Découverte de Kôbe à Noël – Partie 1 : Ikuta et Chinatown

kobe nankinmachi lanternes

Je crois que je peux dire maintenant que c’est une tradition pour moi de ne pas passer Noël à la maison à moins d’avoir du monde pour le fêter avec moi (je dis moi, parce que l’autochtone et Noël bien sûr, ça fait 2 :D). En 2013, nous sommes allés à Chicago et en 2016 à Taipei. Pour 2017, nous avons décidé de rester au Japon, en grande partie parce que le temps nous était compté (on devait aller en France à la base mais l’autochtone n’a pas pu avoir assez de congés pour ça).

Quand il s’agit de trouver une destination japonaise, il y a l’embarras du choix donc ce n’était pas vraiment un problème ! Vu la période, on aurait pu opter pour un Noël blanc et aller quelque part dans le Tôhoku ou dans le Japon de l’envers. Mais je n’étais pas d’humeur pour la marde blanche donc j’ai profité de l’occasion pour enfin visiter une ville que je voulais découvrir depuis longtemps, Kôbe. J’étais sûre que j’allais beaucoup apprécier car elle a des points communs avec Yokohama, et ça a effectivement été le cas !

L’hôtel et le trajet

Étant donné que la période était très prisée et que nous n’avons pas pu réserver longtemps à l’avance (pas beaucoup plus de 2 mois), on n’a pas trouvé notre hébergement très facilement. Il y avait encore des chambres d’hôtel libres le 23 et le 25 mais sans surprise ça bloquait pour la nuit du 24 décembre. On allait se résoudre à prendre 2 hôtels différents et sûrement à dépasser notre budget mais on est quand même passé avant à l’agence JTB près de chez nous et on a bien fait car l’agente nous a trouvé un hôtel dans nos prix qui était libre pour les 3 nuits de notre voyage et avec un cadre qui s’annonçait assez chouette. Et puis du coup, on a réservé en même temps les billets de Shinkansen. A ce moment Messire avait 2 ans donc on a pris que 2 sièges.

Le matin du 22 décembre, direction la gare de Tokyo (un peu plus près pour nous que celle de Shinagawa) pour monter dans le Nozomi, qu’on avait déjà pris plus tôt dans l’année pour aller à Ôsaka et Kyôto avec ma famille. Une fois arrivés à la gare de Shin-Kôbe, un tout petit tour de métro nous a amenés jusqu’à Sannomiya, la plus grosse gare de Kôbe, qui nous a paru tellement tranquille comparée à Shinjuku ou Ikebukuro ! Notre hôtel se trouvait côté nord de la gare, c’était un Hotel Monterey. L’ambiance très occidentale avec une sorte de cloître près de l’entrée, le sol en tomettes et de vieux meubles et accessoires dans le lobby allait plutôt bien avec la ville et l’emplacement est pratique. Dans tous les cas, l’avantage d’une ville comme Kôbe c’est qu’on peut faire beaucoup, voire tout à pied. On a quand même pris un peu les transports en commun parce que même si Messire trotte il avait que 2 ans et à ce moment-là on avait déjà rangé la poussette. Restait le porteur où il faisait toujours sa sieste mais on ne pouvait pas non plus faire trop de kilomètres car la bestiole n’était pas légère :D. Je ne peux rien dire sur le petit dèj du Monterey car on n’a pas pris l’option mais en tout cas aucun problème. Avec un plus gros budget l’Oriental à Meriken Park doit valoir le détour avec la vue !

