Minamisawa ajisai yama, la montagne aux hydrangeas d’Akiruno

ajisaiyama itsukaichi

Alors même que je n’ai pas spécifié mon genre et que je lui dis régulièrement que ça ne m’intéresse pas, l’algorithme d’Instagram s’obstine à me sortir des pubs pour des fringues ou des produits de beauté. Je pense que c’est parce que je like des photos de fleurs (enfin, quand j’arrive encore à en trouver dans ma timeline…). Mais au printemps 2025, ce cher algo a eu un éclair de lucidité en m’affichant une pub pour un spot fleurs que je ne connaissais pas à Tokyo. Alors que je n’ai toujours pas vu le célèbre Meigetsuin de Kamakura à la saison des hydrangeas (mais j’ai quand même fait deux fois le Hasedera !), j’ai préféré aller côté montagne plutôt que côté mer pour une destination où il y aurait moins de monde, surtout qu’on a pu y aller un vendredi.

Direction donc l’ouest de Tokyo, et plus exactement la ville d’Akiruno, juste au sud d’Öme, avec la branche Itsukaichi de la ligne Chûô. Pour la petite histoire, la municipalité d’Akiruno n’existe que depuis 1995 et est le résultat de la fusion des villes d’Akigawa (qui est aussi le nom d’une rivière locale) et d’Itsukaichi, d’où le nom de la ligne de train qui passe dans ce coin. Depuis la gare de Musashi-Itsukaichi, nous avons pris la navette qui permet d’effectuer les trois petits kilomètres restants jusqu’à la montagne des hydrangeas pendant la durée de la floraison.

La montagne aux hydrangeas a été créée il y a plus de cinquante ans par Minamisawa Chûichi sur les terres familiales, où se trouvent les tombes de ses parents et où se trouve aussi maintenant sa propre tombe vu qu’il est décédé en 2023. Au fil des années, le nombre d’arbustes fleuris n’a cessé d’augmenter et il y en aurait aujourd’hui 10000. Ce chiffre m’a semblé énorme mais oui, il y en a beaucoup, c’est certain. Comme la grande majorité des spots fleurs au Japon, l’endroit a donc été façonné par l’homme mais le cadre on ne peut plus naturel lui donne une dimension vraiment particulière. On est bel et bien dans la montagne, il y a donc du relief et les chemins sont aménagés au minimum. Il y a un petit ruisseau qui coule dans un creux, et des dizaines de hauts pins qui s’élancent derrière les buissons d’hydrangeas. De l’autre côté de la petite route qui passe en bordure, il y a une vieille maison assez photogénique.

Plusieurs endroits ont été aménagés pour s’asseoir et profiter du calme des lieux. Il y avait vraiment peu de monde, et le silence est particulier dans la montagne, surtout par ce temps humide de saison des pluies. Oui, il faisait gris du coup mais les hydrangeas n’ont pas besoin du soleil pour être admirés !

C’était vraiment une chouette découverte à deux pas de chez nous et j’y retournerai avec plaisir, d’autant plus qu’il y a d’autres spots hydrangeas dans le coin. Et merci à Instagram pour cette fois, même si ça ne m’empêche pas de regretter l’époque pré-influenceurs et algorithme où on postait simplement nos photos, où on était sûr de voir celle des personnes qu’on suit et où notre timeline n’était pas inondée de pubs !

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*