[Bla bla drama #78] Mes drama 2025 en bref

drama japonais 2025

Mon année drama 2025 a été très similaire à la précédente niveau quantité regardée et type de séries : toujours les deux asadora de l’année, plus trois autres séries récentes, pour un total de cinq drama donc. Sans surprise, ça n’a pas augmenté ! Je dois dire que je regrette de ne pas avoir eu le temps de me faire au moins une vieille série des années 90 ou 2000, ou de voir un asadora plus ancien. Ou alors un taiga ! Mais bon, cette année encore, pas de journée de 48 heures en vue et la concurrence des anime et des séries occidentales a été rude ! Sans parler du grand retour de Final Fantasy :D.

Dans ces conditions, pas le temps de me pencher en détail quatre fois dans l’année sur les nouvelles séries proposées à chaque saison et du coup je me sens toujours aussi déconnectée de l’actualité. Et cette année encore, j’ai pu trouver mon bonheur sur Netflix en-dehors des asadora. Chaque fois que je pense mettre l’abonnement en pause car on arrive au bout d’un drama ou d’un anime, en fait on trouve quand même quelque chose à regarder qui ne soit pas juste choisi par défaut parce que c’est dispo.

Omusubi

J »ai abordé l »asadora de l’automne 2024/hiver 2025 sans grande conviction : je pensais que l’actrice principale, Hashimoto Kanna, allait plutôt m’agacer et je ne savais pas trop quoi attendre de cette histoire de jeune fille qui va devenir diététicienne car j’ai déjà vu avec Gochisousan ou plus récemment Chimudondon que le thème de la bouffe ne faisait pas tout. Et si c’était franchement mal parti au début, il se trouve que le drama aborde des thèmes intéressants d’une manière très réussie. Indice : on sait que l’héroïne vivait à Kobe avec ses parents et sa soeur au milieu des années 90 avant qu’ils aillent tous les quatre vivre dans la région de Fukuoka chez les grands-parents. Omusubi nous parle également de gyuaru, ces bandes de filles japonaises des années 90/2000 aux codes vestimentaires et esthétiques si particuliers. Si je ne me suis pas prise d’une passion soudaine pour ce phénomène, ça me le fait clairement considérer d’une autre manière. Et puis au final, même si Hashimoto Kanna n’est pas devenue mon actrice préférée je peux pas non plus lui reprocher grand chose. Vu la concurrence qu’il y a dans tous les asadora que j’ai vus je ne peux donc pas dire que celui-là fait partie de mon top 10 mais il fait bien le job.

omusubi asadora

Ashura no gotoku / Asura

Après avoir beaucoup apprécié The Makanai, j’étais contente d’apprendre que Kore-Eda avait fait une autre série avec Netflix. Cette fois, il s’agit d’un remake d’un drama de la NHK de la toute fin des années 70 mettant en scène une famille de 4 soeurs toutes très différentes. Je dois dire que je suis assez friande de ce genre de contexte à la base, et en plus il y avait du lourd dans le casting : Miyazawa Rie, Ono Machiko, Aoi Yû et Hirose Suzu sont les 4 soeurs, Kunimura Jun et Matzuzaka Keiko leurs parents, et on peut aussi retrouver entre autres Matsuda Ryûhei et Motoki Masahiro. L’ambiance 70’s est franchement sympa, l’OST également, le générique de début est franchement réussi et les images de celui de fin claquent bien aussi.

C’est assez difficile de résumer tous les bons points du drama mais j’ai pu retrouver tout ce que j’aime chez Kore-Eda, toujours aussi pertinent dans son écriture des personnages féminins, sa manière de mettre l’accent sur les détails du quotidien, sa mise en scène des conversations familiales. J’ai eu un peu de mal avec le parcours de la petite dernière mais la dynamique entre les quatre soeurs si différentes est vraiment excellente et si la société japonaise d’aujourd’hui n’est plus celle de la fin des années 70, les thématiques féministes évoquées à travers les différents personnages restent on ne peut plus d’actualité.

Karei naru ichizoku (2021)

Je redoutais un peu de me confronter à une nouvelle adaptation de Karei naru ichizoku faite par WOWOW vu mon affection pour la version TBS de 2007 mais je ne pouvais pas ne pas tenter vu que j’avais énormément apprécié ce que la chaîne avait fait précédemment avec un autre roman de Yamazaki Toyoko, Shizumanu taiyou, et vu que l’approche était différente étant donné que l’histoire se centrait sur le père et non pas sur le fils aîné (reprenant le point du vue du roman original, du coup). Au final, je ne peux pas dire que cette version 2021 est supérieure, mais ce serait biaisé de dire qu’elle est inférieure. Le casting est franchement réussi, les personnages ont parfois une dimension différente mais qui ne trahit pas l’image que j’avais d’eux avec la version de 2007. Le scénario s’attarde plus sur certains aspects de l’histoire (un peu plus de temps pour le faire) et c’est honnêtement un plus. L’ambiance de l »époque est réussie, tout comme l’OST. On a pris notre temps pour regarder les 12 épisodes mais franchement je ne regrette pas.

