10 décembre 2018

[Film d’animation] Natsume Yûjinchô ~ Utsusemi ni musubu ~

natsume yujincho film

Comme je le disais encore récemment, j’ai passé 5 ans sans aller au ciné une seule fois, et avant ça je n’étais allée que 2 fois au ciné au Japon. Le prix des places, le peu de réductions possibles et l’absence à ma connaissance d’abonnements n’aident pas à la base, et puis quand Messire me donne permission de sortie j’ai jusqu’ici privilégié les concerts. Question animation, j’ai entre autres loupé sur grand écran Kimi no na wa et les deux derniers longs métrages de Yuasa Masaaki (je ne les ai toujours pas vus car j’arrive pas à décider quelle édition BRD acheter). Quand j’ai appris qu’un long métrage Natsume Yûjinchô allait sortir, je me suis promis que cette fois je ne raterai pas l’occasion de retourner un peu dans une salle obscure pour y voir Nyanko-sensei. J’ai même voulu faire bien les choses et assister à une avant-première avec présence des principaux seiyu. Je ne suis pas assez otak pour avoir des connaissances pointues dans le domaine mais si je devais citer mes seiyu préférés, Kamiya Hiroshi ferait clairement partie du lot et j’aurai l’occasion de reparler de lui quand je pourrai écrire sur mon énorme coup de coeur anime de cette année (et au-delà même). Hélas, j’ai perdu à la loterie et au moment des ventes normales j’ai eu l’éternel plantage des sites de réservation que je connais trop bien avec les concerts et toutes les places étaient parties en 3 minutes chrono. Du coup, j’ai décidé d’attendre de pouvoir y aller avec une amie, et avant qu’on se trouve une date qui nous convienne à toutes les deux, j’ai eu l’occasion d’aller prendre un bon repas au café temporaire installé à l’occasion de la sortie du film. Comme c’était déjà au moins la cinquième semaine de diffusion, il y avait moins de séances mais heureusement nous avons pu trouver un horaire et un endroit qui nous convenait, à 19h30 au Wald 9 de Shinjuku (l’un des 2 seuls cinémas om j’ia mis les pieds à Tokyo !).

Vu l’affection que j’ai pour la série animée de Natsume Yûjinchô, j’étais évidemment heureuse d’apprendre qu’on allait avoir du nouveau contenu. Mais j’avais quand même quelques réserves car le passage du format série au format long métrage est quand même assez casse-gueule et beaucoup de films tirés de drama ou d’anime ou même directement de manga comptent simplement sur le prestige du grand écran pour exploiter une licence sans que la qualité soit réellement au rendez-vous. Que ce soit une adaptation intégrale ou une histoire inédite, on se retrouve souvent avec quelque chose qui n’apporte pas grand-chose à l’univers de la série et ne peut pas réellement plaire à ceux qui ne le connaissent pas déjà. Bref, dans le cas de Natsume, on avait certes une bonne excuse de faire quelque chose de spécial : les dix ans de l’anime. Oui, déjà ! Vu le style tranche de vie et le rythme très paisible quand il ne s’agit pas de tataner des yôkais, je me demandais si le passage d’un format 20 minutes à plus de 100 minutes allait fonctionner sans enlever son charme à l’univers.

Dans Utsusemi ni musubu, Natsume va faire la rencontre d’une femme qui a connu sa grand-mère et de son fils. Nyanko-sensei, plutôt que de rester à ses côtés, va faire des siennes et se retrouver avec une forme très particulière. Les principaux personnages récurrents de la série (les camarades de lycée de Natsume et Natori) font tous une petite apparition et jouent un rôle dans cette aventure qui va amener le jeune homme à reconsidérer certains de ses souvenirs et à se rendre compte que le comportement d’une personne ne reflète pas forcément ses sentiments. Le temps passé au côté de quelqu’un, les souvenirs, l’affection pour sa famille d’accueil, le bonheur d’avoir des amis qui connaissent son secret, on retrouve tous les éléments qui au fil des épisodes et des chapitres mettent les relations humaines au coeur de Natsume Yûjinchô.

Si la qualité de l’animation ne m’a pas semblé supérieure, le grand écran est fort appréciable quand il s’agit de mettre en valeur les superbes paysages de campagne plus que jamais présents. J’ai vraiment adoré les plans avec des détails caractéristiques des villages japonais (petits ponts, glissières au bord des routes, murs typiques entourant les maisons…), ainsi que ceux sur les lycoris ou autres éléments illustrant la fin de l’été (l’histoire se déroule vers le mois de septembre). C’est aussi un plaisir de retrouver les mélodies toujours très appréciées après six saisons de série animée, dans des arrangements un peu différents il m’a semblé. La chanson thème n’est pas déplaisante mais manque clairement d’originalité que ce soit au niveau de la mélodie ou du chant.

Comme j’avais pu déjà le découvrir avec la bande annonce et les goodies du café, la « nouveauté » du film c’était le Triple Nyanko-sensei. Une occasion en or de sortir une série de goodies évidemment ! Mais voilà, c’est Nyanko-sensei, et comme les personnages le disent eux-même dans une scène, c’est ridiculement mignon, aussi bien l’apparence que la manière dont il(s) parle(ent). Oui, du coup je ne sais pas trop si je dois utiliser le singulier ou le pluriel ! Je vous laisse découvrir dans quelles circonstances notre petit estomac sur pattes va se « détripler » et comment il va reprendre sa forme originelle (enfin, qui ne l’est pas, en fait ^^). 

Au final, on ne peut pas dire que ce film soit une grosse claque, mais ce n’est pas non plus ce que j’en attendais et vu le « cahier des charges » j’estime qu’il s’en sort très bien, en évitant les longueurs dans son histoire même en durant 1h45. C’est une très bonne manière de patienter avant la saison 7, et j’ai pu me rendre compte une fois encore à quel point j’étais attachée à cette série. Comme je l’ai dit récemment, j’espère pouvoir sans trop tarder écrire quelque chose sur les saisons 5 et 6, ça serait trop dommage de pas le faire alors que chacune des 4 premières saisons a son petit billet !

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