[Cher journal #51] Mon mois de juin 2021

ciel

Après la petite répétition du mois de mai, la saison des pluies est arrivée pour de bon en juin, et les journées ensoleillées se sont faites rares. Évidemment, y’a des jours où ce temps est un peu lassant, mais le plus chiant c’est de savoir que quand le soleil reviendra pour de bon, on crèvera de chaud ! J’aurais aimé pouvoir me passer de la clim jusqu’en juillet, mais dans la dernière dizaine du mois, il y a eu des soirs où même en ouvrant les fenêtres, la température de la chambre ne baissait pas et restait plus élevée que celle de l’extérieur une fois la nuit tombée. Je n’avais pas l’impression d’avoir si chaud, mais en fait une fois la clim allumée pour une petite heure je me suis rendu compte que je m’endormais beaucoup plus facilement !

J’appréhendais un peu le mois de juin car en plus de la chaleur et des dernières semaines de grossesse, il fallait ajouter le facteur coronavirus : évidemment je ne voulais être contaminée à aucun stade de ma grossesse, mais surtout pas passé 36SA car sinon j’étais bonne pour être césarisée d’office et surtout séparée du bébé après la naissance (car oui, même l’hôpital ami des bébés dans lequel je devais accoucher suit les recommandations pourries de l’association des obstétriciens japonais et pas celles de l’OMS…). J’avais peur de devenir un peu parano mais au bout du compte pas vraiment, on a continué comme les mois précédents question sorties, pas d’alerte au yochien et puis tout simplement le temps est passé super vite !

Cela faisait déjà plusieurs mois que je faisais ma petite séance yoga/étirements le soir, avec le sommeil très aléatoire ce sont des séances aller/retour d’un bout à l’autre du living une ou trois fois par nuits en grignotant des noix qui se sont ajoutées. C’était beaucoup plus efficace que de me retourner dans mon lit, surtout qu’en fait se retourner avec une petite pastèque à la place du ventre c’est pas évident :D. Certaines nuits j’en avais marre, mais la plupart du temps j’arrivais à me dire que ça ne durerait pas et que ces désagréments valaient le coût.

hibiscus
Maman, le biscus il a fait des fleurs !

Le premier weekend de juin, on est retourné du côté de Shakuji et Ôizumi pour manger à ce petit resto avec une seule table en terrasse qu’on aime beaucoup. Messire kiffe parce que le concept c’est de choisir 4 accompagnements pour le riz et la soupe miso, et du coup il choisit des trucs avec de la viande vu que sa méchante mère en cuisine pas à la maison (j’en parlerai peut-être en détail un jour mais je préfère qu’il décide lui-même de son régime alimentaire). Pour le goûter, on est retourné à l’excellente pâtisserie découverte en début d’année. Le lendemain, on est passé chez un nouveau fleuriste qui a ouvert dans notre quartier. Évidemment, on aurait préféré un resto qui propose des plats à notre goût, mais vaut mieux un fleuriste qu’un yakiniku du coup ;D.

Le lundi suivant, je suis allée à ce qui devait être si tout se passait bien mon dernier rendez-vous de suivi à l’hôpital. Si Bébé-san allait bien et moi aussi, il ne restait plus qu’à patienter une dizaine de jours jusqu’à 37SA pour mettre de côté la prématurité et être sûre que l’accouchement puisse être pris en charge par ma sage-femme. Ca a été encore assez long car j’ai vu le médecin puis une sage-femme puis fait une prise de sang, mais tout était OK pour ce qu’on pouvait savoir le jour même. Restait plus qu’à attendre les résultats d’analyse. Je n’ai pas résisté à l’envie de retourner au super petit resto de poisson du quartier où j’étais déjà allée 3 fois, car même si c’était pas risque zéro j’avais vraiment besoin de profiter de cette sortie et pas du tout envie de me rabattre sur de la bouffe de konbini pour éviter l’hypoglycémie jusqu’à mon retour à la maison vu que le trajet prend plus d’une heure en tout.

