19 novembre 2017

Michel Bussi – Les Nymphéas noirs

Il y a déjà plusieurs années, j’avais lu Code Lupin, le premier roman de Michel Bussi, qui comme son nom le laisse deviner propose de suivre les traces du personnage de Maurice Leblanc autour du mystère de l’Aiguille creuse. Je savais que le romancier professeur de géographie à l’université de Rouen avait sorti d’autres romans tous en rapport avec la Normandie (Omaha Crimes, Mourir sur Seine…), mais je n’ai pas eu l’occasion de les lire. Quand on m’a conseillé Nymphéas noirs en me disant que l’intrigue se déroulait à Giverny autour des célèbres jardins de Monet et de la plus célèbre série de tableaux qu’il y a peints, je me suis tout de suite souvenue de l’écrivain et j’ai eu très envie de lire le roman. Et j’ai bien fait de le faire, car il était excellent !

Voici ce qu’on peut lire sur le quatrième de couverture du roman, paru dans la collection Terres de France des Presses de la Cité :

Tout n’est qu’illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels. Au coeur de l’intrigue, trois femmes : une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit et sait tout. Et puis, bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux Nymphéas noirs. Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps.

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J’ai tout de suite remarqué que par rapport à son premier roman, le style de Bussi était devenu plus fin et plus fluide. Il adopte pour Nymphéas noirs une narration à points de vue multiple diablement efficace qui est à la base même de l’intrigue complexe qui prend forme page après page et qui ne se démêle véritablement qu’à la toute fin quand l’auteur daigne nous livrer les clés du mystère. Le récit est tellement bien fichu que c’est un vrai plaisir de se laisser mener en bateau et d’imaginer une solution possible à l’énigme qui s’offre à nous même si l’on se doute qu’on aura faux. Et une fois qu’on sait la vérité, on commence à se dire que ça ne colle pas avec tel ou  tel point, avant de se rendre compte que oui, ça colle, car rien n’a été laissé au hasard.

Les descriptions très détaillées de Giverny et des alentours (Vernon notamment) montrent que l’auteur connait très bien les lieux et leur histoire. Avec les souvenirs que j’ai de mes quelques passages dans le village, j’ai pu situer les principaux endroits dont il est question, mais pas tous. Du coup, ça me donne envie d’y retourner, et je ne verrai sûrement plus tout à fait les jardins de Monet de la même façon ! Et je pense que l’histoire ne perd en rien son attrait si on n’y a jamais mis les pieds et qu’on habite bien loin de la Normandie. Si vous cherchez un de ces livres qui vous fait oublier l’heure quand vous lisez le soir dans votre lit et vous fait lutter contre le sommeil, je recommande ! ^^

1 commentaire sur Michel Bussi – Les Nymphéas noirs

  1. Commentaires laissés sur l’ancienne version du blog :

    Si je ne me trompe pas il est en dédicace samedi prochain à l’Armitière

    Écrit par : Anne | 23.02.2012

    Hé ben, ils en ont du beau monde décidément, j’avais pas vu ça quand on y est allé la semaine dernière. Donc ça veut dire qu’il a sorti un nouveau bouquin sûrement ? Mais ça fait mal aux yeux, les livres :p.

    Écrit par : Katzina | 24.02.2012

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