[Drama] Teppan

asadora teppan

Titre japonais : てっぱん
Nombre d’épisodes : 151 de 15 minutes
Période de diffusion : Automne 2010/Hiver 2011
Chaîne de diffusion : NHK
Fiche : DramaWiki

Début octobre 2018, j’avais terminé Wakaba et la diffusion de Hanbun, aoi venait de s’achever. Comme le nouvel asadora était à nouveau une histoire d’époque, j’ai décidé de continuer sur ma lancée contemporaine pour ne pas suivre en parallèle deux feuilletons historiques. Pour la première fois, une option légale s’offrait à moi pour visionner un asadora puisque la NHK venait de mettre en ligne quelques feuilletons sur Amazon Prime. J’étais très étonnée, et l’offre n’a en fait duré que 6 petits mois, à peine le temps que je puisse terminer le seul proposé que je n’avais pas encore vu et qui s’est donc imposé, Teppan.

Diffusé juste après Gegege no nyôbô et juste avant Ohisama, l’asadora qui m’a fait découvrir le genre, Teppan n’était pas vraiment dans mes priorités, en grande partie parce que le seul rôle dans lequel j’avais vu son actrice principale, Takimoto Miori, ne m’avait pas du tout donné envie de la voir ailleurs, surtout pas dans une série aussi longue. Mais comme j’ambitionne de voir au moins tous les asadora de ces 10 à 15 dernières années, Teppan aurait fini par y passer donc je me suis dit qu’il fallait saisir cette occasion. Et j’ai très bien fait !

teppan asadora

Murakami Akari vit dans la petite ville d’Onomichi au sein d’une famille aimante et joue de la trompette dans la fanfare du lycée. Sa vie est bouleversée du jour au lendemain quand elle apprend qu’elle n’a aucun lien de sang ni avec ses parents ni avec ses frères et que celle qui lui a donné la vie est morte à sa naissance. A la fin du lycée, elle va décider de quitter sa ville natale pour Ôsaka, et va se retrouver à vivre auprès de sa grand-mère Hatsune, la mère de Chiharu, cette mère biologique qu’elle n’a pas connue. Au fil des jours et des rencontres, Akari va se réconcilier avec son identité et trouver ce qu’elle veut faire dans la vie alors que Hatsune va parvenir à faire enfin face à un passé douloureux et à ouvrir un peu son coeur.

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A mon grand soulagement, j’ai tout de suite réalisé que je n’allais pas du tout bloquer sur le personnage principal de Teppan : c’était uniquement son personnage mal écrit dans Hungry! qui m’avait rendu Takimoto Miori antipathique. Elle est franchement adorable et se débrouille très bien dans le rôle d’Akari, une fille somme toute très normale qui va devoir gérer une situation super délicate à un moment de sa vie où elle avait au contraire déjà besoin d’un peu plus de certitudes. On s’attache très facilement à elle et à son univers, entre okonomiyaki et trompette.

La mère d’Akari, Machiko, est une femme adorable. Certes, les asadora ne sont pas le genre de drama à mettre au premier plan des relations mère/fille très difficiles et plus généralement des mauvais parents, mais quand même, madame Murakami elle aurait bien une place dans mon top de mamans d’asadora :). Machiko va faire tout ce qu’elle peut pour aider sa fille et lui assurer que l’absence de liens de sang ne change rien pour elle et le reste de la famille. Mère et fille ont une belle complicité, notamment à travers la transmission de la cuisine (on peut dire que c’est cliché, mais la bouffe est un des gros thèmes de la série ^^). Et puis j’ai eu un vrai petit coup de coeur pour l’actrice Yasuda Narumi, que je ne connaissais pas du tout. Enfin si, en vrai je l’avais vue dans un épisode de Shinya Shokudô 2 cinq ans auparavant mais je n’avais pas fait le rapprochement, je crois que c’est pardonnable :). Je crois que j’ai un peu trop tendance à parler de coupes de cheveux dans mes derniers billets drama, mais je suis quand même obligée de dire qu’elle porte admirablement la frange courte, ce qui n’est pas du tout donné à tout le monde ^^. Yasuda Narumi a été l’héroïne du 52ème asadora, diffusé en 1994. Même si les chances de le trouver sont bien minces, il est monté en priorité dans ma liste :).