Le deuxième weekend de juin, puisque j’étais toujours à l’aise pour faire quelques kilomètres à vélo (là encore je bénis l’assistance électrique car c’était super de pouvoir encore bouger en étant sûre de pas en faire trop !), on est allé jusqu’à Tanashi pour voir les teru teru bôzu du sanctuaire. Comme c’était le début, il n’y en avait pas encore beaucoup. Messire en a mis un pour lui et un pour Bébé-san. Il a voulu aussi prendre un petit poisson pour protéger la maison, il l’a accroché à son lit ! Et puis on a pris un talisman pour l’accouchement. Il y avait un petit camion qui vendait du café et autres boissons dans l’enceinte du sanctuaire, on en a profité pour une petite pause. Autant c’est bien de ne pas sortir tout le temps comme ça il n’y a pas toujours des tentations qui créent trop de déchets plastique, autant ça faisait du bien justement de se permettre ça comme ça faisait longtemps (mais vivement la généralisation de contenants réutilisables quand on consomme sur place !).

mamori

Le lendemain, de nouveau un bon petit tour de vélo pour aller à Kichijoji. On avait prévu pas mal de courses à des endroits différents, je me doutais qu’on ne serait pas rentrés à la maison pour midi donc on a fait une pause bubble tea (donc encore un peu de plastique -__-). Et j’avais bien sous-estimé la durée car on a fini à 13h30 ! Messire en avait plein les pattes et moi aussi mais on a été productifs, notamment avec un passage chez Picard pour finir de remplir le congélo. Du coup, on avait trop la dalle pour attendre d’être rentrés à la maison alors on s’est arrêtés dans un petit parc pour manger les onigiri qu’on venait d’acheter et on s’est rattrapé sur les légumes au dîner.

Le jeudi 17 juin, c’était jour de nettoyage des clims. Nos clims ont une fonction d’auto-nettoyage, et l’autochtone avait déjà fait une ou deux fois un petit ménage manuel. Mais comme elles allaient avoir 6 ans, je me disais qu’un gros nettoyage pro ça ferait pas de mal. Et effectivement, c’est un budget mais c’était pas de l’argent dépensé pour rien vu la couleur de l’eau de lavage ! Ca a pris une bonne demi-journée pour les 4 clims, j’ai fait ma sieste du matin sur le canapé pendant que les nettoyeurs étaient occupés avec les clims des chambres et du bureau. Après ça, le temps s’est rafraîchi un poil pendant quelques jours donc on n’a pas allumé nos clims toutes propres tout de suite mais comme je le disais en intro, ça s’est imposé pour la dernière semaine du mois et ça a pas mal amélioré mon sommeil.

Le troisième weekend de juin, première cueillette de myrtilles de la saison au verger tout près de chez nous et nouvelle visite de la sage-femme, qui devait à partir de ce moment venir toutes les semaines. Toujours aucun problème, j’ai triché un peu sur mon poids pour être tranquille mais de toute façon clairement j’ai beaucoup moins pris les dernières semaines et au bout du compte je n’ai pas vraiment pris plus que pour Messire. Le mercredi suivant, appel de la sage-femme pour nous annoncer qu’elle ne pourrait pas venir le samedi suivant comme prévu, ni prendre en charge l’accouchement s’il devait survenir dans les prochains jours car son père était dans un état grave. Elle a demandé à une de ses aînées de prendre le relai, l’entraide dans la communauté des sages-femmes libérales a l’air solide et c’était rassurant. Dès le lendemain, nous avons donc eu la visite de la “remplaçante” et je me suis dit que si vraiment c’était elle qui devait être présente le jour J ça le ferait car au bout du compte elle était moins stricte par rapport à l’approche du terme, sûrement que les sages-femmes plus âgées ont moins subi l’influence de la médecine. Ca dépend peut-être aussi si elles ont beaucoup travaillé en milieu hospitalier ou pas ! Bref, a priori Bébé-san n’était pas supposé se pointer dans les jours suivants, ce qui cadrait avec la prédiction de Messire comme quoi il ne naîtrait pas en juin !

Le dernier weekend de juin, on a profité de l’absence de pluie et du fait qu’il ne fasse pas encore trop chaud pour déjeuner dans le jardin. Le samedi, c’était soba préparées à la maison, le dimanche on a testé les bentos du restaurant de notre quartier où on est le plus allé depuis le début de la pandémie, sans surprise c’était des boites en plastique mais je me suis dit qu’après la naissance si on devait acheter des trucs tout prêts emballés ça serait mieux ça que des trucs du supermarché ! Les hommes ont encore passé pas mal de temps dans leur potager, et comme je vais le dire plus loin ce n’est pas pour rien !

Fin juin, on a dû aussi faire réparer notre lave-vaisselle qui était de nouveau en panne, onze mois après avoir été réparé. Cette fois on en a eu pour plus cher donc j’espère que la pièce va tenir plusieurs années. Pour un appareil qui sert au quotidien, la performance du service après-vente à la japonaise est franchement appréciable. Appel un vendredi, diagnostic le samedi, pièce changée le dimanche !

