23 août 2017

[Drama] Otousan to yobasete

otousan to yobasete

Titre japonais : お義父さんと呼ばせて
Nombre d’épisodes : 9
Diffusé en : Hiver 2016
Chaîne de diffusion : Fuji TV
Fiche : DramaWiki

Lors de mes repérages saisonniers pour l’hiver 2016, j’avais remarqué ce drama dont le synopsis annonçait une comédie classique mais qui proposait un duo d’acteurs a priori très intéressant en tête d’affiche. Le premier épisode m’a bien plu, et comme mon autochtone a accroché aussi le drama est devenu notre divertissement du dîner pour quelques semaines l’hiver dernier.

Hanazawa Miran, une jeune femme de 23 ans, vient de se faire demander en mariage par son cher et tendre, Tamotsu. Il s’impose donc de le présenter à sa famille. Le père de Miran, Kiichirô, va tomber des nues quand il va rencontrer celui qui doit devenir son beau-fils : Tamotsu a le même âge que lui ! Pas question qu’il accepte un tel parti pour sa fille ! Les autres membres de la famille Hanazawa ne sont pas non plus franchement enthousiastes. Autant dire que cela ne s’annonce pas très bien pour nos deux tourtereaux, mais on se doute bien qu’ils feront tout ce qu’il faut pour faire accepter leur couple.

otousan to yobasete

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Si le beau-fils et son futur beau-père qui refuse catégoriquement de se faire appeler ainsi ont le même âge, leur personnalité et leur parcours sont bien différents. Kiichirô, de nature ambitieuse, a après des années de dur labeur atteint un poste haut placé dans une grande entreprise. Il se pose en père et époux modèle et n’est pas peu fier de ses trois grands enfants. Il se montre ouvertement méprisant envers Tamotsu, qui est employé dans une entreprise de taille modeste, n’a pas gravi les échelons et n’a donc pas le même niveau de revenus que lui. Le simple fait que Tamotsu ne soit toujours pas marié à cinquante ans passés prouve qu’il n’est pas quelqu’un de recommandable, de toute façon. Mais si notre futur pas jeune marié n’a pas rencontré quelqu’un à qui passer la bague au doigt avant Miran, c’est tout simplement parce que son travail ne lui en a pas laissé le temps. Et qu’il n’a sûrement pas voulu trouver quelqu’un juste pour se caser. Tamotsu est vraiment un gars bien, et dans le fond Kiichirô le sait pertinemment, c’est bien pour ça qu’il va faire preuve d’autant de mauvaise foi.

Il aurait évidemment été trop facile de donner le rôle du vilain beau-père à Endô Kenichi avec sa tête de truand, et de réserver le rôle du beau-fils à Watabe Atsurô qui pourrait très bien jouer le gars sympa. C’est donc l’inverse qui a été fait, et c’est parfait comme ça ! Les deux acteurs sont vraiment sympa dans ces rôles tout en contraste. Watabe prend des airs de gosse capricieux franchement amusant, et Endô n’en fait jamais trop pour montrer la serviabilité et l’honnêteté de celui qui se fait appeler Tamocchan par l’élue de son coeur.

otousan to yobasete

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Qu’en est-il de Miran, justement ? J’avais vu Renbutsu Misako dans un seul petit rôle pas vraiment mémorable, et je l’avais à tord classée dans le groupe des actrices que je ne voulais pas voir. Mais en fait, je l’ai trouvée adorable dans ce rôle. Elle a un sourire rayonnant, et j’ai bien aimé sa manière de parler. Miran a du caractère sans être une véritable chieuse, et on ne peut qu’avoir de la sympathie pour elle. Le couple qu’elle forme avec Tamotsu est atypique en raison de sa différence d’âge, mais surtout en raison de l’affection qu’il y a entre eux. Evidemment, ils ne passent pas leur temps à se bécoter car on est dans un drama japonais, mais ils ont un peu l’air de deux grands gamins tous les deux et j’ai trouvé ça mignon car ce n’est pas trop appuyé. En tout cas, ça change des couples dans les comédies romantiques en général, et ils sont plus crédibles que pas mal d’autres couples qui ont pour mission de se faire accepter.

otousan to yobasete

Miran est l’aînée de la fratrie Hanazawa. Elle a un frère, Hario (Nakagawa Tomoya), et une soeur, Marino (Shinkawa Yua). Ni l’un ni l’autre n’est franchement conquis par leur futur beau-frère, mais ils vont être assez embêtés quand leur père va tenter de les faire participer à sa stratégie anti-Tamotsu. Je ne connaissais ni l’un ni l’autre des acteurs qui incarnent ces deux personnages mais ils m’ont vraiment fait bonne impresssion Madame Hanazawa se montre peu bavarde mais observe bien la situation? J’ai encore une fois beaucoup apprécié Wakui Emi dans ce rôle.