Anpan

Vu mon gros manque d’affection pour le personnage d’Anpanman, j’étais pas franchement emballée à l’idée d’un asadora inspiré de la vie de son créateur et de celle de son épouse. Mais il se trouve que les deux personnages principaux ont des parcours de vie intéressants, que j’ai beaucoup aimé Imada Mio (c’était prévisible) et Kitamura Takumi (moins prévisible, je ne le connaissais pas du tout) et qu’il y a plein de personnages secondaires sympa incarnés notamment par Abe Sadao et Tsumabuki Satoshi. Gros coup de coeur également pour Kawai Yumi qui joue l’une des soeurs de l’héroïne. Typiquement un feuilleton du matin qui ne révolutionne pas le genre mais exploite de la meilleure manière ses spécificités.

Shiawasena kekkon / Their Marriage

Quand j’ai vu un nouveau drama de NTV dispo en même temps sur Netflix avec Abe Sadao et Matsu Takako dans les rôles principaux, je me suis demandé si le scénario n’était pas de Sakamoto Yûji (dont je reparlais récemment avec la grosse déception du film In Love And Deep Water), mais en fait il s’agit d’Ôishi Shizuka, qui a signé notamment Second Virgin dont je garde un excellent souvenir (il serait sûrement sur ma liste de drama à revoir si j’en refaisais une !).

Je pensais avoir affaire à une romance contemporaine qui poserait des questions de société mais en fait le drama prend rapidement une tournure assez différente, même si le couple que forme les deux personnages reste en effet assez atypique. Le fil conducteur du drama est un crime non élucidé, et même si on n’a pas affaire pour autant à une véritable série d’enquête c’est bien ça qui relance l »intrigue à chaque épisode. Le mélange n’est pas parfait mais les personnages sont dans l’ensemble attachants et même si on est dans un milieu très favorisé dans le fond vu maintes fois, la famille de l’héroïne est originale et l’aperçu du monde de la télé qu’on a à travers le héros est aussi bien sympa. Même s’il y a des défauts, j’ai apprécié la volonté de proposer quelque chose d’un peu différent à la fois autour du couple, de la famille et d’une affaire qui ne prend pas non plus des proportions démesurées. La musique est sympa et puis c’était très chouette de retrouver comme chanson de fin Don’t look back in anger l’année où j’allais justement voir Oasis en concert !

Kodoku no gurume special 2025

Même si je n’ai rien lu d’officiel à ce sujet, il semble bien que Kodoku no gurume n’aura pas de 12ème saison, après la 11ème aう concept spécial, Sorezore no kodoku gurume; que je n’ai pas vue mais qui est depuis peu dispo sur… Netflix ou :D. J’oublie toujours d’en parler dans mes bilans drama annuels, mais chaque année on regarde le spécial du 31 décembre et j’ai eu le plaisir de voir qu’en 2025 encore Goro était au rendez-vous. C’était de nouveau l’occasion de se rendre compte à quel point ce drama est unique en son genre et à quel point j’y suis attachée même si Goro est un gros viandard :D. Cette fois encore, l’épisode spécial nous emmène dans différents coins du Japon et on sait très bien que Goro qui ne sait jamais dire non va encore se faire sucrer son congé de fin d’année mais on se prend au jeu. Je n’ai pas vu non plus le film sorti début 2025, et vu ma méfiance générale pour le passage au grand écran de toute oeuvre d’abord adaptée sous forme de série qu’il s’agisse d’anime ou de drama je ne m’attends pas à une révélation et ça se voit de loin qu’il faut pas prendre ce film trop au sérieux. Mais je finirai par le voir c’est certain !

Futekisetsu ni mo hodo ga aru! / Extremely inappropriate!

J’avais dit que j’avais commencé à regarder Gomen ne seishun / Saving my stupid youth mais que j’avais abandonné le drama en cours ? Sans le décider vraiment en fait, c’est juste qu’on a regardé d’autres trucs et qu’on a fini par l’oublier parce que ça nous passionnait pas assez avec l’autochtone. Ca me chiffonne parce que c’est Kudô Kankurô et que ça faisait un bail que je voulais le voir mais bon. Je me suis dit que j’allais plutôt tenter une de ses dernières séries, vu qu’il fait partie des scénaristes japonais débauchés par Netflix des chaînes de télé classiques et que de tête il a fait au moins trois séries avec eux maintenant.

Le bon vieux truc du voyage temporel, l’ambiance fin Shôwa ça me bottait vachement et de ce côté-là c’est effectivement cool mais sinon, j’ai eu du mal et du coup je suis pas allée plus loin que deux épisodes. Une fois qu’on a vu Abe Sadao dans plein de rôles plus intéressants (y compris avec Kudô du coup, dans Idaten), c’est un peu soûlant de le voir de nouveau cantonné à un rôle juste un peu braillard comme il avait dans Kisarazu Cat’s Eye ou Boku no mahoutsukai. Et de la même manière que dans Yutori desu ga, nani ka? où je n’avais pas réussi à trancher si le scénariste défendait ou se moquait d’une génération jugée faignante/fragile par les précédentes, là on se demande si le bon vieux sexisme à la 80’s on n’est pas supposé le regretter parce que quand même on peut plus rien faire ni rien dire. Mais bon je suis quand même curieuse de savoir comment ça tourne ce voyage temporel.

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