En juin, j’ai réussi à faire quelques trucs dans la maison, dont bien sûr les derniers préparatifs avant l’arrivée de la bestiole. J’ai percé de nouveaux trous dans les montants du lit de bébé pour pouvoir mettre le matelas exactement à la même hauteur que ceux de nos lits, beaucoup plus sûr pour l’utiliser en cododo. C’était pas non plus le truc hyper compliqué mais j’avais jamais percé de trous en biais comme ça dans du bois et puis à la moindre erreur ça pouvait être dangereux si le soutien du matelas était pas stable donc je suis bien contente de moi ! Après avoir fini de sortir tout le matériel de puériculture, j’ai mis un peu d’ordre dans la chambre, du coup il reste pas mal de choses vu qu’après tous ces mois j’ai pas été fichue de vendre/donner tout ce que j’ai trié, en particulier les vêtements et les chaussures. Certainement qu’un bon matin je déciderai que j’abandonne complètement l’idée de me faire de l’argent dessus et qu’on amènera tout à Off House ! :D.

J’ai dû aussi préparer ma valise pour la maternité à l’aide de la liste fournie à mon dernier rendez-vous, je ne savais pas trop quoi prendre comme quantité de vêtements car j’étais supposée pouvoir sortir au bout de 3 jours maximum si tout allait bien et que ma sage-femme pouvait continuer le suivi à la maison, mais si j’envisageais un scénario moins favorable avec césarienne, je serais a priori hospitalisée pour 6 jours. Enfin, j’ai fait un petit truc chiant qui devait être fait depuis longtemps : trier les restes de médicaments ! Même si Messire est rarement malade, on a quand même accumulé des restes de pommades ou médicaments en poudre, et puis il me restait aussi quelques trucs français en vente libre. J’ai pas mal hésité mais certains étaient quand même périmés depuis plusieurs années donc j’ai dû jeter des trucs.

En juin, on a fait une petite promenade presque tous les soirs. Je voulais être sûre d’avoir marché un minimum chaque jour mais comme ce n’était pas particulièrement fun de me promener toute seule dans le quartier on sortait la plupart du temps tous les trois après le dîner. On allait plus ou moins loin suivant ma forme et suivant l’heure qu’il était pour que Messire soit couché à l’heure habituelle. J’aime bien être dehors juste avant qu’il fasse nuit donc c’était vraiment chouette. Il y a quelques fois où on a dû rentrer à la hâte car l’orage et/ou la pluie arrivaient, il y a deux ou trois fois où l’autochtone avait une réunion donc je suis sortie seule avec Messire. Ca sera un bon souvenir de nos dernières sorties en tant que famille de trois :). Durant la dernière semaine du mois, chaque fois que je réfléchissais à ce que je voudrais faire le lendemain, je me disais : si je peux, car peut-être que je serai à la maternité ! Bien sûr, j’avais toujours envie de faire 36 trucs à manger, mais question préparatifs pour le bébé c’était à peut près bon, et puis même si la maison était loin d’être propre et rangée, c’était quand même à un niveau où je savais que je me prendrai pas la tête pour ça si je pouvais pas m’en occuper pendant quelques semaines.

courgettes

En juin, les fruits d’été ont débarqué pour de bon et on n’a pas tardé à se lâcher : premiers quartiers de pastèque, un melon quand ils étaient un peu plus abordables, les premières pèches qui étaient meilleures que ce à quoi je m’attendais, puis les prunes. J’ai craqué pour des abricots une fois chez mon primeur même s’ils étaient bien chers, et j’ai bien fait car je n’en ai pas revu et ils étaient bien bons. J’ai aussi fait une commande de 3kg d’abricots déclassés, je pensais en congeler pour faire des desserts ou compotes plus tard mais au bout du compte on a tout mangé comme ça car si certains étaient pas beaucoup sucrés, la majorité l’étaient quand même assez pour s’apprécier tels quels. Comme l’année dernière je m’étais réveillée trop tard pour la rhubarbe de Fujimi, cette année j’ai guetté l’ouverture de la saison et j’en ai commandé tout de suite 4kg !

