23 octobre 2018

[Drama] Seinaru kaibutsutachi

seinaru kaibutsutachi

Titre japonais :  聖なる怪物たち

Nombre d’épisodes : 8

Diffusé en : Hiver 2012

Chaîne de diffusion : TV Asahi

Fiche : DramaWiki

Seinaru Kaibutsutachi est un des 7 drama de l’hiver 2012 que j’ai décidé de suivre en cours de saison après ma petite tournée de pilotes. Comme il est un peu plus court que la plupart des renzoku et que le sous-titrage a été effectué rapidement, c’est un des premiers que j’ai terminé. Attirée initialement par le mystère en milieu médical et une partie du cast, j’avais décidé de tenter l’aventure et le premier épisode m’avait fait bonne impression. Il est maintenant l’heure de faire un peu le bilan ! Je ne voudrais évidemment pas trop en dire sur l’intrigue, mais il est nécessaire de révéler un minimum d’élements pour pouvoir donner mes impressions. Je vais essayer de laisser ces éléments les plus isolés possible pour ne pas qu’ils soient reliés trop facilement. J’espère que ma critique ne va pas donner l’impression d’être trop déconstruite ! ^^

Shiba Kengo est un jeune chirurgien très doué à la carrière prometteuse, mais un peu trop idéaliste. Peu après son transfert dans un petit hôpital qui connaît des difficultés financières, une femme blessée et sur le point d’accoucher est déposée comme un vulgaire colis devant les urgences en pleine nuit et sous une pluie battante. Le docteur Shiba va pouivoir sauver l’enfant, mais pas la mère, dont l’identité est inconnue. Pour connaître les origines du terrible plan qui a conduit à ce tragique dénouement, il faut remonter presque un an en arrière et examiner les événements survenus au coeur d’une riche famille en quête d’un héritier…seinaru kaibutsutachi

Shiba Kengo est un gentil, un vrai, et il a même le background qu’il faut pour expliquer sa grande affection pour ses patients et ses idéaux de justice en particulier en ce qui concerne les enfants et la famille. Le personnage est peut-être un peu trop lisse et sa naïveté reste intacte malgré tout ce qui se passe. Le rendre un peu plus nuancé aurait peut-être permis de l’intégrer davantage à toute l’affaire, à laquel il reste au bout du compte lié seulement par sa bonté  et son dévouement. Dans ces circonstances, on ne peut pas dire qu’Okada Masaki, que je ne connaissais pas jusqu’ici, s’en sorte mal.

Le personnage clé de l’histoire est sans aucune doute Kasugai Yûka, infirimière en chef de l’hôpital où travail Kengo. Elle se fait beaucoup moins d’illusions sur le monde médical que le jeune médecin, et semble prête à tout pour atteindre son but. Froide, calculatrice, insensible en apparence, elle parvient à convaincre de son regard perçant tous les acteurs du drame à aller dans son sens pour que le secret soit préservé et que le projet aboutisse. Et tout aurait été parfait si Shiba ne s’en était pas mêlé ! Enfin, presque… Nakatani Miki tient le rôle à merveille, et le drama perdrait clairement une grosse partie de son intérêt sans sa présence.seinaru kaibutsutachi

Keiko, la soeur cadette de Yuka, vient d’entrer dans la prestigieuse famille Hyuga en épousant Toshio, le fils aîné, qui a divorcé de sa première femme pour pouvoir se remarier avec elle. La jeune fille a un désir de maternité si fort qu’elle en est un peu perturbée psychologiquement. Elle suit à la lettre les instructions de sa soeur, et va en venir par moments à s’opposer ouvertement à sa belle-mère quand elle va se rendre compte que l’enfant tant désiré va être avant tout l’héritier Hyuga avant d’être son fils (parce que oui, qui dit héritier dit garçon, les filles on s’en fout évidemment dans ce genre de famille à l’ancienne…).Sans être non plus exceptionnelle, Katô Ai se montre plus convaincante dans ce rôle que ce à quoi je m’attendais.seinaru kaibutsutachi

