[Cher journal #94] Mon mois de janvier 2025

enoshima

J’avais déjà remarqué que le mois de janvier est généralement le mois pour lequel j’ai le moins de photos (peu de fleurs de saison, pas de voyage). Mais pour janvier 2025 c’est tellement la dèche que j’ai dû tricher pour avoir une photo digne de ce nom en tête de billet ! Le mont Fuji vu du pont d’Enoshima, je l’avais pris le mois précédent. On a pourtant bien dû voir le Fuji aussi lors de notre promenade du 1er janvier mais je n’ai même pas de photo de ça, j’étais déjà blasée ou bien ? ;D

Après la période des vacances de Noël (enfin on dit vacances d’hiver ici parce que Noël osef) où j’ai pu dormir un peu plus tard le matin car Messire n’avait pas école, la reprise a été dure. Je n’ai jamais été vraiment affectée par l’hiver en France, et quand je me suis rendu compte lors de mon premier hiver au Japon que même en étant dehors à 7h du mat en décembre au moins il faisait jour, j’ai réalisé à quel point c’était indécent de devoir se lever et quitter la maison quand il fait encore nuit noire alors que c’est le matin à des horaires normaux pour des élèves ou des travailleurs. Mais bon même si la luminosité joue en ma faveur il faut croire que maintenant j’ai envie d’hiberner. Je sais pas si c’est juste l’âge, la fatigue plus mentale que physique. Ou l’anémie ? Ah mais non, c’est bon, je ne suis pas anémiée (c’est ironique), mais ça j’en reparlerai pour 2025 et 2026. Bref, le mois de janvier s’est fait un peu au ralenti et c’est bien pour ça que c’est la dèche de photos ! Mais au moins, j’ai fait du pain au levain !

En janvier, Messire a commencé à aller à la bibliothèque tout seul. D’abord à pied, puis un peu plus tard il a eu le droit de prendre son vélo (mais bon s’il ramène 15 gros bouquins ça rentre même pas dans son panier !). C’est toujours pas périodes, des fois il y va super souvent, des fois il traîne des pieds pour aller rendre ses livres en retard ou dit qu’il ne sait plus quoi emprunter. De temps en temps, il reste là-bas pour lire et il peut même prendre son goûter car notre bibliothèque a une terrasse avec quelques tables à l’extérieur, très sympa quand il crève pas de chaud.

En janvier, il y avait une réunion au yochien pour préparer la rentrée de notre petite personne en vélo rose. C’était très prévisible mais j’ai réalisé la différence entre le yochien de Messire et un yochien plus classique au niveau du matériel demandé. Pour Messire, strict minimum et zéro exigence sur le sac à bento, ce qu’on utilisait pour mettre les vêtements de rechange ou autres. Ils ne nous ont même jamais demandé de mettre le nom de l’enfant sur ses affaires, il faut dire que vu l’effectif très réduit ce n’était pas bien compliqué de retrouver le propriétaire même d’une paire de chaussettes. Ah oui, on avait mis le nom sur les serviettes à main parce qu’il y avait déjà l’étiquette prévue pour ça. Les enfants étaient en chaussettes ou même plus souvent pieds nus à l’intérieur donc ils n’avaient même pas besoin d’uwabaki, les chaussures d’intérieur. Donc vraiment zéro prise de tête !

Là il fallait quand même prévoir pas mal de choses, quand même moins qu’à d’autres endroits je pense et j’ai rapidement compris qu’il n’y avait pas la pression à l’ancienne pour que ce qui est en tissu soit impérativement cousu main par la mère. On nous donnait les instructions pour faire un sac à bento, mais en fait je savais déjà qu’il y avait une couturière « officielle » (mère d’anciens élèves je pense) qui cousait des sacs à bento et autres accessoires. J’ai demandé à ma mère qu’elle me fasse les sacs pour le change et les vêtements de gym, vu qu’elle sait faire ça les doigts dans le nez et que c’est facile à envoyer. J’ai aussi acheté plusieurs choses (la blouse pour la peinture par exemple) sur Mercari car il y a beaucoup de couturières qui y vendent leurs travaux et même s’il reste un intermédiaire c’est quand même largement mieux d’encourager le travail de personnes individuelles et pas de grosses entreprises.

Ce qui a été le plus chiant, c’était d’ouvrir un compte en banque exprès dans une banque désignée pour payer les frais annexes (c’est un truc que les salariés sont souvent obligés de faire au Japon parce que les frais de virement d’une banque à l’autre sont élevés il me semble donc les patrons veulent pas les payer alors ils demandent à leur employés d’avoir un compte dans la même banque que l’entreprise). Et puis d’acheter neufs les vêtements de sport en matière bien synthétique. Pour les chaussures d’intérieur, on a plus de libertés donc je peux en trouver sur Mercari, beaucoup de parents en vendent en excellent état vu que les petits pieds grandissent vitre. Et puis après, il a fallu marquer tout ça avec le symbole qu’on a choisi pour Duchesse ! Je reparlerai de mes non-exploits avec une aiguille et une machine à coudre ;D.

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