[Paris] Henri Rivière, entre impressionisme et japonisme

azalées gokokuji

Hier, comme j’avais un rattrapage de cours et que mon coupon mensuel SNCF était encore valable, j’en ai profité pour aller voir une exposition à la BnF (site Richelieu) et j’ai trop bien fait de me motiver à faire une dernière fois l’aller-retour (enfin peut-être même pas dernière) car j’ai adoré, ça aurait été trop dommage de louper ça. Bref, je suis trop forte, je m’aime ! :p :p

J’avais tout de suite repéré l’affiche de cette expo dans le métro parce qu’elle est vraiment super belle. Et quand j’ai vu en plus qu’il y avait le mot japonisme je me suis dit que c’était définitivement pour moi. Le thème de la découverte  et de l’influence de l’art japonais en France au 19ème, que j’ai déjà pu entrevoir au cours de précédentes lectures et visites, m’intéresse beaucoup, ce qui n’est pas étonnant vu le nombre de fois où j’ai déjà dit ici que j’aimais le 19ème, surtout la 2ème partie (merci Mimile), et tout ce qui est début 20ème aussi (merci Claude Izner, merci Maurice Leblanc !).

J’ai donc adoré tout de suite toutes les facettes de l’univers de l’artiste Henri Rivière présentées dans cette exposition. D’abord, les décors des spectacles du Chat Noir (j’avais vu la collection de silhouettes utilisées pour les ombres à Orsay la dernière fois que j’y suis passée). Ensuite, les différentes séries d’estampes. Il s’est vraiment approprié la technique et tout ce qu’il a fait est vraiment étonnant. On reconnait la façon de traiter la perspective ou la façon de dessiner des éléments comme les arbres, mais la touche personnelle est bien là, au niveau des couleurs et au niveau des sujets bien sûr. J’ai aimé aussi bien les paysages de mer (la série Etude sur les vagues) que la série sur la Bretagne, où l’on retrouve aussi des paysages mais également comme chez les Japonais des scènes de la vie quotidienne. Dans ces scènes, je trouve que les personnages ont un côté presque bande dessinée, et j’ai trouvé que globalement l’oeuvre de l’artiste avait un côté très actuel, ou plutôt atemporel.

J’ai aussi adoré la séries des 36 vues de la Tour-Eiffel, en écho bien sûr à la séries des 36 vues du mont Fuji de Hokusai. Il y avait d’ailleurs certaines de ses oeuvres, ainsi que quelques unes des étapes du Tôkaidô de Hiroshige mises en parallèle avec les estampes de Riivère, j’ai trouvé que c’était vraiment une bonne idée de la part des organisateurs de l’expo. D’ailleurs, comme dans la plupart des expos que j’ai vu esdernièrement, j’ai bien aimé la façon dont les oeuvres étaient présentées, les tons de couleurs et les écritures utilisées, par exemple. Et aussi le côté « multimédia » avec des écrans pour visionner des oeuvres ou des petits films (un spectacle du Chat Noir).

Il y avait aussi de nombreuses aquarelles sur différents thèmes, et j’ai particulièrement apprécié la série sur le bosquet de pins avec les variations de lumière, ainsi que les paysages de forêt en automne. Beaucoup de paysages du Sud-Est ainsi que des Alpes, mais aussi de l’Île de France et de la Normandie (ça m’a fait plaisir ça !^^). Henri Rivière a aussi utilisé la technique de l’eau-forte, j’avais déjà entendu ce nom mais je ne savais pas exactement de quoi il s’agissait. C’était vraiment intéressant de voir pour une même gravure les différentes étapes. Enfin, il y avait aussi des lithographies, et là encore j’ai adoré les couleurs utilisées, les angles de vue, la façon de voir le paysage.

Rivière était donc quelqu’un de vraiment étonnant, et le fait qu’il ait travaillé avec tant de techniques différentes lui donne un côté presque scientifique en plus du côté artiste. C’est très intéressant de voir comment il est à la fois ancré dans son époque mais aussi comment il se démarque de ce qui se faisait à l’époque. Bref, il faut absolument aller voir cette expo, qui dure encore jusqu’à début juillet.

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