13 décembre 2017

[Drama] Zoku saigo kara nibanme no koi

zoku saigo kara nibanme no koi

Titre japonais :   続・最後から二番目の恋
Nombre d’épisodes : 11
Diffusé au : Printemps 2014
Chaîne de diffusion : Fuji TV
Fiche : DramaWiki
Voir aussi : Saigo kara nibanme no koi

Parmi les nombreux drama de la saison de l’hiver 2012 que j’ai vus, Saigo kara nibanme no koi avait été un gros coup de coeur. J’avais déjà été ravie qu’un épisode spécial succède au renzoku, et encore plus quand je me suis rendu compte au printemps 2014 que Fuji TV diffusait une deuxième saison. Les saisons 2 sont déjà rares pour les drama japonais de type procedural ou au sens plus large tous ceux qui suivent un schéma précis dans leurs épisodes quel que soit le thème, mais ça l’est évidemment encore plus quand on a affaire à un scénario original de type romance et tranche de vie. Je me suis décidée à visionner la série en avril, alors que mon tout nouveau petit locataire me plombait l’appétit et le moral à coups d’hormones et que je ne quittais pas mon futon de la journée. Et c’est exactement le genre de truc que j’avais besoin de voir ! Mieux vaut ne pas lire ce billet en détail si vous n’avez pas encore vu la première saison du drama, car si j’essaie d’en dire le minimum, certaines choses sont quand même sous-entendues.

Zoku saigo kara nibanme no koi nous propose donc de continuer à suivre les aventures quotidiennes à Kamakura des Nagakura et de leur voisine qui fait aussi un peu partie de la famille là où elles s’étaient arrêtées avec l’épisode spécial. Pour renouveler un peu le paysage, quelques nouveaux personnages font leur apparition dans l’entourage de Wahei et Chiaki. Mais l’essentiel est toujours là : nos deux personnages continuent à gentiment se bouffer le nez d’un épisode à l’autre.

Wahei (Nakai Kiichi) travaille toujours au service de la promotion du tourisme de Kamakura, où il doit non seulement encaisser l’échec de l’inscription au patrimoine de l’Unesco de la ville, mais en plus se dépatouiller avec la nouvelle maire et ses humeurs assez particulières. Chiaki (Koizumi Kyôko) a eu une promotion mais s’aperçoit que sa nouvelle fonction est trop administrative à son goût et a plus l’impression d’avoir été mise au placard.

De son côté, Shinpei (Sakaguchi Kenji) tient toujours son café dans la maison familiale, Mariko (Uchida Yuki) continue son travail aux côtés des collègues de Chiaki, Noriko (Iijima Naoko) continue sa crise de la quarantaine et son mari (Asano Kazuyuki) fait également des siennes. La jeune Erina (Shiramoto Ayana) grandit bien vite et son père semble parfois assez décontenancé face à ses reparties. Heureusement, il peu compter sur ses soeurs et sur Chiaki. L’Enoden passe toujours devant le sanctuaire, le vieux Ichijo feuillette toujours les magazines coquins à la supérette du coin, en gros tout est toujours funky à Kamakura. Et aussi à Tokyo, où Chiaki rencontre ses deux fidèles amies après le boulot.

Tomomi (Satsukawa Aimi) est bien sûr toujours présente, ne serait-ce qu’en tant que collègue de Wahei, et sa mère (Miho Jun) fait aussi quelques apparitions, mais d’autres femmes apparaissent autour de Wahei, ce cinquantenaire tombeur malgré lui. La première, je l’ai déjà mentionnée plus haut, c’est Isayama Yôko, la maire. Elle a repris le flambeau de la politique après le décès de son mari et semble appliquer avec Wahei le proverbe qui aime bien châtie bien. Le rôle va comme un gant à la toujours amusante Shibata Rie. L’autre nouvelle venue de cette seconde saison est Kaoruko, mère d’un garçon du même âge environ qu’Erina et elle aussi veuve. Elle a un humour assez particulier qui va un peu déstabiliser Wahei vu qu’il a tendance à prendre les choses au premier degré. Elle va également faire la connaissance de Chiaki et Shinpei. Le côté un peu décalé du personnage correspond bien à Hasegawa Kyôko.

Du côté de Chiaki, un homme lié à la fois à son travail et à son passé sentimental va réapparaître. Il s’agit de Takayama Ryôta, scénariste de drama en panne d’inspiration plutôt taciturne. Je n’avais pas revu Kase Ryô depuis SPEC et même si c’est un petit rôle je l’ai trouvé vraiment sympa.

J’ai pu retrouver dans cette deuxième saison tous les éléments qui m’avaient tant plu dans la première. Avec toujours autant de légèreté, le drama traite de questions sérieuses en présentant différentes situations et choix de vie de personnes majoritairement dans la quarantaine voire la cinquantaine. Et encore une fois, son optimisme fait du bien. L’âge est dans la tête, et quand on voit notre duo de choc se chamailler on se dit qu’il n’y a pas d’âge pour ça ! Les dialogues d’Okada Yoshikazu sont toujours aussi denses et fins.

Si bien sûr on n’a pas tout à fait affaire à monsieur et madame tout le monde, Zoku saigo kara… parvient à trouver l’équilibre entre le rêve de la série télé et le quotidien. Chiaki n’a pas tout à fait le boulot de monsieur et madame tout le monde, mais elle est face aux mêmes questions. Dans le premier épisode, Wahei et Chiaki se retrouvent en France chacun pour leur travail, et on voit Chiaki faire les boutiques à Paris, et Wahei en visite à Nice. On reste dans l’image idyllique qu’ont les Japonais de la France mais j’ai quand même trouvé ça chouette !
Enfin, le cadre où se déroule l’histoire est toujours aussi beau et le drama est décidément un bel hommage à la ville de Kamakura et à la côté Shônan.

Un petit mot bien sûr sur l’ambiance musicale pour terminer : on retrouve avec plaisir l’agréable OST et surtout les chansons de Yael Naïm. Je trouve qu’il aurait été encore plus sympa de choisir deux autres titres de la chanteuse afin d’avoir un petit changement tout en restant dans la continuité de la première saison, mais Far far et Go to the river créent une atmosphère toujours aussi chouette. Hamasaki Ayumi est elle aussi encore de la partie, cette fois pour l’opening avec le titre Hello new me, qui passe vraiment bien. Enfin, c’est Koizumi Kyôko et Nakai Kiichi en personnes qui chantent la chanson du générique de fin. Et pas seulement chanter, même ! La mélodie, les décors et les vêtements très rétro donnent un ensemble sympa comme tout et font durer la bonne humeur jusqu’à la dernière seconde d’un épisode.

Je n’avais pas réalisé à quel point la structure de la première saison de Saigo kara nibanme no koi laissait la possibilité d’une deuxième saison, et je ne sais pas si elle était plus ou moins prévue dès le départ. Mais en tout cas, c’est très bien qu’elle ait été faite ! J’ai retrouvé avec grand plaisir l’univers de la série et ses personnages et j’ai lutté pour ne pas enchaîner trop rapidement les épisodes, ce qui a été dur vu que je n’avais un peu que ça pour me distraire. La série met vraiment du baume au coeur, et si on me propose une troisième saison je dis oui ! ^^

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