En 2024, j’avais pris un immense plaisir à me replonger dans plusieurs de mes « vieux » anime fétiches. En 2025, je n’ai pas été beaucoup plus aventureuse : la seule série vraiment inédite que j’ai vue date d’il y a huit ans et plus déjà, et surtout elle est liée à une autre série que je connais depuis bien longtemps. A part ça ? Une S3 que je devais voir aussi depuis des années, et sinon du vu, revu et même re-revu du coup 😀 Mais je sais pourquoi j’y reviens ! Tout ça aurait été parfait avec une petite S8 de Natsume Yûjinchô mais silence radio de ce côté, j’espère plus de nouvelles en 2026 !
Et puisqu’on parle de 2026 ! Comme j’ai un petit créneau anime pour moi le midi en semaine même si ce n’est pas régulier, j’aimerais enfin pouvoir regarder les (trop) nombreuses séries de ma DVDthèque encore inédites pour moi, mais je crois que je suis encore dans une phase où j’ai besoin de revenir encore aux sources. Par exemple, j’ai dû me faire violence pour commencer Space Dandy au lieu de me refaire Samurai Champloo !
Mon autre défi pour 2026 sera de trouver du nouveau contenu kids friendly parce que justement on a un peu fait le tour de mes grands classiques pas trop compliqués et pas trop violents (c’est pas comme si je regardais plein de trucs gore mais bon Duchesse a même pas cinq ans ^^). Et y’a pas grand chose d’inédit dans ma DVDthèque qui remplit ces critères, pas beaucoup plus sur Netflix (je suis pas mal tentée par Les carnets de l’apothicaire quand même). Bref, il va falloir que je trouve des trucs qui me conviennent plus que Peppa Pig ou Kagaku Manga Survival :D.
Sangatsu no lion / March comes in like a lion
Hé oui, en 2025 j’ai enfin regardé les deux saisons de l’adaptation de March comes in like a lion ! C’est pas comme si la première datait de 2016 et la seconde de l’année suivante. Comme je l’avais dit dans mon billet 15 ans d’anime, j’aimais l’idée de me garder une série qui me plairait à coup sûr et ça a effectivement été très largement le cas. Ce que je ne savais pas à ce moment, c’est que je la regarderais avec mon fils et qu’il aurait déjà lu tous les tomes du manga disponibles ! Quand il a commencé à s’intéresser au shôgi, je lui ai parlé de Sangatsu même si j’ai hésité au départ vu que l’œuvre ne s’adresse pas à des enfants de primaire mais il a vraiment accroché. Grâce à lui j’ai appris à connaître un peu l’univers du shôgi professionnel, et à défaut de maîtriser les règles du jeu en détail ou d’avoir envie d’y jouer, ça m’a beaucoup aidée à apprécier encore davantage la série. Surtout que comme c’était les DVD japonais, aucun sous-titres !
L’anime a énormément de qualités, tant sur le fond que sur la forme, et c’est assez dur de résumer. Il y a plein de personnages attachants (à commencer par le héros), les différents thèmes sont abordés avec énormément de sensibilité, on passe du dramatique au limite WTF sans problème comme Umino Chika savait déjà si bien le faire dans Honey & Clover. J’ai beaucoup aimé le rythme, la narration, les différents styles graphiques illustrant les pensées des personnages par exemple, les tons de couleur, l’OST, et les différents openings et endings sont globalement tous excellents aussi bien niveau visuel que niveau sonore.

