25 juin 2018

Formalités en arrivant au Japon : carte de résident, téléphone mobile et compte en banque

Pour avoir moi-même cherché des renseignements au sujet des premières démarches à effectuer au Japon quand on n’y arrive pas en tant que touriste, je sais qu’on en trouve pas mal sur des sites, forums ou blogs, comme pas mal d’informations diverses et variées sur la vie quotidienne au Japon. Je ne vois pas l’intérêt de répéter ce qui est dit ailleurs, parfois de façon humble bien que l’auteur ait une réelle expérience, parfois de façon « j’ai tout vu j’ai tout chié » (vous excuserez l’expression ^^) alors que les lacunes sont évidentes, ne serait-ce que du point de vue de la rédaction.

Mais en fait, je me suis rendu compte que quand on cherchais à accomplir les formalités en question, ça aidait d’avoir plusieurs sources d’information pour pouvoir les recouper. Et puis, les choses pouvant évoluer vite, des infos qui ont été valables à un moment peuvent ne plus l’être maintenant. Celles que je vais partager ne feront pas exception, mais je me dis que mon expérience pourra peut-être aussi aider quelques personnes dans un proche avenir. Et puis dans tous les cas, je suis ici pour raconter ma vie ! :ptokyo ginza

La carte de résident

Le noueau système récemment entré en vigueur fait que lorsque l’on rentre sur le territoire japonais avec un visa vacances-travail (ou j’imagine un « vrai » visa de travail), notre carte de résident (在留カード) est délivrée sur-le-champ par les services d’immigration à l’aéroport (du moins à Narita, Haneda et à l’aéroport du Kansai si je me souviens bien). Plus besoin donc d’en faire la demande à la mairie de l’arrondissement où l’on réside et d’attendre (et on ne parle plus non plus d’alien card). Mais il faut quand même aller faire inscrire son adresse sur la carte, et comme les banques et les opérateurs de téléphone demandant de disposer d’une adresse vérifiée, c’est même une des premières choses à faire.

Après avoir vérifié sur le site de la mairie de Nerima les informations concernant cette procédure et le service où se présenter (je pense que toutes les mairies d’arrondissement de Tokyo ou de grandes villes on ces infos). J’ai donc fait ma petite expédition jusqu’à la mairie (elle est à deux stations de métro de chez moi mais j’ai fait le chemin à pied comme j’avais le temps histoire de repérer les lieux). Arrivée dans le bâtiment, j’ai facilement trouvé le service pour les étrangers sur le grand panneau.

La jeune femme qui m’a reçue était très aimable, même dans l’administration c’est service à la japonaise ! ^^ Elle m’a fait remplir un formulaire  pas bien sorcier (avec la date en année Heisei, ça fait toujours bizarre de mettre 24 au lieu de 2012 ^^), j’ai patienté dix minutes le temps qu’elle traite les infos et imprime l’adresse au dos de la carte, et voilà ! Quand tout se passe bien comme ça, ça fait plaisir ^^.

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Le téléphone mobile

Même si c’est une dépense supplémentaire et qu’on peut faire beaucoup de choses par email, disposer d’une ligne téléphonique mobile japonaise peut s’avérer utile, dans la recherche d’un emploi par exemple. J’ai vite compris que l’opérateur chez qui il était le plus facile d’ouvrir une ligne prépayée en tant qu’étranger était SoftBank. Sur leur site, ils indiquent les boutiques où il y a du personnel qui parle anglais. Je sais que je suis là pour parler japonais, mais quand il s’agit d’affaire de sous je préfère être sûre de ce que je fais. Et puis j’ai l’impression que tant qu’on n’est pas super à l’aise en japonais (sans parler d’être bilingue vu que je déteste ce mot !), les Japonais ne croient pas vraiment qu’on comprend leur langue et du coup se mettent à parler l’anglais, ce qui les met mal à l’aise s’ils ne maîtrisent pas bien la langue et créé plus d’incompréhension que si on s’en tenait au japonais.

Bref, si j’avais besoin d’avoir recours à l’anglais, je préfèrais que ça soit avec une personne à l’aise dans cette langue et je me suis donc rendue à Ginza. La boutique SoftBank est super luxueuse, pas étonnant vu le quartier, et met en avant les produits à pomme. Mais le vendeur m’a dit direct qu’ils n’avaient pas de prépayés ici. Je me suis demandé si c’était vrai ou si c’était l’excuse qui semble souvent donnée quand ça les soûle d’avoir affaire à des gaijin qui leur demandent un type de produit qui ne leur rapporte pas autant qu’un smartphone avec forfait. Mais bon on m’a dit d’aller à Roppongi, ce que j’ai fait histoire de ne pas être sortie de chez moi et être venue dans le centre pour rien.

