[Drama] Hyakunen no monogatari

hyakunen no monogatari

Titre japonais : 百年の物語

Nombre d’épisodes : 3 de 2 heures environ

Diffusé en : Eté 2000

Chaîne de diffusion : TBS

Fiche : DramaWiki

Il y a quelque temps, en allant de fiches d’acteurs en fiches de séries sur le DramaWiki, je suis tombée sur ce tanpatsu en trois parties. Le concept m’a tout de suite plu, et comme j’aime assez Matsushima Nanako, je l’ai tout de suite mis dans ma liste. Je ne regarde pas souvent de tanpatsu, il faut dire que ce n’est pas ce qu’il y a de plus évident à trouver. Pour faire une petite pause entre deux séries renzoku, c’était l’déal.

Chacun des trois épisodes du drama se passe à une époque différente, du début du 20ème siècle à nos jours, d’où le titre (hyakunen signifiant cent ans). Trois époques, trois générations de femmes différentes dans une même famille. Et à chaque fois, le personnage principal est incarné par Matsushima Nanako.hyakunen no monogatari

Le premier épisode se passe pendant l’ère Taisho (1912-1926), et l’héroïne se nomme Aya. Elle est issue d’une famille de propriétaires terriens ancienne et vit insouciamment jusqu’à ce qu’elle doive se marier pour sortir sa famille de problèmes financiers. On assiste alors à sa vie tumultueuse entre son mari qui semble l’ignorer et un jeune peintre dont elle a fait connaissance dans son village natal et qui est ensuite venu s’installer dans la capitale. Le principal événement historique que l’on retrouve est le tremblement de terre du Kantô de 1923. La condition des femmes à cette époque y est bien sûr évoquée : elles pouvaient être accusées d’adultère et emprisonnées, ce qui n’était (évidemment) pas le cas des hommes.

Le drama date un peu, et l’image étant en plus de piètre qualité, j’ai mis quelque temps à me mettre dans le bain. La reconstitution n’est pas toujours exceptionnelle, dans le sens où on remarque bien qu’on a affaire à des décors. Mais passé ce cap d’adaptation, j’ai beaucoup apprécié l’histoire et le destin parfois très cruel d’Aya. Je ne connaissais pas grand monde de ceux qu’on peut voir aux côtés de Matsushima Nanako, mais ils m’ont dans l’ensemble convaincue. Et j’ai eu le plaisir à la fin de l’épisode de retrouver Kanno Miho.hyakunen no monogatari

Le deuxième épisode se passe à la fin des années 40, pendant l’occupation américaine, et nous sommes donc pendant l’ère Shôwa (1925-1989). Le personnage principal est cette fois Junko, la fille d’Aya. Elle vit avec son jeune frère, et le quotidien n’est évidemment pas toujours facile vu le contexte. Junko va faire la connaissance d’un soldat américain d’origine japonaise, incarné par Osawa Takao. Elle va également retrouver son oncle, soldat pendant la guerre. C’est Kitano Takeshi, ou plutôt Beat Takeshi car c’est son nom d’acteur, qui joue ce personnage. On peut aussi retrouver Takeuchi Yûko. Là encore, l’histoire n’est pas gaie mais elle est très touchante.

Le troisième et dernier épisode est contemporain ou presque : il se passe à l’ère Heisei, en 2000 (année de production de la série). Le personnage principal, Chiyo, est la petite fille de Junko. Sa mère l’a abandonnée quand elle était petite, et la jeune femme a évidemment été très marquée par ce départ resté inexpliqué. On se doute qu’elle va d’une façon ou d’une autre trouver des réponses aux questions. qu’elle se pose à ce sujet. Par un concours de circonstances, un jeune homme incarné par Watabe Atsurô va se trouver mêlé à sa quête qui prend des allures de road movie  dans le désert du Nevada et en Californie. Il y a peut-être un côté cliché à cette aventure américaine, mais comme pour les épisodes précédents, on se prend très bien au jeu. Il y a certains éléments qui relient le présent au passé, renforçant les liens entre les épisodes, et c’est vraiment sympa.hyakunen no monogatari

La bande sonore s’adapte aux différentes ambiances et aux différentes époques et est dans l’ensemble agréable. La chanson thème de Nana Mouskouri, on peut pas dire que je sois fan, mais pour trois épisodes, ça passe ^^. Moi qui aime toujours quand la grande Histoire se mêle aux petites histoires, j’ai beaucoup apprécié cette série. Evidemment, le fait qu’elle se concentre sur des femmes et des histoires de famille m’a également plu. L’idée d’avoir une même actrice interprétant des femmes de différentes générations est bien trouvée, et Matsushima Nanako se montre à la hauteur : on a bien trois personnages différents, pas un personnage qui traverse les époques.

Les trois épisodes peuvent se regarder à la suite, comme je l’ai fait (deux un soir, et le dernier le lendemain ^^), mais on peut aussi les espacer un peu plus. En tout cas, je conseille ce drama à ceux qui veulent un peu de changement par rapport aux séries de 10 ou 11 épisodes, c’est pour moi une très bonne découverte.

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