D’après ce que j’ai lu, le manga est entré dans son dernier arc donc il ne devrait plus y avoir énormément de tomes mais comme le rythme de publication n’est pas des plus rapides ça devrait prendre encore quand même quelque temps. J’attendrai ce qu’il faut mais vu la qualité de cette adaptation animée j’espère bien qu’on aura la suite et la fin avec un niveau équivalent. Comme Honey & Clover a été adapté entièrement (certes il était moins long), ça serait trop dommage qu’une autre oeuvre d’Umino ne le reste que partiellement ! En attendant, Netflix vient de remettre les deux films dans son catalogue donc cette fois il faut vraiment qu’on les regarde avant qu’ils disparaissent à nouveau, surtout que le casting s’annonce vraiment très bon !
Chihayafuru
J’avais repéré Chihayafuru dans le catalogue de Netflix plus ou moins depuis que j’ai commencé mon abonnement chez eux, et avant de voir enfin la saison 3 ce n’était pas du luxe de revoir les deux premières vu comment ça date. Et c’était bien sûr l’occasion de faire découvrir la série à Messire. Après le go et le shôgi, il a bien accroché au karuta ! Et là encore, il a voulu lire le manga. Vive l’occasion chez Book Off pour une série de 50 tomes ! Il ne lui en reste plus que trois ou quatre avant d’arriver à la fin.
La série est loin d’être parfaite au niveau du traitement des personnages féminins (il faut dire que je suis devenue plus exigeante là-dessus !) : bien que Chihaya ne remplisse par tous les critères de la jeune fille parfaite, elle est quand même trop souvent ramenée à son physique sans que personne dise une seule fois qu’on s’en tamponne qu’elle soit belle mais pas féminine, elle est là pour jouer à un putain de jeu de cartes ! Au niveau du triangle amoureux les choses se précisent un peu plus dans la S3 et y’a quand même un peu un côté combat de coqs avec toujours cette idée que le coeur de Chihaya sera à celui qui sera le plus fort mais les deux rivaux restent intéressants (et je suis team Arata forever :D). Et pour ce qui est du karuta en lui-même, c’est toujours bien prenant qu’il s’agisse des stratégies d’équipe, des parties individuelles pour des titres ou des différentes motivations, approches et points forts ou faibles de chacun.

Je pensais qu’avec la S3 on arrivait au bout du manga mais en fait pas du tout vu que de toute façon il n’était pas encore fini au moment de la diffusion en 2019-2020. Cette saison 3 tenait apparemment déjà un peu du miracle, et beaucoup semblent penser qu’il n’y aura jamais de saison 4 mais je fais partie de ceux qui continuent à espérer :).
Sinon en attendant, il y a la trilogie de films avec des vrais gens dedans mais le casting me botte pas des masses. Messire a regardé le drama fait récemment avec des nouveaux personnages (et donc une histoire qui ne figure pas dans le manga original) mais là non plus ça m’a pas vraiment donné envie. En tout cas, Netflix a toujours la totale Chihaya car contrairement à ce qu’ils avaient annoncé ils n’ont pas retiré l’anime ces couillons. On pensait même pas pouvoir finir la S3 à temps quand on a vu l’annonce, j’étais bien dégoûtée à cette idée mais du coup c’était une petite blagounette. Genre ils veulent nous inciter au binge watch ou quoi ?!
Mushishi S1
Depuis le temps que je voulais me replonger dans l’univers des mushi ! Pas moins de 19 ans après avoir découvert la S1, j’ai encore une fois été ébahie par la profondeur de l’univers de Mushishi. C’est sidérant à quel point une petite vingtaine de minutes, sur un rythme plutôt lent, avec des nouveaux personnages à chaque épisode, peuvent être bouleversantes. Et toujours les paysages si simples mais si beaux, et la magie de l’OST !

Je me lamentais il y a deux ans de ne pas pouvoir avoir la S2 en version physique, du coup à Noël 2024 j’ai fini par faire un gros craquage en achetant les 6 superbes coffrets sur Mercari. Ca sera très certainement au programme de 2026 même s’il faudra s’accrocher car aucun sous-titre bien sûr contrairement au bon vieux petit coffret BRD édition FR que j’ai pour la S1 !
Shirokuma Cafe
J’avais déjà revu Shirokuma Cafe en 2023 et je pensais attendre encore un peu pour le revoir à nouveau mais Messire a insisté et il a bien fait. Toujours autant de rire et de réconfort ! Le manga est toujours officiellement en cours mais ça fait trois ans et demi qu’aucun nouveau tome n’est sorti. Je ne sais pas s’il faut encore espérer une suite en anime !

