20 août 2017

Mon année 2011

Depuis la fin de mon M2 et de mon contrat pro, je me disais qu’il faudrait que je fasse un billet pour faire part de mes impressions sur cette trépidante année. Et puis comme j’avais une montagne d’autres billets à écrire et que la fin de l’année approchait, j’ai décidé de laisser ça pour la fin décembre. Maintenant que les bilans drama et anime sont faits, et que je ne vois pas d’autres choses à dire pour l’instant sur le blog en lui-même vu que ça a déjà été fait lors de son cinquième anniversaire, je peux donc blablater un peu sur moi. Avec quelques photos saisonnières, ça passera mieux ^^.

J’ai quand même plusieurs fois donné mes impressions sur le vif, mais ça n’était peut-être pas toujours très clair. Là, je ne compte pas non plus écrire un roman, juste reprendre un peu les choses dans l’ordre. Pour moi, 2011 ça a été mon master 2 pro en alternance, et j’ai vraiment l’impression que 2011 a commencé le 20 septembre 2010, puisque à dater de ce jour, je n’ai plus vu passer les 3 derniers mois de 2010. Le 20 septembre, c’était le début des soutenances de la promo précédente, et c’est ce jour-là que j’ai su que j’étais embauchée et que je pouvais donc bel et bien faire cette année de M2 en alternance, après m’être cassée la tête pendant quatre mois (enfin trois avec ma pause japonaise en août) à envoyer des candidatures.paris

Et puis à partir de là, tout a été très vite. Gros coup de stress au début car il fallait que je trouve mon sujet de mémoires et mon ordi était HS. J’ai dû me démerder deux mois avec mon Eee PC… Et puis j’étais toujours à Rouen alors que mon université et mon entreprise étaient à Paris. Pas de temps pour trouver un logement, pas non plus envie de dépenser une fortune en hâte pour en avoir un alors que je sais pertinemment que c’est possible de venir tous les jours de Rouen.

Ca aurait quand même été vachement dur de faire toute l’année comme ça, alors j’ai opté pour la solution de cohabiter avec une personne âgée. A cinq minutes à pied de la fac, à trois petits quarts d’heure de marche/tram du boulot. Pas un rond à aligner pour le loyer, et du coup évidemment pas d’abonnement de train grande ligne. Sachant que j’avais un salaire, ça m’a permis de faire l’année dans de super conditions. Rien que pour ça, vive l’alternance !

Evidemment, il y avait des contreparties à ça : je devais être là tous les soirs en semaine, et aussi le soir un week-end sur deux. Vu le boulot que j’avais de toute façon, je rentrais direct après les cours ou le boulot pour allumer mon ordi et bosser… Un weekend sur deux, je restais à Paris et j’avançais dans mon boulot. Et puis, j’en ai quand même profité pour faire quelques petites sorties dans la capitale ! ^^ Et les autres weekends, je pouvais rentrer à Rouen voir un peu ma famille et être chez moi. C’était super pénible de repartir le dimanche par contre !rouen

Comme la vieille dame chez qui j’habitais était beaucoup plus dépendante que prévu, ça n’a pas été évident tous les jours. Ajoutez à ça le fait que l’appart n’était pas de tout confort et que le voisin d’à côté était un psychopathe qui mettait régulièrement la musique à fond la nuit tout en braillant jusqu’à ce qu’il n’ait plus de souffle, j’ai quand même pas mal de fois pensé à me casser, surtout en mars. Au départ, je devais partir fin juin, même si pour moi ce n’étais pas la fin de mon année universitaire. Du coup, je suis partie fin mai et j’ai profité de congés pour finir mon mémoire, dont la plus grosse partie était à rendre le 15 juin (enfin le 22 du coup ^^), et les deux autres le 8 juillet. C’était pas facile tous les jours avec ma ptite mémé, et je vais pas vous faire le coup de la « formidable expérience humaine », mais c’est certain que c’est quelque chose de se sentir utile.

Donc de juin à mi-octobre, à part pendant mes 3 semaines de congés en juillet où je suis allée au Etats-Unis, j’ai de nouveau fait le trajet Rouen-Paris tous les jours pour aller au boulot. Lever à 5h45, préparation du petit dèj pour l’emporter dans le train, dégustation devant un bon épisode d’anime, et après je finis ma nuit. Retour chez moi vers 19h15. Mais à partir du moment où mes mémoires étaient terminés, j’ai eu l’impression d’avoir plein de temps libre. Il m’a même fallu un moment pour me déshabituer de ce rythme, tellement j’étais conditionnée à avoir la dose de trucs à faire en rentrant.

