[Bla bla drama #75] Visionnages 2022 en bref

drama japonais 2022

Si en 2021 l’arrivée de Duchesse n’avait pas vraiment eu d’impact sur mon nombre de drama visionnés, la fatigue accumulée et le déménagement en 2022 ont en revanche pas mal réduit mon temps consacré aux séries le soir. Il y a eu pas mal de moments où c’était juste un épisode de l’asadora en cours et au dodo :D. Faut voir le bon côté des choses, ça me fait moins de retard dans mes billets drama à écrire. Par contre du coup, déjà que pour 2021 je voyais pas trop comment faire un top, mais alors pour 2022 c’est même pas la peine car non seulement je n’ai vu que 10 séries, mais en plus vu qu’elles m’ont quasiment toutes bien plu ça n’aurait pas de sens. On va toujours commencer par un petit résumé de mes impressions sur chaque série, on verra plus tard pour le reste !

Oyaji no senaka

J’avais repéré ce drama depuis sa diffusion durant l’été 2014 et j’ai profité de mon court abonnement à la plateforme Paravi pour enfin le regarder. Le concept d’explorer la relation entre un père et son fils ou sa fille dans une histoire différente avec un casting et un scénariste différents à chaque épisode est vraiment génial et j’aimerais beaucoup qu’il y ait plus de drama dans ce genre (ou alors il y en a pas mal et je les ai loupés ?). Il y avait beaucoup de scénaristes que je connaissais, dont deux de mes chouchous pour les deux premiers épisodes, Okada Yoshikazu et Sakamoto Yûji. Évidemment aussi plein d’actrices et acteurs que j’aime côté casting, le tout avec une ambiance et des thèmes très différents à chaque fois.

Koi senu futari

Quelle belle surprise de voir la NHK proposer un drama qui traite d’asexualité et d’aromantisme, avec un timing assez parfait par rapport à mon parcours de déconstruction des normes du couple hétéro. Évidemment on ne peut pas tout dire en huit petits épisodes mais ça me parait important de commencer par poser des bases et je crois qu’au Japon comme ailleurs beaucoup de gens jeunes comme moins jeunes ont besoin d’entendre ce genre de discours. Même si les romances ont la vie dure j’espère qu’on verra à l’avenir davantage d’histoires qui proposent des modèles de vie différents.

Snack kizutsuki

Vraiment super fan du concept de ce drama où à chaque épisode un client différent vient confier ses peines à la patronne d’un petit snack qui va les apaiser d’une manière assez particulière et spectaculaire à chaque fois. J’ai bien aimé la manière de créer des liens entre les différents épisodes, et puis même si ce n’est pas un drama bouffe à proprement parler, la nourriture a quand même son importance et c’est évidemment un excellent argument.

Hatsukoi no akuma

J’étais très contente d’apprendre que Sakamoto Yûjj allait refaire un drama orienté suspense après l’excellent Quartet, et encore plus en voyant le casting : Hayashi Kento, Nakano Taiga, Emoto Tasuku et Matsuoka Mayu (présente dans un autre drama de Sakamoto, Mondai no aru restaurant). Et puis on retrouve au moins trois acteurs ou actrices plus ou moins habituées du scénariste dans des petits rôles. Les personnages tous un peu tordus sont vraiment attachants et on se prend très bien au jeu de leur manière particulière de résoudre les affaires. Bien sûr, on le sait dès le départ, il y aura aussi la grosse affaire qui implique un certain nombre d’entre eux personnellement.

Chef wa meitantei

On a commencé à regarder ce drama juste parce que le programme de notre disque dur enregistreur était resté après Coffee ikaga deshou, diffusé au même créneau horaire sur TV Tokyo à la saison précédente. Et quand même oui parce que j’aime bien Nishijima Hidetoshi. Qui est loin d’avoir là son meilleur rôle. On ne peut pas dire que ce drama soit mauvais, il y a même quelques thèmes intéressants d’abordés, mais il manque quelque chose au niveau des personnages ou du concept pour que ça soit vraiment prenant. On ne s’ennuie pas non plus mais on oublie vite.

Kodoku no gurume S10

Qui aurait pensé en 2012 avec la première saison de Kodoku no gurume qu’on serait encore là dix ans après avec autant de saisons ? Et qu’après m’être éloignée un peu de son univers j’en serais toujours aussi fan ? Tellement que je regrette que la saison 11 n’ai pas été au programme de 2023. Je pense que ce n’est que partie remise car à ma connaissance il n’est pas question de s’arrêter là pour Kusumi et sa bande ! J’espère d’ailleurs qu’on aura au moins l’épisode spécial du nouvel an car pour nous c’est devenu plus une tradition que le kohaku :D.

Wakako zake S1 & S2

L’année 2022 a marqué la découverte d’une autre série bouffe de TV Tokyo qui si ça continue va compter autant de saisons que les aventures de Gorô vu que la saison 7 a été diffusée en 2023. Pour ma part je n’ai pour l’instant pu voir que les deux premières et c’est bien parce que Netflix a eu la mauvaise idée de l’enlever de son catalogue car sinon clairement j’aurais continué. J’ai tout de suite bien accroché au concept, à l’actrice principale, à la musique. C’est franchement top de voir une jeune femme prendre du bon temps seule après le boulot et apprécier autant le sake ou autre type d’alcool qu’elle choisit de boire que les bons petits plats qui s’accordent avec. Ca m’a donné franchement envie d’essayer encore une fois de découvrir un peu plus le nihonshu mais je crois que je ne picole pas assez pour ça. En tout cas, quand on fera une nouvelle pause dans l’abo Netflix ça sera clairement pour choisir une autre plateforme où cette série est dispo !