Le sanctuaire Ikuta

Après notre pause déjeuner (on n’a pas trop fait dans la gastronomie locale, là c’était un thai à côté de l’hôtel ^^), nous étions prêts pour nous rendre à notre premier lieu de visite, qui était à deux pas de là : le sanctuaire Ikuta, l’un des plus importants et plus anciens lieux de culte shintoïstes de la ville. Comme d’habitude, je n’entre pas trop dans les détails car j’espère toujours faire des billets sur les plus grands sanctuaires et temples que j’ai visités. Il restait quelques couleurs d’automne dans les arbres, et le grand panneau à l’effigie du signe de l’année qui allait bientôt commencer était déjà installé devant le bâtiment principal. J’ai beaucoup aimé le petit sanctuaire Inari attenant qui est très récent mais a gardé quelques éléments anciens. Bien sûr, je n’ai pas raté l’occasion d’ajouter un sceau de plus à mon carnet !

De petits imprévus

En sortant, nous avons suivi la rue marchande à laquelle le sanctuaire donne son nom et avons ensuite pris la direction du sud-ouest après la gare de Sannomiya pour nous diriger davantage vers le centre de la ville. Ce trajet a été assez épique : déjà, on a dû faire demi-tour quand on s’est rendu compte que Messire avait perdu son bonnet renard tout neuf. Heureusement, on l’a retrouvé au pied d’un lampadaire. On est passé au premier magasin à 100 yens qu’on a croisé et on a pris un strap pour pouvoir accrocher le bonnet à son manteau pour ne pas que ça se reproduise. Et puis juste après ça, je me suis rendu compte que l’objectif motorisé de mon Olympus ne fonctionnait plus. Aucune chute, aucun choc de l’appareil pourtant. Donc c’était soit prendre toutes mes photos au télé-objectif, soit me contenter de l’iPhone. La majorité de mes photos de Kôbe sont donc à l’iPhone, certaines même avec celui de l’homme car le mien a fini par avoir sa mémoire saturée. Ca change de ce qui se passe d’habitude, à savoir que j’oublie toujours soit ma carte SD soit mon chargeur Olympus. Je donne quand même le fin mot de l’histoire : j’ai été faire réparer mon objectif chez Olympus, j’en ai eu pour 12000 yens, ce qui est quand même un peu moins cher qu’un neuf. J’étais assez blasée car apparemment il y a eu beaucoup de pannes sur ce modèle mais ils n’ont rien voulu savoir vu que la garantie n’était plus valable (il avait pas loin de 4 ans à ce moment).

Nankinmachi la nuit

Nous sommes passés brièvement dans les allées marchandes de Motomachi, et nous avons même aperçu la boutique originelle de la marque de vêtements pour enfants Familiar, qui a inspiré l’histoire du drama Beppin-san. Nous n’étions plus qu’à deux pas de Nankinmachi, le quartier chinois de Kôbe, qui est l’un des trois plus grands du Japon avec ceux de Yokohama et Nagasaki. En allant à Kôbe à Noël, je pensais pouvoir admirer les illuminations du célèbre festival Luminarie, mais en fait il est plus tôt en décembre et était déjà terminé. Heureusement, le festival des lanternes de Nankinmachi était toujours en cours lui, et c’est la raison pour laquelle nous sommes arrivés dans le quartier à la nuit tombée.

Nous avons donc sillonné les rues du quartier où l’on trouve sans surprise de nombreux restaurants et boutiques de street food. Messire a pris un petit goma dango comme goûter tardif. La place principale avec le petit pavillon et les statues est vraiment superbe. Les portes son très chouettes aussi, il y en a une qui ressemble à celles de Yokohama, mais de l’autre côté celle en pierre blanche est bien différente. Même les distributeurs de boissons Coca sont dans l’ambiance du quartier ! Je pense que la visite de Nankinmachi de nuit vaut le détour même sans les lanternes car il y a aussi pas mal de néons et autres lumières qui éclairent les rues.

Nous sommes remontés jusqu’à Sannomiya et avons mis à l’honneur un autre pays asiatique pour le dîner : nous avons mangé dans un restaurant coréen, j’ai goûté du makgeolli noir c’était bien bon ! Et en dessert, un petit taiyaki à la patate douce dans une boutique toute proche. Notre première journée à Kôbe était déjà terminée, il nous en restait deux pour découvrir davantage cette ville entre mer et montagne.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*