23 octobre 2018

[Drama] Sômatô kabushikigaisha

somato kabushikigaisha

Titre japonais : 走馬灯株式会社

Nombre d’épisodes : 10 de 30 minutes

Diffusé en : Eté 2012

Chaîne de diffusion : TBS

Fiche : DramaWiki

 

Ce drama a été diffusé en été 2012, saison pour laquelle je n’avais pas fait de billet repérages pour le blog. Mais pas d’article sur le blog ne veut pas dire que je ne m’étais pas renseignée sur ce qui se passait bien sûr ! J’avais même dû tomber sur les derniers épisodes de certaines séries lors de mes premières semaines à Tokyo. Mais pas celle dont je vous parle aujourd’hui, c’est certain ! D’ailleurs, je ne sais même plus si j’ai simplement lu son synopsis sur DramaWiki on si j’en ai entendu parler ailleurs. Ce qui est certain, c’est que j’ai été attirée par un concept qui semblait bien intéressant et le format de 30 minutes qui peut se montrer très efficace.

L’entreprise Sômatô, dans ses locaux à la lumière tamisée où la seule présence est celle de l’étrange hôtesse d’accueil Kaminuma, offre à ses « clients » un service particulier : ils peuvent visionner l’intégralité de leur vie, dont les images sont stockées sur des DVD. Contrairement à ce qu’ils pensent d’abord, ceux qui poussent la porte du mystérieux endroit ne le font jamais par hasard, et ne ressortent jamais indemnes de leur visionnage.

Au moins, c’est clair et c’est bref ! Comme vous le devinez, chaque épisode du drama présente une histoire différente avec des protagonistes différents, le seul personnage récurrent étant l’énigmatique Kaminuma. On est dans le même type de fonctionnement qu’un Mushishi ou un Shinya Shokudou, mais dans un style bien différent ! Le point commun avec ces séries est tout de même que Sômatô Kaibushikigaisha est lui aussi une adaptation d’un manga.

A chaque épisode, le spectateur peut observer le même rituel : après une mise en place de la situation, le personnage principal se retrouve devant la porte d’entrée de la Sômatô. Son emplacement et son apparence sont toujours différents, mais une fois à l’intérieur, tout est toujours pareil. Chaque visiteur est accueilli par la même personne, avec les mêmes phrases et se voit conduit dans une pièce dont la décoration semble aussi innocente que celles exposées chez Ikea. L’hôtesse insère le premier de la série de disques dans le lecteur, explique le fonctionnement au visiteur qui s’est installé sur le canapé devant l’écran, et quitte la pièce avec un sourire dérangeant.

Le décor de cette pièce inchangée, sombre et impersonnelle, contraste totalement avec les images qui vont apparaitre à l’écran, montrant à chaque épisode des personnes et des situations complètement différentes, ainsi qu’un personnage principal qui réagit de manière différente. Avec comme dominante quand même la stupeur, le bouleversement, le choc, l’incrédulité, le doute. Car la plupart du temps, ce qu’ils découvrent n’a rien d’un conte de fée. Sinon, ça ne serait pas intéressant !somato kabushikigaisha

S’il y a quand même une prédominance d’histoires mettant en scène des femmes psychopathes, les situations et les personnages présentés restent très variées. La narration est très efficace, et la manière dont s’achève un épisode toujours marquante. De la jeune fille embarquée dans une histoire de village maudit aux airs fantastique au père d’une famille sans histoire en passant par le brillant flic qui apprend la vérité sur l’affaire qui lui a assuré une promotion, chacun a une raison d’ignorer la vérité sur une partie de son passé et de la découvrir, et le concept de la série se montre très efficace.

Si l’on peut parfois se poser la question du bien fondé de l’adaptation de certains manga en drama, ici je trouve qu’elle a un réel intérêt : je n’ai même pas vu quel genre de design a le manga, et il est clair que les situations auraient pu être rendues en animation. Cependant, le concept de regarder sa vie passée prend clairement une dimension supplémentaire quand de vraies personnes le font devant un vrai écran avec de vrais disques contenant de vraies images. Dans tous les cas, il faut quand même accepter de n’avoir aucune explication sur l’existence de l’entreprise ou sur la manière dont les DVD ont été obtenus. Pour ma part, j’ai pu le faire sans problème !somato kabushikigaisha

Entre les acteurs qui n’apparaissent que le temps d’un épisode et l’actrice récurrente dont les dialogues sont au bout du compte très limités, il n’est pas forcément très pertinent de juger Sômatô kabushikigaisha par la qualité des interprétations. Ce qui est certain, c’est que Kashii Yu dégage une aura suffisante pour donner du relief à son mystérieux personnage.

La plupart des autres acteurs m’étaient complètement inconnus, ou je les avais croisés dans des rôles si mineurs que je ne me souvenais pas d’eux. Mais il y a quand même quelques têtes qui m’étaient familières : Yokoyama Megumi, décidément douée pour les rôles d’obsédées déséquilibrées, Kashiwabara Shûji en futur jeune père infidèle, Iwasa Mayuko qui aurait fait mieux de ne pas aller aux onsen gérés par Lily, où il se passe des choses louches, et enfin Ashina Sei qui va essayer de tirer les vers du nez de Kaminuma.

Le drama possède une bande sonore dans l’ensemble discrète où seul le thème principal ressort. Je regrette de ne pas avoir trouvé de quoi le partager car je l’ai beaucoup aimé. Il a une mélodie triste qui est d’un sens très classique, mais j’ai aimé son petit côté boite à musique. Par contre, la chanson du générique de fin signée par le boys band coréen 2PM, vous vous doutez bien que ça n’a pas été du meilleur effet sur moi. Je ne suis clairement pas objective, mais il y aurait pu avoir mieux question style !

Avec son concept mettant l’accent sur le suspense et le psychologique et son format particulier, Sômatô kabushikigaisha est un drama très divertissant, efficace et parfois même troublant. On finirait presque par avoir envie nous aussi de pousser la mystérieuse porte pour découvrir notre vie passée ! Bien que le dernier épisode soit construit de manière à donner une petite conclusion à la série et éviter une fin trop abrupte, je suis certaine que tous les chapitres du manga n’ont pas été adaptés et qu’on pourrait avoir une deuxième saison. J’aimerais bien, car ça se regarde vraiment tout seul !

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