21 octobre 2018

[Normandie] Festival Terres de Paroles 2012 à Ry

arbre clères

Hier samedi, j’ai eu l’occasion d’assister à deux lectures faites dans le cadre du festival Terres de paroles dans le village de Ry, que je connais bien étant donné que j’ai habité les 18 premières années de ma vie dans une commune voisine, que j’y ai fait mes trois années de maternelle et mes deux premières années de primaire, que mon parrain y habite et que j’y ai toujours ma banque et mon médecin traitant. Ah, ça faisait longtemps que j’avais pas raconté un peu ma vie, mais c’est en partie ce contexte qui a fait le charme de cet après-midi si dépaysant bien que très normand.

Le festival propose parmi ses nombreux thèmes un hommage à Gustave Flaubert, un gars du coin, et j’imagine que ce n’est pas par hasard que Ry a été choisi comme lieu de plusieurs lectures de nouvelles et d’extraits de romans de l’auteur. Même si cela a apparemment été infirmé ces dernières années, il est généralement admis que c’est un fait divers ayant eu lieu dans ce bourg haut-normand qui a inspiré Madame Bovary, et plusieurs enseignes de magasins de Ry font allusion à l’écrivain ou à son roman. J’ai donc connu Flaubert bien avant d’être en âge de le lire, et je me souviens par exemple du tournage d’une des scènes du film de Chabrol près de l’église de Ry. J’ai pu retrouver ce cher Gustave plus tard dans ma scolarité, et pas seulement en cours de français : je suis allée au lycée Flaubert, situé juste au-dessus du cimetière rouennais où se trouve la tombe de l’écrivain ^^.

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Me voilà donc hier en fin d’après-midi sous les halles de la mairie de Ry, juste en dessous de la salle où avaient eu lieu mon spectacle de fin d’année de danse à 9 ans ou bien notre pièce de théâtre remake de Robinson Crusoë en CM2 pour aller écouter du Flaubert. La première lecture était celle d’Un coeur simple, réalisée par Anne Alvaro. La seconde, celle de La légende de Saint Julien l’Hospitalier, faite par Denis Podalydès. Chacune a duré une heure, mais je n’ai pas vu le temps passer !

Je n’avais jamais assisté à ce genre de lecture, et c’est vraiment impressionnant de voir comment on peut être captivé par une seule personne munie simplement d’un livre de poche. Les deux comédiens  ont chacun donné vie aux personnages et aux lieux du récit qu’ils lisaient, et je n’étais plus sur un banc dans les Halles fermées mais dans la campagne bas-normande de Félicité ou les paysages médiévaux presque fantastiques de Julien.

Je connaissais Un coeur simple pour l’avoir étudié en cours de français en seconde, mais j’ai complètement découvert La légende de Saint Julien l’Hospitalier, qui est complètement différent et qui me donne vraiment envie de découvrir plus Flaubert. Cela fait déjà pas mal de temps que je veux relire Madame Bovary, je pense que ça ne sera pas donc pas la seule oeuvre au programme ! Un auteur de plus à mettre dans mon Kindle, un des objets qui sera à coup sûr dans ma valise pour partir au Japon :).

Il est peut-être un peu tard pour prévoir d’aller à un des événements du festival Terres de Paroles ce dimanche, mais il continue la semaine prochaine, du jeudi au dimanche dans plein de lieux haut-normands. J’ai pour ma part vraiment apprécié ces lectures, d’autant plus que j’y ai assisté un peu par hasard, simplement parce qu’il se trouvait que j’étais chez mes parents ce samedi. Ce n’est pas tous les jours qu’on voyage autant dans le temps et dans l’espace en restant si près de chez soi ! Deux grands voyages dans le passé avec les récits de Flaubert, et un petit voyage dans mon passé avec les lieux où se déroulaient les lectures :).

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