En toutes ces années à poster mes chansons/musiques de la semaine (que j’appelle toujours ainsi même si elles ont très rarement été hebdomadaires ces dernières années), il m’est déjà arrivé de poster autre chose que mes artistes rock/pop préférés ou mes OST jeux/anime/drama favoris. La chanson/musique de la semaine, c’est en fait un peu la bande originale de ma petite vie et du coup, il peut aussi y avoir du contenu que je ne choisis pas à la base, mais que je finis par apprécier d’une manière ou d’une autre et qui finit par évoquer des souvenirs.
C’est pour cette raison que je pensais depuis quelque temps déjà à partager des chansons pour enfants et autres chansons populaires au Japon. Elles sont parfois anciennes, parfois pas tant que ça, souvent composées et écrites par des Japonais, mais pas toujours. Parfois, elles viennent d’un autre pays mais une version japonaise a été faite et elle fait partie du répertoire national au même titre que les autres. Comme la chanson que j’ai choisie aujourd’hui et qui est une petite obsession de Duchesse ces dernières semaines.
Ookina furudokei (littéralement La grande vieille horloge) est basée sur une chanson américaine des années 1870, My Grandfather’s Clock. Il y a eu une première version japonaise au tout début des années 40, puis une autre version a été faite en 1962 pour l’émission de la NHK Minna no uta. Et j’étais très heureuse d’apprendre ça en cherchant des infos pour ce billet, car justement Minna no uta c’est un autre truc donc je veux parler ici depuis fort longtemps. C’est cette version qui est devenue populaire, et a fait de la chanson un classique du répertoire japonais pour enfants. Elle a été reprise par pas mal d’artistes plus ou moins connus, dont Hirai Ken, qui a apparemment participé à un projet de la NHK pour fêter le 40ème anniversaire de la chanson en 2002.
Je connais Hirai Ken principalement pour la chanson qu’il a faite pour le drama Hachimitsu to Clover, je n’aime pas assez son style de musique pour être fan mais clairement on reconnaît sa voix à coup sûr. Et puis apparemment il est un grand fan de la voix de Kusano Masamune, le chanteur de Spitz, alors c’est forcément un gars bien :D.
Les paroles de la chanson sont tristes mais vraiment jolies. Là où la version originale américaine évoque très explicitement la mort du grand-père, la version japonaise a choisi de le faire de manière plus métaphorique en disant juste que l’horloge du grand-père s’arrête. Même si on comprend quand même bien de quoi il s’agit avec le dernier couplet qui parle de dire au revoir et d’aller au paradis, je trouve que cette manière moins directe est plus réussie.
J’avais déjà entendu Ookina furudokei il y a quelques années dans un des programmes que Messire a regardé un moment, Nihongo de asobo (sur la NHK aussi, oui ^^). A Noël, les monstres ont eu un petit piano numérique. En l’achetant au magasin d’occasion je n’avais pas du tout calculé qu’il y avait plusieurs centaines de musiques pré-enregistrées, et qu’il y a plusieurs manières d’apprendre à les jouer, notamment avec les touches qui s’allument. Heureusement mon but n’était pas de faire de mes gamins des Mozart, car pour l’instant ils n’ont pas appris à jouer grand chose mais ça ne nous empêche pas d’entendre les musiques en boucle. Et bien sûr, Ookina furudokei fait partie de la sélection de chansons pour enfants. Et ce piano numérique va certainement me servir d’inspiration pour la musique de la semaine avec sa sélection de musiques classiques !
Hier matin, c’est l’horloge de la grand-mère maternelle de mon mari qui s’est arrêtée. Elle n’avait pas cent ans comme dans la version japonaise de la chanson (en anglais, c’est quatre-vingt dix seulement !), mais elle n’en était pas loin quand même. Elle était la dernière de la génération de nos grands-parents. Le temps passe trop vite…
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