Come come everybody

Pour son asadora de l’automne 2021, la NHK nous a proposé une fresque familiale sur trois générations, avec donc pas une seule héroïne comme d’habitude mais trois. Et c’était globalement très réussi, même si l’originalité du concept entraîne aussi le défaut de ne pas pouvoir développer autant qu’on voudrait la vie de chacune des trois femmes, surtout qu’on est sur un nombre d’épisodes réduit comme pour tous les feuilletons du matin depuis le début du covid. Avec comme fil conducteur l’apprentissage de l’anglais mais aussi la pâte de haricots rouges anko et la chanson Sunny side of the street, on nous emmène de la fin des années 20 à Okayama aux années 2000 et même au-delà à Kyôto. Il y a plein de beau monde dans le casting bien sûr, à commencer par les trois héroïnes ; Kamishiraishi Mone, que je connaissais un peu comme sa soeur sans l’avoir vraiment vue, Fukatsu Eri que j’étais très contente de revoir vu qu’elle n’avait rien fait depuis bien longtemps, et Kawaei Rina que je ne connaissais pas du tout mais que j’ai trouvée assez chouette. Même si on sait à peut près ce qui va se passer à la fin, elle n’en est pas moins réussie et il y a des détails très chouettes qui donnent vraiment une cohérence à l’ensemble de l’histoire. Moi franchement j’aurais bien vu ça durer plus longtemps, genre un an comme ça a été le cas de certains vieux asadora. J’avais beaucoup aimé Natsuzora mais ça aurait été une chouette manière aussi de fêter le 100ème asadora !

Chimudondon

J’ai été pas mal déçue par l’asadora du printemps 2022 qui s’annonçait pourtant plutôt bien : une histoire entre Okinawa et Tokyo, une héroïne qui aime la bouffe et qui est incarnée par une actrice que j’aimais plutôt bien pour le peu que je l’avais vue, Kuroshima Yuina. Mais globalement, le thème de la bouffe ne suffit pas sur la longueur à maintenir l’intérêt et il ne se passe vraiment pas grand chose. Il y a quelques personnages attachants (la petite soeur de l’héroïne par exemple), bien sûr des actrices et acteurs que j’ai apprécié de retrouver (Nakama Yukie dans le rôle de la mère), mais il y a aussi pas mal de personnages bof (par exemple le chéri de l’héroïne) et surtout un qui est pénible à souhait, le frère de l’héroïne. Et tel une mouche, quand on pense s’en être débarrassé il revient toujours. Que ce soit pour ce frère égoïste aux plans foireux qui n’apprend jamais rien ou d’autres éléments que je tairai pour éviter le spoil, Chimudondon m’a rappelé Churasan, ce génial asadora qui se passe aussi à Okinawa, mais si ces points communs se voulaient sûrement être un hommage moi je trouve que ça a l’air plutôt d’un pompage raté. N’est pas Okada Yoshikazu qui veut ! Le truc le plus intéressant au bout du compte même si c’est le moins drôle, c’est l’évocation de ce qui s’est passé à Okinawa pendant la guerre. Ce qui m’a fait tiqué aussi c’est que le scénario parvient à faire de la rétrocession un non événement ! Merde ça a quand même dû changer la vie des gens ??? Cerise sur le gâteau de la déception, la chanson du générique sonne hyper déjà entendu et en devient agaçante. C’est plutôt sympa sur la fin de voir les personnages vieillir mais j’étais contente de passer à autre chose.

Seiten wo tsuke

Même si ça ne me plait pas trop que la NHK semble avoir abandonné l’alternance perso principal homme / femme qu’il y avait dans les taiga depuis à peu près 2010, l’annonce de la production 2021 avait pas mal attiré mon attention comme je l’avais dit dans mon billet repérages pour l’hiver 2021 : un homme dans le rôle principal certes, le bakumatsu certes, mais cette fois pas en plein milieu politique ou guerrier vu que le héros est Shibusawa Eiichi, monsieur capitalisme qu’on va bientôt voir sur les billets de 10.000 yen (à la place de Fukuzawa, snif !). Et en plus, c’est Satô Naoki, que je vénère pour son travail sur Ryômaden, qui est aux commandes de l’OST !
Je ne sais plus combien on a regardé d’épisodes. Cinq ou six ? Pas réussi à accrocher malgré le casting et l’intérêt pour le thème de la culture de l’aoi pour la teinture des vêtements. C’est pas étonnant que ça commence doucement avec la jeunesse du héros mais la réalisation et le rythme empêchent de vraiment rentrer dans le truc et la musique n’aide à rien du tout parce que la musique est super décevante. Ca m’embête beaucoup tout ça mais je sais pas si je pourrai retenter un jour. Honnêtement, quand j’aurai envie de me faire un taiga je prendrai soit Yae no sakura, soit Onna joshu Naotora. Ou bien Fûrinkazan qui me tente aussi depuis longtemps.

seiten wo tsuke

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*