23 mai 2018

[Paris] L’impressionnisme et la mode / Victor Baltard à Orsay

paris orsay

J’ai profité de mes « vacances » en France fin décembre et début janvier pour me faire deux petites expéditions culturelles à Paris malgré le prix du billet de train (première fois que je devais payer plein pot un Rouen/Paris, ça pique -_-). La première a été à Orsay, où je n’étais pas allée depuis pas mal de temps. Pas depuis son réaménagement, c’est certain. Comme c’est presque toujours le cas, je mets trop longtemps à écrire mes notes et résultat, les expositions dont je parle sont déjà terminées. Mais bon, je tiens quand même à revenir un peu dessus ^^.

J’ai acheté mon billet d’entrée pour le musée à l’avance et j’ai testé pour l’occasion le billet électronique sur mon iPhone. Vu la belle petite file d’attente qu’il y avait à l’extérieur, même si ça n’avait rien à voir avec ce qu’on voit habituellement au Grand Palais, j’étais bien contente d’avoir prévu le coup. Mon billet était pour 11h30 et j’ai même pu rentrer un peu avant comme j’étais sur place en avance, après être venue à pied depuis Saint Lazare. Le temps était gris comme pendant tout mon séjour en France, mais au moins il ne pleuvait pas, j’ai donc préféré éviter le métro tant que possible ^^.

L’impressionnisme et la mode

J’ai commencé ma grande visite à Orsay par l’exposition phare du moment, et j’ai dû patienter un peu pour pouvoir y rentrer (mais au moins une fois à l’intérieur ce n’était pas complètement bondé !). Je ne veux pas du tout jouer la fille blasée qui s’y connait à fond et qui a tout vu, mais par rapport à d’autres expositions, je n’ai pas fait beaucoup de nouvelles découvertes, car la majorité des tableaux exposés sont des grand classiques que j’avais déjà eu l’occasion de voir, en particulier ceux qui font partie des collections d’Orsay. Mais comme je vais le dire juste un peu plus loin, ça m’a fait vraiment plaisir de revoir certaines de ces toiles.

Le vrai intérêt de cette exposition, c’était en fait la cohabitation des peintures avec les tenues de l’époque et la manière dont le tout était mis en scène. Les vêtements et accessoires venaient pour la plupart du musée Galliera. Il y avait beaucoup de robes (dont une violette était celle même qui était portée par le modèle d’un tableau), mais aussi des tenues masculines, et des documents d’époque en rapport notamment avec les magasins de nouveauté (et hop, une petite citation d’Au bonheur des dames sur le mur de la salle pour l’occasion, vive Mimile ! ^^).

Ce qui était remarquable, c’est que chaque salle avait une ambiance très différente. J’ai bien aimé celle où des chaises avaient été disposées le long des murs. Et la dernière, avec sa moquette verte, ses murs bleu ciel, ses bruitages d’oiseaux et ses bancs où l’on pouvait voir les tableaux représentant des scènes d’extérieur, était vraiment géniale.

Je crois que je n’avais jamais vu les deux parties du Déjeuner sur l’herbe de Monet côté à côte. J’ai été également très heureuse de revoir le Rue de Paris, temps de pluie de Caillebotte, venu de l’Art Institute de Chicago où j’avais pu l’admirer il y a un an et demi.

Victor Baltard (1805-1874). Le fer et le pinceau

J’ai ensuite quitté la foule de l’exposition principale et du hall du musée pour aller dans un coin beaucoup plus tranquille, celui consacré à l’expo Victor Baltard. En s’arrêtant d’abord sur sa formation et son passage en Italie, le parcours de l’exposition nous propose de découvrir les différentes réalisations de l’architecte, en mettant évidemment particulièrement l’accent sur ses célèbres Halles.

Je ne suis pas parisienne, je ne suis pas assez âgée pour avoir connu les Halles, et pourtant je pense que c’était vraiment une erreur de les détruire, quand on voit que ce qui les a remplacé n’a même pas duré quarante ans et est à son tour en train d’être restructuré. Outre les différentes étapes de leur construction et leurs particularités architecturales, l’exposition évoque aussi la place des Halles dans la vie de la capitale avec plusieurs extraits de films où elles apparaissent. Le roman de Zola Le ventre de Paris est évidemment également évoqué.

On nous montre aussi l’énorme influence qu’a eu ce type de construction en Europe, avec des images des halles de différentes villes. Plusieurs documents évoquent la contestation à l’annonce de la destruction de l’ensemble de bâtiments, et on trouve également une série de photos prises pendant la destruction même. Enfin, on nous explique l’histoire de ce qu’on appelle aujourd’hui le pavillon Baltard.

En tant qu’architecte de la ville de Paris, Victor Baltard a participé à la conception ou à la rénovation de nombreux édifices, qu’ils soient civils ou religieux. Cela fait toujours bizarre de se rappeler qu’avant 1905, l’Etat et l’Eglise n’étaient pas séparés ^^. Une carte interactive de la capitale nous montre les emplacements des différents édifices sur lesquelles l’architecte a travailé d’une façon ou d’une autre. On retrouve notamment les abattoirs et le marché aux bestiaux de La Villette, ainsi que l’Hôtel de ville.

L’exposition montre beaucoup plus que des plans d’architecte, en particulier parce que Baltard a réalisé des peintures. C’est vraiment instructif, ni trop long ni trop court, et je suis contente d’avoir pu profiter de cette visite qui m’a permis d’en apprendre beaucoup sur un personnage d’une période historique que j’affectionne particulièrement.

Les collections permanentes

Comme je l’ai dit au début de ce billet, je n’étais pas allée à Orsay depuis que le musée a été réaménagé. Je n’ai donc pas raté l’occasion d’aller faire un petit tour dans les collections permanentes, en commençant évidemment par la grande galerie impressionniste, et en regardant tout particulièrement les Monet. Je n’ai pas vu mon favori, les charbonniers, mais il y avait pour compenser d’autres toiles que je ne me souvenais pas avoir vu avant. J’ai bien aimé la place choisie pour le groupe de cathédrales, même si elles étaient bien aussi avant, toutes alignées. Pour voir les Van Gogh, il faut maintenant aller dans une des salles sur le côté du grand hall, dans le coin où l’on trouve aussi les Gauguin et les Nabis.

Le fait d’écrire ce billet m’a déjà donné envie de retourner au musée ! Mais bon, il faudra patienter un peu pour la prochaine visite ^^. J’aurais pu y rester plus longtemps et voir encore plus des collections permanentes, mais bien que j’apprécie énormément de voir des peintures, il y a toujours un moment où je sature et où je n’en profite plus. C’était bien quand j’avais ma carte jeunes Orsay et que j’étais souvent à Paris ! M’enfin bon même si j’y étais encore, je suis vieille maintenant :p

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