22 novembre 2017

Stephen King – The green mile

On m’a offert The green mile (La ligne verte en français) à Noël il y a bien dix ans de ça, quand j’étais au lycée et que j’avais l’ambition de lire en anglais. Et pendant toutes ces années, je ne l’ai jamais lu, parce que j’ai mis beaucoup de temps à me mettre à lire vraiment en anglais. Et du coup aujourd’hui, je veux tant que possible lire les romans anglophones dans leur version originale. J’aurais l’occasion d’en reparler bientôt.

Il y a quelques semaines, en vérifiant dans ma bibliothèque personnelle si j’avais encore de l’inédit en stock (et il y en a plus beaucoup à part une trilogie de Mimile), j’ai décidé que depuis le temps, j’allais le lire, ce bouquin. Et du coup évidemment, je regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt ! ^^ Je n’ai jamais eu l’occasion de voir son adaptation en film, où Tom Hanks tient le rôle principal, et je ne connaissais donc pas du tout l’histoire.

J’ai lu plusieurs romans de Stephen King il y a pas mal d’années, ce n’est pas par hasard si on m’avait offert celui-là. De mémoire, j’ai dû lire Shining, Christine, Salem  et Marche ou crève. J’avais beaucoup aimé, et si je n’en avais pas pas relu d’autres depuis, c’est simplement parce qu’il y a teeeeeellement d’autres choses à lire ^^.

L’histoire de The green mile prend place aux Etats-Unis au début des années 30, sous fond de grande dépression. Le personnage principal, Paul Edgcombe, travaille à la prison de Cold Mountain. Il est responsable du bloc où se trouvent les condamnés à mort, où le couloir menant à la pièce servant pour les exécutions est nommé ligne verte en raison de la couleur du sol. La vie de Paul et de ses collègues va changer à l’arrivée de John Coffey, un homme noir à la taille démesurée et au regard troublant condamné pour le viol et le meurtre de deux petites filles.

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C’est le Paul Edgecombe du présent, qui finit paisiblement (ou presque) ses jours dans une maison de retraite, qui raconte les événements précédant et suivant l’arrivée de John Coffey dans les couloirs de la mort. Il y a plusieurs allers-retours entre passé et présent, et le récit fait à la première personne est extrêmement vivant. On a véritablement l’impression que c’est Paul qui écrit, pas Stephen King. Je sais bien que c’est le but en écrivant à la première personne, mais cela m’a particulièrement marquée.

Jusqu’à un certain point, on peut croire que l’histoire va être « réaliste » à 100 %, ce qui m’étonnait un peu par rapport à ce que je connaissais de l’auteur. Mais le fantastique finit bien par montrer le bout de son nez. Et la façon dont il est utilisé est superbe : les éléments fantastiques ne sont pas là juste histoire de raconter quelque chose qui n’existe pas, mais pour mettre en valeur la réalité effrayante de la peine de mort, les relations humaines, et tout simplement la vie.

C’est tout le système qui se trouve derrière la peine capitale qui est décrit en détails, le quotidien de ces prisonniers pas comme les autres de leur arrivée au bloc jusqu’au dernier soir où ils arpentent la fameuse ligne verte. Il ne s’agit en aucun cas d’un discours contre la peine de mort, mais j’ai l’impression que ce qui est raconté ne peut pas laisser indifférent, même si on n’est plus dans les années 30 et que la chaise électrique n’est quasiment plus utilisée. Il y a des gens dont le travail est d’en tuer d’autres, parce que la justice de leur pays l’a voulu. Il y a des gens qui assistent aux exécutions comme on va à un spectacle.

Ce roman est d’une très grande richesse, le suspense de l’intrigue se mêle à un tas d’émotions qui rendent la lecture du récit éprouvante. Et je ne dis pas ça dans le mauvais sens du terme. Car si on lit, c’est bien pour ressentir quelque chose, non ? Et là, j’ai pleuré comme une madeleine en lisant l’histoire de la petite souris, Mr Jingles ! A travers le système de la peine de mort ou des personnages comme Percy ou Brad, on se dit vraiment que décidément, on ne peut pas avoir foi en l’humanité. Mais à travers Paul, ce qu’il a accompli, son amour pour sa femme, on a vraiment envie d’y croire. Et c’est vraiment beau.

1 commentaire sur Stephen King – The green mile

  1. Commentaires laissés sur l’ancienne version du blog :

    J`ai honte que je ne l`aie pas lu

    Écrit par : essay | 04.01.2012

    Il y a tellement de romans et autres livres, on ne peut pas avoir le temps de tous les lire ^^.

    Écrit par : Katzina | 09.01.2012

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