Hasegawa Hiroki incarne Toshio, principale figure de la famille Hyuga (son père semble déjà être en retrait pour ce qui est de la gestion de l’entreprise familiale). Bien qu’on n’entre jamais dans les détails, les Hyuga officient de le domaine de l’éducation et possèdent entre autres des crèches. Les Hyuga sont une famille de pasteurs, ce qui explique le titre du drama (littéralement, les monstres sacrés/saints) et le fait qu’ils doivent renvoyer une image irréprochable. Si certaines actions de Toshio se montrent décisives dans le déroulement du plan, au final il reste plutôt effacé et difficile à cerner. Le personnage n’est pas super différent de ceux qu’a incarnés Hasegawa dans Kaseifu no Mita et Second virgin (je me suis dit que décidémment, il avait toujours des histoires tordues avec ses épouses !), mais j’ai quand même apprécié de revoir l’acteur.seinaru kaibutsutachi

La jeune Mie, qui travaille dans une des crèches des Hyuga et que Keiko va prendre sous son aile, est interprétée par Suzuki Anne. Impossible de dire quoi que ce soit sur le personnage sans trop en dévoiler, mais j’ai encore une fois apprécié l’actrice. Okubo est le directeur de l’hôpital où travaillent Kengo  et Yuka. Ses piètres compétences de gestionnaire sont apparemment la cause de la mauvaise santé financière de l’hôpital. Désolé par la situation mais jamais alarmiste, gentil avec tout le monde, on se doute bien qu’il ne va pas pouvoir rester complètement étranger à l’affaire qui se trame dans son hôpital. Le rôle convient à merveille à Kohinata Fumiyo.seinaru kaibutsutachi

seinaru kaibutsutachi

Dans l’équipe médicale de l’hôpital, on trouve aussi l’infirmière Hirai, dont le charme n’échappe pas à Kengo. J’ai regretté que le petit secret du personnage, interprété par Omasa Aya, finisse par tomber un peu à l’eau. Mizuhara est un des collègues médecins de Kengo. Bien qu’au second plan, ce personnage incarné par Katsumura Masanobu est intéressant par son ambivalence.seinaru kaibutsutachi

seinaru kaibutsutachi

Enfin, l’hôpital loge un patient assez particulier qui a toujours une oreille et un oeil qui traînent et qui semble être au courant de nombreux secrets sur l’équipe médicale. On se doute donc qu’il va avoir vent de certains éléments de l’affaire et les dévoiler à certaines personnes à un moment ou un autre. J’ai été un peu déçue de la façon dont tournent les choses pour ce personnage, mais l’interprétation de Watanabe Ikkei reste très sympathique.seinaru kaibutsutachi

Si j’ai globalement aimé l’ambiance du drama, j’ai trouvé qu’elle aurait gagné en profondeur à être plus nuancée. Toutes les scènes, qu’elles soient à l’hôpital, chez les Hyuga ou ailleurs, sont sur le même plan et il n’y a pas vraiment de contraste. J’ai l’impression que c’est parce que la série n’a pas osé se montrer trop noire. Cela se voit avec les cas des différents patients que Shiba traite, qui au lieu de trancher avec la trame principale ont plutôt tendance à atténuer son côté dramatique. C’est pas comme si je voulais du sang partout et des tueurs en série, mais il manquait comme un petit quelque chose pour la tension dramatique. Cela se reflète aussi sur la fin, presque trop bonne même si elle est en accord avec la tournure des événements.seinaru kaibutsutachi