Le père de Kiichirô, Shôhei (Shinagawa Toru), va débouler chez son fils au début de l’histoire et squatter la maison car il s’est fait virer de sa maison de retraite. La bonne entente n’est clairement pas de mise entre les deux hommes, et si Shôhei n’est pas bavard, il a le chic pour faire rager son grand fils et va comme de par hasard se prendre d’affection pour Tamotsu. Le dernier membre de la famille Hanazawa a des poils et quatre pattes et s’appelle Tarô. C’est tout bête mais j’aime bien quand les personnages d’un drama ont un animal domestique que l’on voit apparaître régulièrement ^^.

Otousan to yobasete compte quelques personnages supplémentaires du côté des lieux de travail de Kiichirô et Tamotsu. Sunashimizu (Yamazaki Ikusaburô) travaille dans l’entreprise de papa Hanazawa et est promis à une belle carrière. Légèrement imbu de sa personne et toujours à côté de la plaque, il en pince pour Miran mais s’est fait envoyé sur les roses par le passé. Malgré cet échec, papa Hanazawa le choisit comme élément clé dans son opération anti-Tamotsu car à ses yeux il remplit beaucoup mieux les critères du beau-fils idéal. Sunashimizu est le genre de personnage qui pourrait être vite lourd mais comme on ne le voit pas trop souvent son côté ridicule m’a plutôt fait sourire. Une collègue de Sunashimizu, Nakamori (Nakamura Yurika) craque complètement sur Kiichirô et est jalouse d’Aikawa (Nakamura Anne), son assistante zélée. Elle a toujours un sourire béat quand elle le voit et on croirait presque voir un filet de bave au coin de sa bouche (ou son nez qui saigne si on était dans un manga ^^). C’est plutôt marrant que ce soit une jolie jeune femme coquette qui réagisse comme ça. Enfin, Tamotsu reçoit les conseils de Yachigusa (Itô Shûko), une collègue qui, si elle a plutôt l’air d’une vieille fille, semble experte en relations amoureuses et familiales.

Otousan to yobasete n’invente rien avec son histoire de gendre qui doit se faire accepter par sa belle-famille, à commencer par un beau-père borné. Elle suit également un schéma classique : à chaque épisode ou presque, un événement va permettre à Tamotsu de se mettre en valeur et de gagner la sympathie d’un des membres de la famille Hanazawa. Malgré ce manque d’originalité, j’ai trouvé le drama très agréable à regarder. Parce que le schéma n’est pas trop rigide. Parce que si Kiichirô a tout d’un patriarche et que son épouse est mère au foyer, la famille Hanazawa a un côté assez moderne et que les thématiques de société liées aux secrets de ses différents membres sont intéressantes. Parce que si la série utilise une recette connue, elle l’assume, ne prétend pas être autre chose qu’une petite comédie familiale et ne donne pas l’impression de vouloir absolument remplir une lourde liste de clichés et de quiproquos interminables.

Quand un drama compte moins de dix épisodes, on soupçonne tout de suite une fin prématurée car les taux d’audience ne sont pas satisfaisants. Je crois bien que c’est le cas d’Otousan to yobasete avec ses 9 épisodes. La fin n’arrive pas si brusquement, de toute façon on sait dès le début ce qui va se passer, mais tout de même un épisode en plus ça n’aurait pas fait de mal. Le drama a aussi pour lui son OST signé Kimura Hideakira, très sympathique pour un genre dont on n’attend pas forcément grand chose. La chanson de l’opening, du groupe HY, est bien accrocheuse. Par contre l’autre chanson utilisée, qui est de Chôtokkyû, pas trop pour moi.

S’il n’est peut-être pas le drama de l’année, Otousan to yobasete m’a fait passé un bon moment, et parfois il n’en faut pas plus. Ses personnages sont sympathiques et dans l’ensemble très bien interprétés. Si je ne me suis pas tordue de rire à longueur d’épisodes, j’ai souri pas mal de fois, et je n’ai pas soupiré en tout cas ! Si vous cherchez un petit drama pas prise de tête, celui-là peut très bien faire l’affaire !

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