J’ai toujours eu des facilités pendant ma scolarité et je n’ai jamais eu besoin de bosser à fond pour avoir de bonnes notes, ou du moins des notes passables vers la fin. Je suis incapable de bosser sérieusement quand je n’aime pas quelque chose, et j’ai un peu tendance à tout faire au dernier moment, même si j’ai pu justement me rendre compte avec certaines personnes de ma promo que question procrastination j’étais une petite joueuse. En fait, je crois que je commence à bien me connaître, et que je sais quand ça passe et quand ça casse. Tout comme j’ai su à la fin de ma deuxième année de japonais qu’il fallait passer l’été à bosser les kanjis pour réussir ma troisième année, j’ai su qu’il ne fallait pas que j’attende le dernier moment pour bosser sur mes mémoires.campagne

Oui, c’était super dur de se remettre au travail le soir alors que j’avais une journée de boulot ou de cours dans les pattes, et j’avais franchement envie de passer mes soirées à regarder des drama, des anime ou à jouer à la console. Ou tout simplement de niaiser sur Internet, le genre de trucs qui bouffe un temps incroyable. On se dit, allez je regarde ce site/forum/blog dix minutes, et hop on y passe une heure… Donc ça, j’ai arrêté ^^. C’était dur de bosser, mais l’idée de ne pas bosser et de laisser tout ça pour plus tard me stressait encore plus. J’avais hâte d’avancer, d’en voir le bout.

Au début, on se demande bien ce qu’on va pouvoir écrire et rechercher pour ces fichus mémoires, et puis on finit par ne penser plus qu’à ça, on en rêve, tout d’un coup ils prennent forme, ils grandissent, on les retouche dans tous les sens. Et on pourrait continuer longtemps, mais à un moment, il faut s’arrêter ! La plus grosse partie de mon travail a été rendue sous forme électronique, mais il y a une partie que j’ai imprimée, et rien que d’avoir ça entre les mains et de se dire qu’on a passé des heures pour chercher ce qu’on avait écrit dedans et le mettre en phrases, c’est vraiment quelque chose !

Les semaines de cours étaient crevantes (35 à 40h, même au lycée j’en n’avais pas autant ! ^^) mais c’était super intéressant, et la promo était géniale. Je n’avais jamais connu cette ambiance de classe à la fac, même si j’en avais fait 3 différentes avant. Quand on est plusieurs centaines de personnes dans un amphi et que les groupes de TD ne sont jamais les mêmes pour les différentes matières, ça aide pas à faire connaissance, surtout quand on est très timide comme moi. Là, on était à peine plus de 20, toujours dans la même salle, des journées entières. Tous dans la même galère pour les mémoires et les travaux à rendre. Aucun esprit de compétition, et beaucoup d’entraide. Superbe façon pour moi de terminer mes années d’étudiantes, moi qui ai toujours passé le moins de temps possible sur le campus ! Enfin, je dis terminer, mais il faudrait pas que je m’avance trop non plus. Je n’exclue pas de faire un jour un master d’études japonaises, mais on verra plus tard ^^.

En entreprise, c’était super aussi. De la traduction évidemment, j’étais là pour ça, mais dans un secteur d’activité que je ne connais pas du tout. J’ai appris énormément de choses, et même si j’étais en apprentissage, j’avais des responsabilités et j’étais considérée comme membre de l’entreprise à part entière. Ah, et la cantine le midi c’était vraiment pas mal ! :pparis

Arrivée en octobre, j’étais vraiment sur les rotules, et je ne me voyais pas enchaîner tout de suite un nouveau travail. Je n’avais pas eu le temps ni de réfléchir à ce que je voulais faire, ni de postuler à des offres. Je voulais me laisser la fin de l’année pour me poser un peu et penser à tout ça. C’est certain que je le fais parce que je peux me le permettre. Et puis depuis le temps que je devais passer le JLPT, c’était le moment ou jamais. Même si du coup, je suis pas du tout sûr de l’avoir…

Bon, j’avais dit que je ferais pas de roman, j’ai quand même fait une nouvelle ! :p Voilà donc comment était mon année 2011 : aussi intense qu’enrichissante ! Comme je le raconterai en détails, mon voyage aux USA a été une vraie bouffée d’air frais à un moment idéal. Et puis en septembre, dernier pic avant le grand calme, mariage de ma soeur trois jours avant ma soutenance finale ! PowerPoint préparé au dernier moment, évidemment ^^.

Je suis incapable de dire ce que je fais de mes journées en ce moment, mais elles passent toujours aussi vite. D’ailleurs à l’heure où j’écris ces lignes, c’est le soir et je me dis que si je vais pas me coucher, demain matin ça va être n’importe quoi. J’essaie de garder un rythme décent, parce déjà que ma vie sociale est en hibernation, alors en plus si je me mets à vivre la nuit et que je sors plus de chez moi, ça va pas le faire ! :p.

Et en 2012 ? Comme je l’ai déjà dit, je compte aller travailler un peu au Japon. Je ne suis pas assez casse-cou pour partir en working holiday sans avoir aucune piste de travail, et je voudrais vraiment pouvoir bosser dans mon domaine. Si je vois que c’est trop compliqué pour l’instant, je me tournerai sûrement vers l’ouest, qu’il soit juste outre-Manche ou carrément outre-Atlantique. En attendant, si vous avez connaissance d’un CDD de traduction anglais/japonais -> français à Paris, faites-moi signe ^^. Evidemment, je compte pas trouver sur Rouen (pole-emploi.fr m’a fait remarqué que mes critères traductrice + Haute-Normandie étaient trop restrictifs :p), et puis le train, c’est bien :p.

2012… l’an 2000 est décidément bien loin !

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