24 octobre 2018

Mon année 2012

Comme chaque année depuis 2008, et alors que le deuxième mois de 2013 est déjà bien entamé, j’aimerais revenir un peu sur l’année écoulée, avec des photos saisonnières pour égayer un peu le petit pavé de texte qui s’annonce. Je sais que je dis souvent ça mais je n’ai pas peur de le répéter vu à quel point ça ne cesse de m’étonner, mais qu’est-ce que le temps passe vite ! Je me vois encore à la fin de 2011, alors que je venais de finir mon master 2 et le contrat pro qui allait avec. Pourtant, c’est déjà loin tout ça !rouen

Encore plus que 2010, mon année 2012 a été divisée en deux parties bien distinctes. La première, de janvier à juillet, je l’ai déjà évoquée dans un billet. Je suis contente que cette période d’inactivité professionnelle, d’incertitude et d’indécision soit terminée, mais je pense que j’en ai tiré quelque chose, ne serait-ce qu’avec les cours de japonais que j’ai donnés une fois par semaine pendant trois mois à une collégienne débutante. Sans prétendre m’être découvert une grande vocation pour l’enseignement, je me suis rendu compte que j’aimais transmettre mon savoir et que j’étais bien moins mauvaise pédagogue que ce que j’aurais cru ^^.

Au niveau familial, j’étais contente de pouvoir être là pour la naissance de mon neveu en juin. Et puis sur le plan des loisirs et passe-temps en tous genres, cette période d’immobilité a été très fructueuse. Même si parfois ça me faisait presque peur de voir que les jours, les semaines puis les mois passaient et que je continuais à occuper mes journées sans du tout m’ennuyer, mais juste avec une impression que ma situation n’était pas normale. J’ai consacré beaucoup de temps aux loisirs créatifs et je suis vraiment contente de tous les objets que j’ai décorés. Du côté de mes passe-temps japoniaiseux, j’ai comme les trois années précédentes laissé la part belle aux drama, mais les anime étaient toujours là.fleur de pommier

Et puis le tout dernier jour de juillet, ça a été le grand départ. Fin 2011, j’avais dit que je n’étais pas assez casse-cou pour partir au Japon en working holiday sans avoir une piste sérieuse pour du travail. Quelques mois après, j’ai changé d’avis. Enfin, c’est même bizarre de dire ça. Ce n’est pas comme si j’avais pris une décision du jour au lendemain, c’est juste que plusieurs choses se sont ajoutées pendant mes mois de recherche et d’attente et que mon désir de partir a été plus fort que mon besoin de savoir où j’allais. Et en ce début 2013, même si au niveau professionnel c’est toujours aussi incertain (et pas qu’au Japon de toute façon), je suis bien contente d’avoir fait comme ça !

Je pense que cela se voit suffisamment à travers les billets que j’ai déjà pu publier, même si je n’ai pas raconté le quart du dixième de ce que j’ai à dire : je me plais énormément au Japon, je n’ai pas vu les semaines passer alors que je suis maintenant à la moitié de la durée de mon visa et je vis des moments inoubliables. Même sans m’être encore vraiment éloignée de Tôkyô, j’ai vu et revu des endroits superbes. Je ne me lasse pas de découvrir, surtout pour ce qui est de la nourriture !ptokyo kameido tenjin

Qu’ils soient de passage ou qu’ils vivent ici, qu’ils soient français ou japonais, j’ai rencontré plein de gens super. Même si je ne les vois pas souvent, même si je les ai vus peu et ne les reverrai pas avant longtemps ou peut-être pas du tout, je suis vraiment contente de les avoir rencontrés. En France, ça ne m’est jamais arrivée de rencontrer tant de gens en si peu de temps. Il n’y a bien que quand je suis à l’étranger que je suis capable de faire ça  ^^

Début octobre, j’ai commencé à faire ce que tout gaijin ou presque fait au Japon : donner des cours de langue. Ce n’est pas ça qui permet de vivre, mais quand on n’a pas d’emploi à plein temps, ça donne l’occasion, ou l’excuse suivant la façon dont on voit les choses, pour sortir de chez soi. Même s’il s’agit d’un public et de langues différentes, le fait d’avoir eu une courte expérience pour les cours de langue particuliers m’a bien aidée pour me lancer !

Et puis en novembre, comme j’ai eu l’occasion de le dire, j’ai commencé une mission d’intérim de deux petits mois. Le bilan est positif à 100%, et j’espère que cette première expérience dans une entreprise japonaise sera utile pour mon CV. Vu le rythme soutenu que j’ai eu, je n’ai pas vu novembre et décembre passer. En plus, une autre contradiction chez moi, c’est que c’est quand j’ai le moins de temps disponible que j’ai vraiment envie d’avoir une vie sociale et que ça ne me gêne pas de sacrifier du temps de sommeil ^^.automne kamakura

2012 a donc été un peu une année exponentielle pour moi. Je me serais déjà très bien contentée de tout ça, mais il y a eu la cerise sur le gâteau. Vous savez, le genre de chose dont on dit que ça arrive quand on ne s’y attend pas. Hé ben on peut toujours trouver ça con quand on nous le dit, mais n’empêche que c’est bien vrai ! Et du coup, ma façon de voir 2013 a radicalement changé. Enfin, je ne la voyais pas de façon précise du tout, mais là maintenant c’est certain qu’elle sera différente de ce que j’aurais pu imaginer.

Plein de choses incertaines, mais plein de défis à relever pour 2013. Profiter à fond des prochains mois au Japon après mon petit entracte en France pour les fêtes de fin d’année, et rattraper tout le retard que j’ai accumulé sur le blog ! Ca, c’est un boulot à plein temps :p

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