17 novembre 2018

the brilliant green – BLACKOUT

the brilliant green

C’est pas nouveau, j’arrive toujours après la bataille, et même quand je veux suivre l’actualité au lieu de parler de vieux trucs, je me retrouve à faire un article sur un album qui est sorti il y a sept mois. Mais bon, on s’en fout un peu ! Reposons encore une fois le contexte même si j’en ai parlé plusieurs fois (mais certes de façon éparpillée) sur ce blog.

the brilliant green est le premier groupe de pop/rock japonais que j’ai vraiment découvert, et il a été actif de 1998 à 2002, période pendant laquelle il a sorti quatre albums. Que j’ai évidemment écoutés en boucle et qui ont constitué mes premiers achats de musique japonaise en dehors des OST de Final Fantasy. Comme je les ai connu en 2004, ils étaient déjà inactifs depuis 2 ans, mais pas officiellement séparés.

Il a donc fallu entendre 2007 pour qu’ils se remettent au travail et sortent un single (sympa), suivis de deux autres (encore mieux) dans les mois suivants. Un best of l’année suivante, et puis de nouveau plus rien, étant donné qu’un changement de maison de disque se tramait. On attend donc encore, on n’est plus à ça près, après tout !

Nous voilà arrivés en 2010, et le groupe se met enfin à sortir des singles avec sa nouvelle maison de disques. Très plaisant dès la première écoute, mais « c’est plus ce que c’était » aurait-on peut-être tendance à dire. Non, évidemment, ça ne peut plus être ce que c’était étant donné toutes ces années qui se sont écoulées. Les membres du groupe ont changé, mais les fans aussi.

Je ne peux donc pas dire que je n’avais pas quelques réserves, mais je ne concevais pas de ne pas acheter ce nouvel album que j’avais tant attendu et qui aurait pu ne jamais sortir après tout ce temps. Et en édition limitée évidemment, ce qui m’avait été impossible de faire avec les quatre premiers. Pochette en carton grise très sobre, DVD bonus, toussa.

Dès les premières écoutes, j’ai trouvé ce disque très sympa, et j’ai découvert les trois singles que je connaissais déjà dans leur contexte si on peut dire. J’ai en particulier une grande affection pour Blue Daisy, qui a des airs de Hello another way (qui fait partie de mon top 10 du groupe). J’ai entendu (ou plutôt lu) des gens affirmer que ça ressemblait plus à du Tommy heavenly6 (un des side projects de Kawase Tomoko, la voix du groupe) qu’à du the brilliant green. Faut dire que c’est normal qu’on sente l’influence, vu que c’est ce que la chanteuse a fait ces dernières années, ça serait plutôt étrange qu’il y ait une coupure nette.

Du peu que je connais, c’est clair qu’il y a du Tommy, avec un son qui se veut à la fois plus « lourd » mais au final plus pop (ça veut rien dire ?) mais on reconnaît aussi tout à fait les bonnes vieilles recettes du groupe sur la plupart des titres. Le premier titre, Blackout, constitue une très bonne introduction. On passe ensuite à Black Dark Knight, qui pourrait presque paraître prétentieux tellement il se veut « sérieux », mais le refrain est vraiment très accrocheur.

On passe ensuite à I’m sick of this place, au ton plus enjoué et au refrain non moins accrocheur. Le titre suivant, Talk to me, a des sacrés airs de punk pop californien (pour ce que je m’y connais. Vient donc ensuite Blue Daisy et son ambiance nostalgique si prenante, puis Break Free, un véritable petit bijou accoustique. On retourne un peu sur les campus de la West Coast avec Going Underground, et on a ensuite Whirlwind, un autre de mes coups de coeur du disque. Un riff et un rythme vraiment efficaces, un ton sérieux mais pas trop, c’est vraiment bon.

Spring Gate a elle aussi des côtés tommiesques et participe bien aux petits changements d’ambiance au fil des pistes. On arrive ensuite à Song 2, et les fans de Blur ne rêveront pas, il s’agit bien d’une reprise de la chanson aux fameux « wouhouh ». Très fidèle, si ce n’est que Kawase Tomoko n’a évidemment pas la même voix que Damon Albarn ^^. Sympa oui, à part que Kawase a l’air peut-être un peu trop blasée. Et puis j’aime beaucoup quand un groupe fait une reprise d’une chanson que je connais, mais d’un sens il n’y a pas vraiment « d’intérêt », soit c’est dans un album que de reprise, ou d’hommage à l’interprète original, ou alors en face B.

On arrive à I just can’t Breathe, troisième single (chronologiquement parlant) du disque que j’aime aussi de plus en plus avec ses petits airs mélancoliques. Le titre suivant n’est autre que Like yesterday, premier des singles ayant précédé l’album. Là aussi, si l’accroche n’avait pas été immédiate, la mélodie finit par rester dans la tête. Le disque s’achève on ne peut mieux (comme quoi on fait encore attention à l’ordre des pistes sur un disque malgré la dématérialisation de la musique) avec une autre pépite accoustique, Blue sunrise, aussi simple que belle.

 

 Au final, je peux dire que je suis tout à fait satisfaite de ce cinquième album, et j’ai même beaucoup apprécié qu’il se dévoile progressivement plutôt que de péter à la tête dès la première écoute. Si certains titres ne sont pas inoubliables, ils sont plaisants et ont une mélodie suffisamment entêtante. A côté de ça, on a des chansons vraiment très réussies. Les ambiances sont assez variées, mais le tout garde une cohérence, et c’est ce que j’aime dans un album. Si tous les groupes qui étaient en pause ou séparés pouvaient revenir avec des albums comme ça, ça serait bien ! (comment ça je pense aux Smashing Pumpkins ! :p).

Je ne crois pas que l’album ait eu un succès commercial (les singles ne se sont pas très bien vendus il me semble), et j’ai bien peur que ça remette en question la suite de la carrière du groupe chez Warner. Et puis surtout, Matsui Ryô a quitté le groupe il y a presque un an, donc the brilliant green est réduit à un duo. On verra ce qui va se passer, après tout moi je peux bien attendre plusieurs années ^^.

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