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En bon bonhomme qu’il est, papa Murakami (Jô de son petit nom) va avoir plus de mal à exprimer ses sentiments quand sa fille va découvrir qu’il n’est pas son géniteur et il va avoir des réactions moins pondérées (pas directement envers l’intéressée, heureusement) car c’est la seule manière dont il est capable de montrer sa crainte de ne plus être aimé de la même manière. A sa décharge, c’est vrai qu’il se retrouve dans une situation plus délicate que sa femme : celle qui a mise au monde Akari est morte, mais son père biologique, lui est a priori bien vivant, même si on n’a aucune idée de qui ça peut bien être (c’est bien sûr un des fils conducteurs du drama). Jô est à la tête d’un atelier de fabrication de pièces de bateau (il y a une industrie navale à Onomichi), et ce n’est pas évident tous les jours dans son travail, surtout que comme on va le voir, la limite entre famille et travail n’est pas toujours nette. Endô Kenichi est comme d’habitude efficace, et ce rôle de père dans un asadora est au final bien plus intéressant que celui qu’il avait dans Warotenka, même si la comparaison est forcément limitée.

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L’aîné de la fratrie Murakami, Kinya, avait déjà 5 ou 6 ans quand sa soeur est née et sait donc que ce n’est pas leur mère qui lui a donné naissance. Il travaille dans une banque locale, et va avoir quelques soucis au début de l’histoire avec son supérieur. J’aurais aimé d’ailleurs que cette partie soit un peu plus développée, ça aurait certainement permis de faire quelque chose de mieux car là on nous donne l’impression qu’on va nous révolutionner les relations hiérarchiques dans l’entreprise japonaise alors que pas du tout. Notre jeune homme a aussi la particularité d’être assez vieux jeu dans sa conception du mariage et ce passage du drama surprendra certainement ceux et celles qui ne sont pas familiers avec cet aspect de la société japonaise. Moi même si j’ai l’habitude de voir ça, ça me fait toujours un peu tiquer, mais là il y a quand même un contexte qui fait que ça passe bien mieux que la plupart du temps. Malgré tout ça, j’ai en fait bien apprécié le personnage de Kinya. Il est le grand frère bienveillant dans le vrai sens du terme, il n’est pas question de se donner une mission de protection et de faire de l’ingérence dans la vie de sa soeur. Endô Kaname avec sa bonne tête est très chouette dans ce rôle.

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Le cadet de la fratrie, Teppei, est plus proche en âge d’Akari. Son aîné ayant fait des études supérieures et choisi une autre voie, c’est normalement à lui, qui n’a pas souhaité aller à l’université, que revient la responsabilité de reprendre l’entreprise familiale. Mais le jeune homme semble avoir du mal à prendre une décision quant à son avenir, notamment car ce n’est pas évident de travailler sous les ordres de son père. Même s’il ne m’a pas complètement exaspérée, j’ai eu du mal à cerner et à apprécier le personnage de Teppei, surtout pour ses réactions par rapport aux événements qui concernent sa soeur. Le fait qu’il soit joué par Morita Naoyuki, un acteur à la tête très yamapiesque (je dis ça des jeunes acteurs à la coupe fashion et aux cheveux à la coloration foireuse qu’on veut certainement faire ressembler à KimuTaku mais qui n’ont pas la même classe ^^) a très certainement joué dans mon jugement. Les considérations physiques, c’est très faible certes, mais bon, les acteurs et actrices sont aussi là pour ça, surtout dans le système d’entertainment japonais ! Je n’ai pas eu de sympathie particulière pour Teppei donc, mais son cheminement reste intéressant.

