20 avril 2018

[Japon 2010] Les transports

tokyo yamanote

J’ai déjà dot quelques mots sur les transports dans les billets résumant chacune de mes journées de voyage au Japon, mais je tenais à faire une petite synthèse des moyens et des titres de transport que j’ai eu l’occasion d’utiliser sur place.

Le train, c’est bien. J’ai toujours aimé le train, et même après quatre ans d’utilisation intensive entre Rouen et Paris, la SNCF n’a pas réussi à m’en dégoûter. Je me doutais bien que leur présence très répandue au Japon allait me plaire, et c’est effectivement le cas. Rien que pour ça, c’est un pays pour moi.

Petite parenthèse, je me rappelle encore quand je suis arrivée au Québec et que je pensais qu’il y aurait une ligne régionale de la bourgade où j’habitais jusqu’à Montréal. Il y en avait eu une… mais les rails avaient été démontés il y a longtemps pour faire un chemin de randonnée, car évidemment tout le monde utilise sa voiture. A part pour le climat dans le Nord et les érables en automne, le Japon n’a peut-être pas beaucoup de points communs avec le Canada, certes, mais l’idée qu’on puisse aller un peu partout en train me plait beaucoup.

Dès mon arrivée à Tôkyô ou presque (comme le transport de l’aéroport à la résidence était compris dans la formule ALJ, l’accompagnateur nous a fournit les titres de transport nécessaires), j’ai opté pour la carte Suica, que j’ai achetée à la gare de Nishi Kawaguchi. C’est très simple pour la recharger (anglais dispo sur les machines), on voit le solde disponible en passant un portillon à l’entrée ou à la sortie, et on peut l’utiliser aussi comme carte de paiement dans de nombreux konbini et distributeurs. Bref, le Navigo fait bien pâle figure à côté ^^.suica jr pass

Pendant les deux premières semaines, j’ai utilisé la Suica pour tous mes déplacements avec les lignes JR ou le métro, à l’exception du trajet pour Kamakura, pour lequel j’ai choisi de prendre un pass qui permettait une fois sur place d’utiliser à volonté la petite ligne Enoden. J’ai beaucoup plus emprunté les llignes JR que le métro. Evidemment, pour venir de Nishi Kawaguchi à Tôkyô (avec la ligne Keihin Tôhôku), mais même une fois dans la ville, j’avais tendance à préférer les lilgnes JR et j’ai surtout pris le métro pour aller dans des endroits comme Asakusa. Et évidemment, en s’éloignant un peu de Tôkyô, pour aller par exemple à Kawagoe ou Yokohama, c’était avec la JR.

Evidemment, dans des grandes gares comme Tôkyô ou Ueno, il faut un certain temps pour se repérer, mais par rapport à sa taille, j’ai trouvé que le système de transports était vraiment pratique et efficace. Le code couleur des différentes lignes est évidemment utilisé sur les panneaux, mais aussi sur les trains en eux-même, ils sont donc facilement identifiables. Et puis je suis vraiment fan des panneaux avec le nom des gares. J’aime beaucoup aussi la signalétique du métro de Londres, et j’aime autant celle de la JR (comment ça on le voit avec les photos que j’ai mises ? :p).yokohama

Les rames JR les plus récentes comme celles de la ligne Keihin Tôhoku disposent d’écrans au-dessus de toutes les portes. Vue d’ensemble de la ligne, prochain arrêt, côté pour la sortie, tout est indiqué. Et il y a aussi des écrans qui diffusent uniquement de la pub. Pour compléter ces info visuelles, des voix pré-enregistrées indiquent en japonais puis en anglais la prochaine station, les correspondances, si c’est un train express ou local… Bref, aucun soucis ! Dans les rames un peu plus vieilles, pas d’écran ni de voix automatique, et c’était un peu plus compliqué de comprendre les annonces faites par l’employé de la JR, autant à cause du niveau sonore souvent faible que de la vitesse d’élocution. Mais aucun arrêt loupé à déplorer, c’est le principal ^^.kamakura

Les rames de train et de métro et les quais et couloirs des gares et des stations sont évidemment bien plus propres que chez nous, et les gens respectent bien mieux aux heures de pointe le marquage au sol pour les files d’attente devant les portes du train. Je peux pas m’empêcher d’y penser quand je prends la 13 à Paris à l’heure de pointe… Après, je dis pas que c’est marrant la Yamanote à 6 ou 7 heures du soir, mais avec la clim en plus, les odeurs en moins et un peu plus de bon sens, c’est quand mieux.

Lors de la deuxième quinzaine de mon voyage, j’ai utilisé un JR Pass. Je l’ai utilisé pour l’aller en Shinkansen jusqu’à Ôsaka, l’aller-retour d’Ôsaka à Hiroshima, le ferry pour Miyajima, le Thunderbird d’Ôsaka à Kanazawa, et le retour à Tokyô via Nagoya. Tout ça, c’est déjà pas mal. Mais j’ai pu aussi m’en servir pour des trajets plus courts sur les lignes JR, entre Ôsaka et Kyôto ou Nara, et une fois de retour à Tôkyô pour mes derniers trajets entre la résidence et mes ultimes lieux de visite. Mes 400 euros ont donc été très largement rentabilisés ! A chaque fois pour entrer et sortir d’une station, je passais donc au portillon près du guichet où se trouve l’employé de la JR pour lui montrer le fameux sésame.akihabara

Je pensais pouvoir utiliser ma Suica pour mes déplacements en métro à Ôsaka, ceux-ci n’étant évidemment pas couverts par mon pass. Mais en fait, la Suica fonctionne sur les lignes JR du Kansai, mais pas sur le métro d’Ôsaka. J’ai donc acheté une Icoca, la même chose, le petit pingouin en moins ^^.

La seule ville où j’ai eu l’occasion de prendre le bus a été Kyôto, étant donné que les voies ferrées sont très limitées qu’elles soient souterraines ou aériennes. Le bus c’est toujours beaucoup plus compliqué que le train ou le métro, du moins je trouve personnellement, et comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, j’ai vraiment eu du mal à me faire aux bus de Kyôto ^^. Enfin,  les seuls moments où je me suis retrouvée sur les routes japonaises en-dehors de la ville, c’était lors des deux jours à Hakone, où les trajets étaient en car.

Voilà ce que je peux dire sur mon expérience des transports au Japon, encore deux petits billets thématiques et il sera enfin temps de conclure ce long récit, avec un peu de chance avant la fin de l’année ^^.

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