Je n’arrive toujours pas à décider si l’enchaînement de jours fériés que constitue la Golden Week est une bonne chose ou pas. D’un côté, ça permet d’avoir de petites vacances dans un pays où il reste difficile dans la majorité des entreprises de prendre plusieurs jours de congé à la suite. D’un autre, ça fait grimper le prix des hôtels déjà devenus inabordables depuis le covid et la dégringolade du yen et c’est tendu pour les réservations de trains… En 2024, contrairement aux deux années précédentes, on n’a pas fait notre premier séjour de l’année à Yatsugatake pendant la GW. Et je ne sais même plus si c’était prévu comme ça ou si c’est parce que je suis tombée malade les tous premiers jours de mai. Heureusement, ça n’a pas duré et j’ai pu profiter des congés avec ma petite famille.
Et j’ai pu aussi profiter d’un concert que j’attendais avec impatience, le Brass de Bravo de Final Fantasy qui n’avait pas eu lieu depuis avant la pandémie. A l »heure où j’écris ces lignes, je viens tout juste d’avoir confirmation qu’on a des places pour l’édition 2026 et j’ai hâte, je ne me lasse pas de retrouver les musiques FF arrangées pour un orchestre à vent et de voir ce fanfaron de Uematsu sur scène.

Avec son école de cancres gauchistes, Messire a eu de vraies deuxièmes petites vacances de printemps à la Golden Week, et pas seulement les jours fériés officiels. Même si les horaires en primaire sont plus cool au Japon qu’en France, un peu de vacances ce n’est pas non plus de trop vu qu’il y en a moins (pas de vacances d’automne ni d’hiver, vacances au moment de Noël plus courtes dans la plupart des établissements). C’est aussi à ce moment que l’école a organisé un événement pour fêter l’anniversaire de sa fondation, dans une grande salle (où Spitz sont déjà passés même si j’étais à une autre date ^^). Je n’avais pas du tout réalisé en repérant cette école pour Messire qu’il y a en fait un certain nombre de sportifs mais aussi d’artistes de divers domaines qui sont des anciens élèves. Pas que des gens hyper connus, mais certains assez pour que moi je les connaisse. Quelques uns de ces anciens élèves un peu spéciaux étaient présents, dont un acteur que j’ai vu dans quelques drama et une chanteuse que je connais depuis longtemps car elles a fait plusieurs chansons pour un « vieil’ anime que j’ai justement revu la même année. Je me suis dit que j’aurais jamais imaginé la voir dans ces circonstances à l’époque où j’ai découvert l’anime ! Évidemment, les élèves actuels de tous âges ont également présenté des danses, chants, récitations de poèmes ou autres prestations, avec notamment une chorale qui a fait une chanson… de Spitz !
Au milieu du mois, Duchesse a commencé ses séances de jeu à son futur yochien. Il y avait 20 séances d’1h30 prévues sur l’année scolaire, pour un groupe de 20 enfants divisés chaque fois différemment entre deux salles. Ces séances d’adaptation en fait c’était autant pour moi que pour ma fille. Ce n’est que pendant les dernières séances que les enfants ont vraiment commencé à jouer ensemble, la plupart du temps c’était chacun en duo avec son parent même s’ils étaient plusieurs à faire la dinette en même temps par exemple. Donc du coup les interactions avec les autres parents étaient généralement assez limitées et ça m’allait très bien comme ça. C’était déjà assez compliqué de se souvenir des visages et des noms ! Duchesse aussi a besoin de temps donc elle était encore un peu « sauvage » avec les deux instits, notamment lors des petites activités manuelles organisées régulièrement, mais elle a vite kiffé les différents jeux proposés. J’ai énormément de mal à jouer avec mes propres enfants donc des fois je trouvais le temps un peu long mais je savais pourquoi je faisais ça.

En mai, il y a eu aussi la fête des mères et Messire m’avait préparé un cadeau à son cours d’arts plastiques (des fleurs en papier avec des perles, j’aurais dû prendre une photo de plus près. Il a en plus organisé la remise des cadeaux avec des Lego (oui je suis Mamon, pas Maman, les sons -an et -on en français il a du mal parce qu’en japonais ça sonne pareil ^^).
En mai 2024, j’ai dû faire les démarches de mon renouvellement de passeport. Je me souvenais bien du moment où je l’avais renouvelé en 2014, la même année que ma carte d’identité, et j’ai eu du mal à croire que ça faisait déjà 10 ans. D’ailleurs je pensais qu’il faudrait aussi que je refasse ma CNI mais heureusement elle est valable plus longtemps (ça arrivera toujours assez vite !). J’ai bien traîné des pieds pour aller à l’ambassade vu mon amour pour le quartier où elle se situe et pour les formalités administratives (le fait de devoir passer par Shibuya constituant une démotivation supplémentaire) mais ça a été vite et contrairement à la fois précédente je n’ai pas eu à y retourner pour chercher mon nouveau passeport car on pouvait le recevoir par courier si on prévoyait l’enveloppe en envoi suivi nécessaire (quand même légèrement pratique pour les Français qui habitent très loin de Tokyo ou de Kyoto, les deux seuls endroits où on peut faire les démarches).

Et c’est du coup le 3ème weekend de mai que nous sommes allés à Yatsugatake. Pour cette fois on est allé quasiment qu’à des endroits qu’on connaissait déjà : Le Panorama Resort de Fujimi pour les télécabines et la glace à la rhubarbe, et aussi le parc Hananomori où on avait vu les koinobori l’année précédente. Cette fois les carpes étaient déjà parties mais Messire a apprécié de reprendre le funiculaire et l’ambiance printanière dans le parc était très chouette (photo en tête du billet). On a aussi testé un excellent petit resto de soba où les nouilles sont 100% sarrasin local, et on est retourné au très chouette resto italien de Kobuchizawa qui a un petit jardin super agréable (photo ci-dessus). On y a déjà mangé le soir pendant l’été c’est vraiment chouette, vu que c’est quand même rares les restos avec terrasse à Tokyo ça me rappelle la France ^^.
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