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Ryûen est un moine bouddhiste qui officie au fameux temple d’Onomichi d’où on a une superbe vue sur la ville. C’est un ami de longue date des Murakami et il a lui aussi connu Chiharu. Il va accompagner les Murakami dans les événements qui vont suivre la découverte par Akari de ses origines. Ryûen est l’incarnation vivante du diction ” L’habit de fait pas le moine” : c’est aussi sûrement un biais quand on a été élevé dans un pays de tradition judéo-chrétienne, mais quand on pense homme de religion, on pense à quelqu’un de sérieux, pas vraiment bavard, ou même austère. Ryûen lui, n’est jamais le dernier à plaisanter. C’était un plaisir de retrouver Omi Toshinori dans un asadora, avant son rôle dans Ama-chan.

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L’amie la plus proche d’Akari à Onomichi est sa camarade de lycée Kana (Asakura Aki). Son père travaille dans le même domaine que celui d’Akari et tous deux passent pas mal de temps ensemble en-dehors du travail, souvent avec Ryûen. Kana fait aussi partie de la fanfare du lycée et va encourager Akari à continuer la musique après la fin de sa scolarité. On la voit peu au final, mais son personnage est réussi dans la catégorie copine de l’héroïne. Le seul truc que je comprends pas c’est pourquoi elle en pince pour Teppei :D.

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Tanaka Hatsune est veuve et a transformé sa maison d’un vieux quartier d’Ôsaka en pension. Ses locataires apprécient énormément les repas que leur sert leur propriétaire même si celle-ci se montre distante. Hatsune va subir un double choc puisqu’elle va apprendre en même temps la mort de sa fille et l’existence de sa petite fille. On va bien sûr apprendre pourquoi elle a ignoré tout cela pendant de si longues années. Si Hatsune se montre dure, on sait tout de suite qu’elle n’est pas simplement méchante et qu’elle s’en veut plus à elle-même qu’elle n’en veut aux autres. En refusant d’abord de considérer Akari comme sa petite fille, elle cherche surtout à se punir elle-même. J’ai trouvé Fuji Junko formidable dans ce rôle, et le personnage de Hatsune fait clairement partie de mes grand-mères d’asadora préférées.

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Akari va rapidement faire connaissance des différents locataires de la pension de Hatsune. Il y a d’abord celle qui se fait appeler Jessica (qui se révèle avoir un vrai prénom beaucoup plus japonais ^^) et qui se présente comme modèle. La jeune femme a quitté sa campagne de Niigata pour la grande ville d’Ôsaka. Elle va prendre un peu Akari sous son aile. A travers son personnage, on retrouve le dilemme des jeunes de province qui veulent une autre vie dans une grande agglomération mais que la piété filiale ne laisse pas en paix quand leur famille est en difficulté et a besoin de main d’oeuvre gratuite (parce que dans le fond, souvent ça revient à ça ^^). Tomosaka Rie est très chouette dans ce personnage un peu excentrique qui change un peu des rôles dans lesquels j’avais pu la voir avant.

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Nakamura Tooru (Matsuo Satoru, qui a joué depuis dans pas moins de 3 autres asadora) vit dans la pension avec son fils Tamio depuis qu’il a divorcé. C’est assez rare de voir un duo père/fils, surtout suite à un divorce, et les deux personnages sont attachants. La chambre est bien petite pour deux, mais c’est très pratique d’avoir les repas fournis quand on travaille toute la journée et qu’on n’est certainement pas au point niveau cuisine et tâches ménagères. Du haut de ses 10 ou 11 ans, Tamio (Maeda Kouki) est un garçon très intelligent qui a insisté pour aller vivre avec son père. J’ai bien aimé comment ce personnage d’enfant était intégré dans son entourage d’adultes.

