20 octobre 2017

Un week end de printemps à Gifu : Deuxième journée à Takayama

takayama

Après une première journée à Takayama puis une deuxième journée à Shirakawa-go, notre troisième et dernière journée à Gifu s’est également passée à Takayama. Déçus la veille par le petit déjeuner de l’hôtel, nous ne l’avons pas réservé ce matin-là et sommes sortis directement pour voir ce que nous pourrions nous mettre sous la dent en ville. Sur ce coup-là, la chance était avec nous car il y avait justement un marché spécial dans la rue commerçante parallèle à la rivière principale.

Voir toutes les photos dans l’album de Takayama

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Il y avait l’embarras du choix, et nous avons pris plein de petites choses différentes à partager. Et nous sommes même revenus pour notre petit repas du midi ! D’abord des gohei mochi, ovales et plats sur des bâtonnets comme des sucettes. Tartinés de sauce miso sucrée ou parfumés au yomogi, tout juste grillés, miam ! Nous avons pris aussi une grosse boule comme un takoyaki géant mais qui était fourrée au boeuf, région de Hida oblige. J’ai aussi goûté un yaourt local le Cow Cow Yoghurt, nature et sans sucre comme je les aime ! La boutique permanente Cow Cow était aussi dans la même rue, nous y avons pris un bon petit café au lait. L’autre petite chose sur la photo, c’est un pain à la crème. Dans l’album photo, vous trouverez les croquettes au boeuf de Hida. Et la dernière chose dont je n’ai pas pris de photo (sûrement parce que nous étions trop pressés de goûter ^^) c’était un petit rice burger… au boeuf de Hida bien sûr :).

takayama yoghurt

Après un passage au bain de pieds (nous y étions allés les deux soirs et voulions en profiter une dernière fois avant de partir), nous sommes partis explorer un coin de la ville que nous n’avions pas vu le premier jour, au sud-est de la gare. Premier petit arrêt au sanctuaire Hida Tenmangu (j’y reviendrai le jour où je parlerai des sanctuaires tenmangu) avant d’arriver à la résidence Matsumoto, vaste bâtisse traditionnelle qui date de la dernière partie de l’époque Edo. Il faut le savoir que l’endroit se visite, et on ne devine pas du tout ce qu’il y a derrière cette sobre façade !

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Il n’y a pas d’autres visiteurs que nous et nous apercevons à peine la personne chargée de la surveillance en entrant. Nous somme donc seuls dans les lieux, et cela rend la visite encore plus passionnante : on se trouve quand même dans un bâtiment qui est privé à l’origine, avec des pièces destinées à l’habitation que l’on découvre une par une comme des voleurs  qui seraient entrés par une fenêtre mal fermée. Les Matsumoto étaient une famille de commerçants (différents produits selon les générations), et l’on trouve dans plusieurs pièces de nombreux objets et documents en rapport avec leur activité. Mieux vaut avoir les genoux bien huilés et le sens de l’équilibre pour aller à l’étage car l’escalier à l’ancienne, très raide et aux marches très hautes, est pire qu’une échelle :D.

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En continuant notre route, nous arrivons au Hie-Jinja, un grand sanctuaire à flanc de colline (celle où se trouvait le château de la ville), dans la verdure (typiquement le genre d’endroit où je ne serais pas allée traîner en plein été à moins de vouloir me suicider par piqûres de moustiques ! ^^). Je le garde sous le coude pour ma catégorie sanctuaires et temples afin de ne pas trop allonger ce billet (mais si, je finirai par écrire dans cette catégorie ! :). Plus loin, toujours perché au bord de la colline, un autre sanctuaire plus petit mais pas moins intéressant avec l’étrange couloir couvert de l’habitation voisine qui suit l’escalier d’accès et le petit sanctuaire annexe Akihabara-jinja perdu dans les arbres. De là-haut, on domine largement les toits de la ville :).

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Retour ensuite vers le centre pour une petite visite de l’ancien hôtel de ville, bâtiment de la fin du 19ème siècle qui abrite aujourd’hui un petit musée dédié aux affaires municipales. La batterie de mon APN m’avait lâchée plus tôt dans la matinée (était-je si naïve d’être partie sans mon chargeur en pensant qu’avec 3 batteries je pourrais faire 3 jours ? -__-) et je n’avais donc plus que mon smartphone. Les photos que j’ai prises de l’extérieur du bâtiment sont ratées, et je n’ai même pas essayé d’en prendre à l’intérieur. Voilà à quoi ça ressemble. Nous avons zappé la visite du Takayama Jinya, ancienne résidence du gouverneur sous les Tokugawa. C’est un des lieux de la ville cités en premier pour le tourisme, mais nous préférions continuer à nous promener à l’extérieur pour le moment. On a tout simplement pas le temps de tout faire, pour moi ça ne sert à rien de marathonner :).

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Retour par les vieilles rues vers le marché pour grignoter d’autres petites choses dont j’ai déjà parlé au début de ce billet. Pour le reste de l’après-midi, allons du côté du quartier des temples pour changer des sanctuaires :). Nous nous sommes arrêtés d’abord au Zennô-ji, puis au Soyuji. Il y avait encore plein d’autres temples à voir, mais je ne voulais pas me stresser à regarder ma montre toutes les deux minutes et à courir pour ne pas louper le bus parce qu’on s’était paumé dans la ville. Du coup, nous sommes retournés tranquillement vers le centre, avons récupéré notre valise à l’hôtel et sommes allés à la gare routière. Et en fait, on était en avance. C’est bien moi ça :D.

takayama

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Même une fois dans le car, le voyage n’était pas complètement fini car comme à l’aller, nous avons pu profiter du paysage. Et cette fois, avec le soleil déclinant ! J’ai pu prendre la photo qui a servi de première bannière de l’été pour 2014.

alpes japonaises

Takayama est vraiment une chouette ville. On n’y trouve rien de super imposant et de super connu, mais une multitude de petites choses. Quand on aime les vieux quartiers et les édifices religieux, c’est prafait ! J’ai trouvé que la ville faisait un bon travail de promotion, y compris pour les touristes étrangers. On y est vraiment tranquille, on peut profiter des bains de pied et dès qu’on prend un peu de hauteur on voit les montagnes. Comme tant de lieux au Japon, Takayama est très agréable au printemps, et doit être encore plus belle à l’automne. Si je peux y retourner un jour, ça serait bien que ce soit pendant un des deux grands festivals, à la mi-avril ou début octobre.

Si évidemment on voudrait toujours pouvoir rester plus longtemps, un week-end de trois jours c’était bien vu pour visiter Takayama et Shirakawa-go. Si on est en voyage, c’est une bonne étape entre Tokyo et le Kansai, ou même vers Nagoya ou Kanazawa.

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