Ces petits soucis dans l’atmosphère du drama proviennent aussi sans aucun doute de sa bande sonore. Il y a des jolis morceaux, mais ils ne conviennent pas forcément parfaitement aux scènes ou ne sont pas utilisés de façon adéquate. Si l’Ave Maria de Bach, utilisé comme insert song (ça fait bizarre d’utiliser ce terme pour cette musique !) fait son effet les premières fois et reflète bien la dimension religieuse de l’histoire, au fur et à mesure des épisodes cela perd beaucoup en intensité. Je ne vais pas non plus prétendre que c’est complètement raté, on sent juste que ça aurait pu être mieux.seinaru kaibutsutachi

Seinaru kaibutsutachi nous montre comment, grâce au pouvoir de l’argent et à l’influence qu’il confère, une famille tente à tout prix de dissimuler des actions répréhensibles légalement et éthiquement (sur ce point on peut penser à Nagareboshi bien que son histoire soit très différente), et comment leur plan si soigneusement élaboré va être mis à mal par un médecin un peu trop scrupuleux, mais aussi parce que chacun dissimule des secrets qui peuvent changer complètement la donne. Jusqu’où a-t-on le droit d’aller pour avoir un enfant ? Cela a-t-il un sens de mettre en danger des vies pour en protéger une nouvelle ? Peut-on excuser les actions de Yuka, qui ne veut que le bonheur de sa soeur ?

Malgré les défauts que j’ai pu trouver à la série, je ne me suis pas du tout ennuyée. En 8 épisodes, on ne peut pas lui reprocher de traîner en longueur ! Seinaru kaibutsutachi dispose d’un casting très convaincant et a le mérite d’aborder le thème de la maternité sous un angle très différent de ce qu’on peut voir dans les drama familiaux ou les romances. C’est pour cette raison que le drama m’a plu et que je considère qu’il est digne d’attention, même s’il n’est pas à regarder en priorité.

1 commentaire sur [Drama] Seinaru kaibutsutachi

  1. Commentaires laissés sur l’ancienne version du blog

    Jusqu’à très récemment, je ne connaissais pas non plus le p’tit Masaki Okada… mais je l’ai découvert dans un autre drama que celui dont tu parles ici… Sur l’affiche, je l’ai confondu (pendant deux secondes) avec Miura Haruma. Je comprends que tu aies été attirée en partie par le casting: il y a du beau linge. On dirait que Fumiyo Kohinata s’est pris un petit coup de vieux… c’est pour les besoins du drama?

    Écrit par : Dramafana | 18.04.2012

    C’est vrai qu’il y a un air de ressemblance entre Okada Masaki et Miura Haruma. Bah de toute façon, tous la même tête ces chinois ! :p :p
    En effet Kohinata Fumiyo est grisonnant mais je crois que c’est fait exprès ^^.

    Écrit par : Katzina | 20.04.2012

    Je comptais regarder cette série pour la présence de Nakatani Miki que j’adore dans ses films (Memories of Matsuko, Flavor of Happiness, Kaosu…). J’étais surpris de la voir au casting d’un nouveau drama, mais c’est peut-être fréquent de passer du cinéma aux drama au Japon, je ne le savais pas. Par contre la thématique médicale m’a rebuté, du coup je ne l’ai pas comméncé.. Maintenant au vu de ta critique, le drama semble appréciable, je me laisserais donc sûrement tenté!

    Écrit par : Alex | 19.04.2012

    Je ne suis pas experte dans le domaine mais d’après la filmographie/dramagraphie de certains acteurs, il semble bien qu’au Japon la frontière entre petit et grand écran est beaucoup plus mince et surtout qu’on peut la franchir dans les deux sens, et plusieurs fois ^^.
    Nakatani Miki est un bon exemple, il y a aussi Hirosue Ryôko, Aoi Yu, Abe Hiroshi, Arata, et sûrement plein d’autres !

    Dans Seinaru Kaibutsutachi, c’est surtout le côté « gestion » des hôptaux qui est présent, on ne passe pas non plus la moitié des épisodes au bloc opératoire ou à faire un diagnostic difficile ^^.

    Écrit par : Katzina | 20.04.2012

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