26 septembre 2018

[LLDM #12] Michael Connelly – The burning room (Mariachi Plaza)

connelly

Il y a plus de 8 ans de ça, alors que le blog avait à peine 2 ans et que je parlais encore régulièrement littérature, j’avais fait un petit billet sur Michael Connelly. Pour ce nouveau billet livre du mois, je reviens donc si on peut dire aux bases, avec celui qui est très certainement l’auteur contemporain dont j’ai lu le plus de romans.

J’ai du mal à croire que tout ce temps se soit passé mais c’est pourtant un fait : depuis fin 2009 et jusqu’à récemment, je n’avais lu aucun roman de l’auteur et je n’ai plus trop suivi la sortie de ses nouveaux romans. Pas par désintérêt, simplement parce qu’il y a toujours des montagnes de livres à lire et plein d’autres choses à faire quand on a du temps. Et puis vu qu’en 2013 j’ai vendu ma belle petite collection d’éditions poche en français en déménageant au Japon, c’est certain que ce n’est pas comme ça que j’allais les relire. J’ai hésité un peu à me séparer de ces livres mais ce qui m’a décidée, c’est l’idée de me refaire un jour la collection en version originale et de la continuer. 

Avec l’homme on passe de temps en temps dans les rayons livres étrangers des librairies de Tokyo, je sais que Connelly est l’un des auteurs que l’on peut trouver à coup sûr et j’ai été tentée plusieurs fois d’en prendre un. Il a fallu attendre le début d’année 2018 où nous sommes passés au Junkudo d’Ikebukuro car j’avais eu l’info qu’il y avait de grosses soldes sur les livres étrangers. Connelly et Kennedy étaient dans un coin de ma tête pour les romans, je n’ai pas trouvé le deuxième mais deux ou trois oeuvres du premier. Je me suis contentée d’un, ne voulant pas viser trop haut. Et voilà, après tout ce temps, j’ai enfin lu un roman de Connelly en version originale !

The Burning room a été publié en 2014, et 2 ans plus tard en français sous le nom de Mariachi Plaza (parce qu’on est d’accord, La pièce en feu ça donne tout de suite moins bien, à moins peut-être d’être habitué aux traductions très littérales à la québecoise :D). Il met en scène Harry Bosch, qui reste le principal personnage héros récurrent de l’auteur. Me replonger dans l’univers d’un auteur que je connaissais bien tant d’années après m’a donné un bon coup de nostalgie pas du tout désagréable, au contraire, et je dois dire que j’apprécie toujours autant. Mais vu qu’il y a eu 5 romans Harry Bosch entre celui-ci et le dernier que j’avais lu en 2009, j’ai pu vérifier que j’avais bien raison en disant qu’il était préférable de lire les romans dans l’ordre de leur parution même si les enquêtes en elles-même étaient presque toujours indépendantes. Parce qu’il s’est passé des trucs dans la vie de Harry, et que même si on nous explique un minimum et que ça n’empêche pas du tout de suivre l’enquête, quand on connait déjà le bonhomme on voit bien qu’on a loupé des trucs. Et même, ça spoile un peu (QUOI ? Mais ce personnage est mort, qu’est-ce qui s’est passé ???).

The Burning room, c’est deux enquêtes en une, deux affaires non classées qui emmènent Bosch et sa jeune coéquipière latino en vadrouille dans Los Angeles et au-delà. Opposition entre bureaucratie et flics du terrain, liens avec la politique locale, minorités raciales, armes à feu et progrès des sciences forensiques au fil des années sont les principaux thèmes autour desquels l’intrigue se construit. J’ai énormément apprécié de progresser dans l’histoire en lisant un ou deux chapitres chaque soir, et comme à chaque fois la Los Angeles si bien décrite et décryptée par l’auteur bien qu’il n’en soit pas originaire est en même temps fascinante et presque repoussante. Le dénouement de l’intrigue laisse de côté le spectaculaire pour quelque chose de très réaliste mais un poil frustrant.

Mission plus qu’accomplie pour ce qui est de me remettre dans le bain de l’univers Connelly : je n’ai pas simplement envie de lire les romans Harry Bosch précédents pour faire le lien depuis A genoux et Le verdict du plomb, j’ai en fait envie de tout reprendre depuis le début en anglais !  La question est de savoir comment ! J’hésite un peu à alourdir mes étagères avec des volumes papier, surtout que le moyen le moins cher de les avoir au Japon sera de passer par Amazon (ou The book depository, ce qui est pareil). En même temps, je ne suis pas prête à sauter le pas d’acheter toute une série de romans en version électronique. Parce que ce n’est pas comme si j’avais un énorme entourage social et que je passais mon temps à prêter des livres, mais le fait de ne pas avoir cette option me dérange. Et puis je ne lis pas assez pour qu’un abonnement mensuel soit rentable ! Dans tous les cas, ça sera petit à petit car comme d’hab j’ai plein de choses à lire et ce n’est pas avec un petit chapitre par soir que j’arrive à lire beaucoup de livres, mais c’est à suivre !

Une autre piste à suivre, ça serait la série TV d’Amazon Harry Bosch, qui adapte les romans de Connelly. Comme j’y ai accès avec mon abonnement Prime, ça serait dommage de s’en priver, mais me décider à regarder une série occidentale à peu près d’actualité, c’est tout une affaire ! 😀 Bon, au final, dans ce billet il n’y avait qu’un petit paragraphe sur le roman annoncé dans le titre mais le but était bel et bien de parler une nouvelle fois de l’auteur et de donner envie à ceux et celles qui ne le connaîtraient pas encore de découvrir son univers :). 

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