[Hokkaido 2017] L’île de Rishiri, son mont et ses côtes sauvages

Après une première journée et une première nuit à Wakkanai, notre troisième voyage à Hokkaidô s’est poursuivi avec la visite de Rishiri, petite île montagneuse située au sud-ouest de Wakkanai et visible depuis le cap Noshappu. Nous nous sommes rendus au terminal tout proche de la gare pour prendre le ferry.

La traversée dure 1h30 et j’avais super hâte d’avoir à nouveau les pieds sur terre car je me sentais quand même assez mal. Ca faisait pas mal d’années que je n’avais pas pris de ferry, je me souviens que la traversée Calais-Douvres que j’avais faite quelques fois quand j’étais à Londres c’était pas génial si la mer était un peu agitée et effectivement ça ne s’est pas arrangé avec le temps, pas étonnant vu ce que c’est avec le bus ou la voiture ! Au fur et à mesure qu’on s’approchait, le Rishirifuji, mont qui domine l’île, se faisait plus grand et plus net. Il y avait quelques nuages autour de lui mais le temps était bien dégagé. Quand nous avons débarqué il était déjà l’heure du déjeuner. Nous avons mangé un ramen avec un bouillon à base d’algues dans un petit resto juste en face du terminal.

L’autochtone avait réservé une voiture pour l’après-midi, nous avons donc pu explorer l’île en longeant ses côtes. Ca ne faisait pas longtemps qu’il avait recommencer à conduire à ce moment, donc c’était bien d’être dans un endroit tranquille. On avait fait Biei et Furano sans voiture, à ce moment on était encore que tous les deux mais là avec un petit Messire de même pas 2 ans c’était super de ne pas dépendre des transports en commun dans ce genre d’endroit. Et puis la voiture c’est génial pour la sieste, même si c’est à double tranchant car si la bestiole dort encore au bout d’un court trajet on ne sait jamais s’il faut attendre qu’elle se réveille on tenter une relocalisation dans le porteur :D.

On s’est d’abord arrêtés près d’un petit phare rouge et blanc. Je pense qu’on voit le Rishirifuji d’à peu près tous les coins de l’île, et c’était bien le cas là. Le contraste de la roche noire volcanique avec le bleu de l’eau et l’écume blanche des vagues est vraiment chouette. Techniquement, ici ce n’est plus la mer d’Okhotsk mais “juste” la mer du Japon, mais bon la couleur reste la même :).

La carte de l’île que nous avions prise à l’office du tourisme indiquait un endroit où l’on pouvait voir des phoques. Ce point a donc été notre arrêt suivant alors que nous continuions à descendre la côte ouest de Rishiri. Grosse déception : ce qu’il y a à voir c’est juste un malheureux phoque prisonnier dans un enclos à flanc de rochers ! Franchement, j’aurais préférer qu’il s’agisse d’animaux en liberté, quitte à ne pas pouvoir en voir à tous les coups.

Nous nous sommes arrêtés aussi à un endroit qui témoignait de l’une des principales activités de l’île : la récolte du konbu, cette algue essentielle dans la cuisine japonaise. Le konbu de Rishiri est l’un des plus connus il me semble. On a pu en voir plein étalé au sol à sécher au soleil, et on a visité une petite boutique pour en ramener en souvenir. Je m’en suis servi pour faire le bouillon de base de mes soupes miso, après l’autochtone et Messire aiment bien manger les morceaux qui ont bien mijoté !

Nous sommes arrivés sur la côté sud de l’île et avons continué notre chemin en remontant la côte est. Le plan était de faire tout le tour, et nous avons pu accomplir notre mission ! En fait, en-dehors de la concentration d’habitations autour du terminal de ferry, cette route littorale est quasiment le seul axe de l’île.

Il nous restait du temps avant de rendre la voiture, nous avons donc fait un dernier arrêt et nous avons vraiment bien fait. Une route escarpée nous a menés un peu en hauteur jusqu’à un parking. A deux pas de là, l’étang Himenuma, qui offre une vue magnifique sur le Rishirifuji. Alors que l’océan était omniprésent depuis le début de notre mini road-trip, tout d’un coup ce n’était plus que la montagne et la forêt. La fin de journée avec le soleil déclinant était en plus vraiment un bon moment pour être à cet endroit ! La batterie de mon Olympus m’a lâchée (gag récurrent), mais les photos que j’ai prises avec mon iPhone rendent suffisamment bien !

Nous avons passé la nuit au Rishiri Marine Hotel, qui donne sur le port, dans une chambre à la japonaise d’où l’on pouvait voir le terminal de ferry, et bien sûr le Rishirifuji. Le dîner comportait évidemment beaucoup de poisson et de fruits de mer, c’était simple mais bon (l’hôtel qu’on avait eu à Matsushima reste au sommet de notre top ^^). Evidemment l’offre hôtelière n’est pas énorme sur l’île, le rapport qualité-prix n’est donc pas au maximum mais aucune mauvaise surprise.

Le lendemain, on a pu retourner au terminal de ferry avec le minibus de l’hôtel. Retour à Wakkanai ? Non, pas encore, il nous restait une autre île à découvrir, la voisine Rebun. Et autant le dire tout de suite, si on me demandait de choisir entre les deux j’aurais bien du mal car je les ai trouvées aussi superbes l’une que l’autre !

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