En juin, mes deux hommes ont récolté tellement de légumes dans le jardin que j’ai bien senti la différence en faisant les courses chez le primeur : beaucoup moins de légumes que d’habitude, surtout des fruits ! Avec les deux choux, on a préparé des choucroutes. Il y a eu aussi une laitue vite mangée, des tomates, des aubergines, des courgettes qui grossissaient presque trop vite, des petits poivrons verts japonais, des piments verts shishitô, des concombres, des pommes de terre…

J’ai fait deux fois des courgettes farcies avec une recette improvisée, la première fois j’ai juste mis des tomates, des herbes et du fromage dessus. La deuxième fois, une farce avec un reste de quinoa, de tofu fumé, des champignons et des oigons, c’était pas mal du tout ! J’ai aussi improvisé une recette de soupe courgette curry coco avec un peu de lentilles corail pour la consistance et l’apport nutritionnel, et comme c’était très bon on en a refait deux fois. Côté classique, j’ai refait les croquettes amarante lentilles pour avoir un petit stock au congélo pour les bentos de Messire quand les restes de repas ne suffisent pas. J’ai aussi refait un curry “à ma sauce”, et comme j’avais de la semoule de blé dur à écouler on a terminé de le manger avec du pain plat à la semoule, pas trop la même région d’inspiration à la base mais ça passait bien puis je me vois pas acheter des nans ou en faire alors qu’il y a tant de restos de curry indien (même si certes, justement on n’y va de nouveau plus en ce moment !).

Côté cuisine japonaise, à signaler surtout le premier hiyashi chûka, qui sont à la base des nouilles froides à la chinoise mais qui n’ont vraiment plus rien de chinois vu les accompagnements qu’on y met :D. Ces derniers mois, on mange aussi régulièrement des udon ou des soba. C’est plutôt le genre de trucs qu’il est préférable de manger dans un resto, surtout ceux qui préparent eux-mêmes leurs nouilles, mais là encore pas trop l’occasion dernièrement donc c’est quand même pas mal pour changer du riz et puis j’ai trouvé des nouilles sèches assez bonnes que ce soit pour les udon ou les soba.

J’ai bien bossé encore pour les petits déjeuners des weekends et j’ai refait un petit stock de pancakes pomme avoine (déjà finis à l’heure où j’écris ce billet du coup !). J’ai utilisé une des portions d’amazake que j’avais congelées (ma fois, ça marche bien, tout se congèle ;p) pour refaire les pancakes moelleux avec les blancs montés en neige. Et puis ma recette de pain perdu banane coco tonka choco, décidément délicieuse !

Pour achever de remplir le congélo, j’ai refait une double tournée de bretzels et une de crumpets. J’ai testé une recette de muffins au chocolat super bonne, ils se congèlent aussi super bien donc la prochaine fois ça sera aussi double tournée ! Enfin, avec des pêches un peu trop mûres soldées chez mon primeur et les dernières pommes, j’ai fait un bon petit crumble pour le goûter.

Au yochien, même quand il fait chaud Messire porte des pantalons et des t-shirts à manches longues pour éviter les piqûres d’insectes et les coups de soleil vu qu’il passe pas mal de temps à l’extérieur. Une de ses copines lui a dit que les tricots de peau sous le t-shirt, c’était bien quand on transpirait alors il nous a demandé à en avoir. Pour une fois, on lui a donc pris des vêtements neufs :D. A part ça, je lui ai repris quelques shorts et pantalons sur Mercari, et aussi des nouvelles bottes de pluie et des nouvelles baskets car elles s’usent bien vite ! Comme il est fan des peluches effet frais Nitori, on lui en a repris une (du coup il en a 3 en tout !) et aussi une couverture fine car comme moi, même quand il fait chaud il préfère avoir quelque chose sur lui en s’endormant. Outre nos petites promenades, de temps en temps le soir Messire appelait sa grand-mère paternelle pour lui raconter un peu sa vie, du fait qu’on ne s’est pas vus depuis… quand déjà ? Début janvier ou bien on y était retourné après ? Je sais même plus, merci le pregnant brain :D.

tanashi

En juin, la majorité des drama de la saison du printemps se sont terminés, et nous avons donc logiquement terminé Omameda Towako, que nous avons suivi semaine après semaine. Ce n’est pas le meilleur Sakamoto car au final il manque une sorte de message global, mais c’était vraiment un plaisir de retrouver l’humour du scénariste. Nous avons continué tous nos autres drama en cours, dont nos deux taiga et l’asadora en cours de diffusion. J’ai repris un peu Umechan-sensei mais la plupart du temps j’ai préféré dormir quand je pouvais :D.

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