Heureusement, j’ai facilement trouvé la boutique en sortant de la station de Roppongi ! Et là, tout s’est bien passé ! Je suis tombée sur un vendeur très sympa qui est passé à l’anglais sans problème pour m’expliquer les détails des forfaits, vu que ce n’est pas ce que j’avais prévu au départ et que ça n’est pas rien de signer un contrat. J’ai beaucoup hésité, mais on nous décourage clairement de prendre une formule prépayée : tarif plus cher à la minute, pas d’international, et surtout les mêmes frais que pour un forfait si on coupe la ligne avant un an.

Je me suis donc décidée pour le White Plan (frais fixes mensuels + communications, sachant qu’elles sont gratuites vers les mobiles SoftBank), qui permettait d’avoir un portable gratuit. Parce qu’évidemment, comme je m’en doutais, ç’aurait été trop simple que je puisse utiliser mon iPhone désimlocké. Tant qu’à faire de devoir prendre un nouveau téléphone, autant en prendre un violet ! Il y avait vraiment de belles couleurs dans le modèle proposé (002P). Comme quoi les opérateurs de téléphonie mobile savent y faire dans tous les pays, le chargeur est vendu séparément du téléphone, et c’est pas cadeau même avec un forfait ! ^^ 1100 yen si je me souviens bien. Pas du tout le choix vu que le chargement via câble USB est impossible.

Pour ceux qui sont à Tôkyô, je conseille donc d’aller à la boutique de Roppongi pour acheter votre keitai. Moi j’ai changé d’avis mais je pense qu’il n’y a aucun problème pour avoir un prépayé. Ma carte de résident avec adresse a suffit comme justificatif, et pour le numéro de ligne fixe que l’on doit fournir, le vendeur m’a très clairement dit qu’ils n’appelleraient pas ce numéro et que je pouvais mettre n’importe quoi. J’ai mis le numéro de l’agence à laquelle je loue ma chambre ^^.tokyo shinjuku

Le compte en banque

On m’a vivement conseillé d’ouvrir un compte chez la Shinsei Bank et je crois que j’ai bien fait de ne pas aller chercher plu loin, surtout quand je lis les histoires de personnes qui se sont fait refusé l’ouerture d’un compte sous prétexte qu’elles résidaient au Japon depuis moins de 6 mois o_O. Le site de la Shinsei comprend des infos nombreuses et clair en anglais, il m’a donc suffit de choisir une agence où me rendre, en l’occurence celle de Shinjuku.

J’arrive à l’agence (le portier m’ouvre et me salue ! ^^), j’explique à l’accueil pour quoi je viens, l’employée vérifie ma carte de résident (la date de validité et l’adresse), me demande si j’ai un numéro de téléphone (j’ai bien fait de m’en occuper avant !), me donne un ticket avec un numéro et m’invite à patienter. Dix minutes après, une employée vient me chercher, fait une photocopie de ma carte de résident et m’amène à son bureau.

Je donne mon adresse email, mon numéro de téléphone, la transcription de mon nom en katakana (je pense que c’est utile de la connaître et de la noter pour toutes ces démarches). Je choisis la couleur de ma carte de retrait, parmi les 8 disponibles immédiatement il y a justement un très beau parme ! L’employée s’absente cinq minutes pour faire la carte, revient avec, me fait choisir le code PIN. Elle m’indique que mes codes d’accès au service Internet me seront envoyés par la Poste, me remet tous les documents relatifs à mon compte dans une belle enveloppe (la documentation est disponible en anglais), me précise qu’il faudra venir clôturer mon compte quand je quitterai le Japon, et voilà !

L’entretien s’est fait en japonais mais je pense que si j’avais eu besoin j’aurais pu utiliser l’anglais. Si on dispose de tout ce qu’il faut en arrivant, il n’y a vraiment pas grand chose à faire et c’est donc très simple. Voilà, même si je n’ai pas de salaire à mettre dessus, j’ai un compte en banque ! Je pense que quand j’aurai trouvé un emploi, il faudra faire des démarches pour la sécurité sociale mais en attendant, j’ai accompli les formalités de base! ^^

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