Kaiba
Cela faisait des lustres que je voulais revoir Kaiba, et j’avais déniché pour cela un coffret combo DVD/BRD en édition australienne, la seule édition non-japonaise (et donc à un prix abordable) que j’avais pu trouver. Même si la série n’est pas sans défaut, j’ai encore une fois été fascinée par son univers visuel et sonore. J’aurais aimé que la série ait plus d’épisodes pour que le personnage principal fasse plus de rencontres lors de son voyage à la recherche de ses propres souvenirs, car ce sont à travers ces rencontres que l’univers et ses réflexions sur la mémoire et les relations humaines sont le mieux mis en valeur, même si c’est plus souvent de manière plutôt sombre que gaie.

C’est certain que je reverrai la série un jour, et j’aimerais aussi beaucoup revoir Kemonozume, également de Yuasa Masaaki, mais ça n’annonce compliqué en support physique car rien d’édité en-dehors du Japon à ma connaissance et l’édition japonaise est légèrement hors de prix vu qu’elle est épuisée en neuf. On atteint à peu près le même niveau que Kemono no souja Erin si on rapporte au nombre d’épisodes -__-. Mais pour en revenir à Kaiba, l’édition japonaise qui se trouve à moins de 20000 yen (pas cher du coup en comparaison :D) me fait de l’oeil quand même car elle contient l’OST, qui n’a pas été édité autrement, ce qui est fort dommage vu sa qualité.
Nodame Cantabile
Même si la version drama de Nodame fait partie de mes classiques (jeu de mots involontaire je vous assure), je n’avais jamais vu l’adaptation animée. J’ai fini par me lancer car elle était dispo sur Netflix et que Messire réclamait car… oui il a lu tous les manga que j’avais achetés en version japonaise après avoir revendu ma version FR inachevée en déménageant à Tokyo. Et j’ai été choquée de ne pas du tout accrocher. Déjà j’ai trouvé que ça avait vraiment pas bien vieilli et même que ça devait pas être beau à la base alors que je suis pas difficile sur ce point. C’est exactement de la même période que Honey & Clover pourtant, mais je sais pas je trouve ça terne et je suis pas fan du tout du chara design.
Mais le pire je crois c’est que j’ai trouvé ça franchement pas drôle. Alors qu’une version drama de ce genre de manga a beaucoup plus de chances de paraître exagérée, pas naturelle, too much ou je ne sais quoi, ça ne m’a jamais posé de problème mais là Streeseman on en a marre au bout de deux minutes et Chiaki devient juste un simple petit con de bourge élitiste ignorant du monde. Même Nodame n’est pas aussi attachante. Et j’ai eu aussi beaucoup de mal à accrocher aux voix !

Bref, le choc de rester à moitié indifférente et à moitié agacée face à un anime que je pensais forcément apprécier un minimum. On a regardé une quinzaine d’épisodes si je me souviens bien, j’avais à moitié envie d’arrêter même si ce n’est pas du tout dans mes habitudes mais du coup Netflix m’a envoyé le message comme quoi ça servait à rien de persévérer en enlevant la série de son catalogue !
Shawn the sheep
Je termine avec une série non japonaise pour cette fois, on est d’accord que je vais pas créer une catégorie animation non japonaise exprès car je n’aurais pas grand chose d’autre à y mettre :D. Ca faisait des années que je connaissais le personnage de Shawn (qui ne le connaît pas ?), j’étais même allée au café temporaire installé à Kichijoji à l’occasion de son 20ème anniversaire, mais en fait je n’avais jamais vu un seul épisode de la série même si elle passe le samedi matin sur la NHK depuis des années. On a d’abord regardé les 2 dernières saisons sur Netflix, puis les 4 premières sur Youtube, et c’est une bonne rigolade garantie à chaque épisode. Ca s’enchaîne à une vitesse folle dans le pur esprit cartoon en s’en fichant complètement des lois de la physique et du temps, le comique de répétition est super efficace (Shirley et la 4ème dimension de sa laine, les sales coups du trio de cochons, la mamie et ses coups de sac…) et on s’attache tellement aux personnages ! Je suis aussi bien fan de la musique.

On n’a pas encore pu voir la saison 7 qui a débarqué en 2025, j’espère qu’elle sera dispo bientôt quelque part où on peut la voir !
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