.yama onna kabe onnayama onna kabe onna

Du côté des hommes du magasin, on retrouve d’abord Tanihara Shôsuke dans le rôle de Tamura, le directeur de l’étage. On ne le voit pas tant que ça mais ça fait toujours plaisir de le croiser. Ensuite, il y a le fils du directeur, Masayuki (Oikawa Mitsuhiro), qui semble en pincer depuis longtemps pour Megumi. Il a un caractère assez particulier, je l’ai pas trouvé désagréable mais le personnage ne m’a pas non plus transcendée. Le directeur du magasin est joué par Wakabayashi Go, le père dans Lunch no Joou. Son petit côté excentrique mêlé au côté père de famille était assez sympa. Enfin, il y a Matsubara (Kawata Hiroki), le responsable des achats, girouette et gaffeur de service qui bave sur Marie. Il est amusant c’est sûr, mais son rôle est peut-être un peu trop répétitif.

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Et parce qu’il n’y a pas que le travail dans la vie, deux mots sur les autres personnages qui entourent Megumi, à commencer par le plus important, Iguchi. C’est son ami d’enfance, il est donc aussi originaire d’Aoyagi, mais il ne prend pas la peine de laisser de côté son dialecte même quand il vient à Tôkyô. Je pense qu’on entend bien la différence entre japonais standard et dialecte d’Aoyagi même quand on ne comprend pas du tout la langue, on va dire que c’est assez chantant ^^. Le personnage est très sympa, et je dois dire que j’apprécie pas mal Nishijima Hidetoshi même si je ne l’ai pas vu beaucoup. Sinon, le père de Megumi, avec ses délires feng shui, est lui aussi bien marrant.

J’ai suivi les quatre ou cinq premiers épisodes de la série sans être convaincue à 100% : je ne m’ennuyais pas, mais j’étais pas non plus collée à mon écran. Mais je n’étais pas du tout déçue, car c’est au départ ce que j’attendais de la série : qu’elle soit légère et un peu prévisible dans les personnages et les situations. Mais au fur et à mesure que l’histoire se concentre autour du personnage de Megumi (il y a donc de la romance dans l’air, mais aussi des événements côté carrière), j’ai trouvé que ça devenait vraiment sympa, et j’ai même presque regretté que ça ne soit plus appronfondi. Mais bon, on ne reste pas sur un goût d’inachevé au dernier épisode, c’est le principal.yama onna kabe onna

Pour ce qui est de l’humour, même si parfois c’est un peu trop répétitif avec des personnages comme Matsubara, c’est clair que j’ai bien ri plusieurs fois, et souri encore plus de fois. Le coup du bouton de l’uniforme de Marie qui vole, les aventures de Pinky le cochon en porcelaine que Megumi achète pour se porter chance, ce genre d’éléments font que la série remplit bien sa mission côté comédie et légèreté. Pour tout ce qui tourne autour de la taille de la poitrine des deux principales protagonistes (ou même trois, car Haruka a aussi à voir là-dedans), j’ai trouvé que c’était assez réaliste si on peut dire, du moins que ça ne tournait jamais au mauvais goût. Enfin, on est dans un drama japonais quand même, il faut rester politiquement correct ^^.

L’OST du drama est assez variée, et même si des fois j’ai trouvé que les musiques étaient un peu trop présentes, ou ne cadraient pas complètement avec les situations, je dois dire qu’il y a pas mal de morceaux que j’ai trouvés sympas, il y avait quelque chose qui les démarquait un peu. J’en suis même venue à apprécier la chanson d’Exile dans le générique de fin ^^.yama onna kabe onna

Au final, on ne peut pas dire que Yama onna kabe onna est un drama extraordinaire ou incontournable, mais je pense que les fans du genre seront tout à fait satisfaits. Malgré des petits défauts du côté des personnages, l’univers des grands magasins est intéressant (on se dit que pas mal de vendeuses françaises devraient aller faire un stage au Japon question politesse et service :p), et l’héroïne a un très bon capital sympathie. Le drama est un cran au-dessus de ce que je prévoyais au début, et s’il y a certes bien des séries à voir en priorité avant (on en reparlera bientôt ^^), je le conseille en tant que simple divertissement pas prise de tête.

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