Takizawa Kaoru est un jeune homme qui a quelques années de plus qu’Akari. Il est coureur de relais ekiden en entreprise. Moi qui suis inculte, j’ai appris pour l’occasion ce qu’était l’ekiden, et j’en ai même su un peu plus sur son histoire dans un autre drama vu en 2019 !). Je savais qu’il y avait pas exemple des équipes de rugby d’entreprise, mais je savais pas que ça se faisait aussi dans le domaine de l’athlétisme. Bref, Takizawa connait des difficultés au niveau de ses performances, notamment à cause d’une blessure, et sa carrière risque d’être compromise. Le gars n’est pas super bavard de base, et du coup il n’est pas non plus particulièrement de bonne humeur. Après, ça ne l’empêche pas de s’entendre avec les autres locataires de la pension, ça va mettre un peu plus de temps avec notre héroïne. Je ne connaissais pas Osada Seiya même s’il a fait pas mal de drama, et j’ai eu un vrai petit coup de coeur pour lui. Maintenant je me sens un peu cougar quand je trouve un acteur plus jeune que moi mignon, là ça va on reste de la même décennie :D. C’est à vérifier avec d’autres rôles, mais je trouve vraiment un petit truc, en-dehors de considérations purement physiques ^^.

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Le dernier locataire de la pension de Hatsune, qui est en fait le plus ancien, est Sasai Takuro (Kanbe Hiroshi). Ce n’est pas dit clairement, ce qui est à la fois bien et pas bien, mais comme il a des difficultés dans la communication et les interactions sociales on en déduit qu’il est sur le spectre autistique. Il passe son temps à peindre et sort peu. Tamio s’entend très bien avec lui et va souvent le voir dans sa chambre. J’ai trouvé bien du point de vue de la diversité qu’il y ait un personnage neuroatypique sans que ça soit le sujet principal de l’histoire.

A Ôsaka, on suit aussi un peu le quotidien de Hamashô, une petite entreprise qui produit du katsuobushi (les copeaux de bonite séchée, ingrédient de base de la cuisine japonaise indispensable pour les okonomiyaki). Le jeune patron, Hamano Hajime (Chô Tamiyasu), a repris les rênes de l’affaire depuis la mort de son père, mais il ne ferait pas grand chose sans les deux employés qui sont là depuis des années. Il est parfois tellement indécis, aussi bien côté pro que côté perso, que je n’ai pas réussi à avoir de la sympathie pour lui. Des fois c’est tellement ouin ouin qu’on a envie de lui botter le derrière !

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Sayoko (Kawanaka Miyuki) travaille à Hamashô depuis toujours. Elle a été un peu une mère de substitution pour Hajime, qui a perdu la sienne quand il était enfant. On apprend aussi qu’elle avait des sentiments pour le père de son jeune patron et en gros elle ne s’est jamais mariée car elle a espéré toutes ces années pouvoir être avec lui. L’autre employé de Hamashô, Kanda (Akai Hidekazu) espère quant à lui que ses sentiments pour Sayoko soient réciproques. Le personnage n’est pas non plus détestable mais il manque pas mal de subtilité. Kanda et Sayoko contribuent à la diversité d’âge des personnages de l’asadora et je suis bien la première à dire qu’il n’y a pas de raison que les histoires d’amour soient réservées aux jeunes protagonistes. Mais quand même, ils ont un peu une mentalité de lycéens :D.

teppan asadora
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Den habite à côté de chez Hatsune et la connait depuis des dizaines d’années. Il vient souvent bricoler dans sa maison et connait tous les locataires. Pour moi, Ryû Raita est l’inoubliable chef Nonomura de Keizoku et SPEC mais j’ai apprécié de le revoir dans ce rôle secondaire. Iwasaki (Kashiwabara Shûji) dirige la fanfare du quartier, dont fait partie Hajime et à laquelle notre héroïne va bien sûr aussi prendre part. Son personnage n’est pas vraiment développé, mais il va quand même jouer un rôle clé dans l’histoire.

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Nozomi est un personnage qui apparaît dans la dernière partie du drama et dont l’histoire personnelle va faire écho avec celle d’Akari. j’ai cru d’abord que l’actrice qui interprétait ce rôle était Ichikawa Miwako mais en fait il s’agit de Kyôno Kotomi, qui lui ressemble quand même pas mal. Enfin, c’est Kinami Haruka qui joue Chiharu, la fille de Hatsune, dans quelques flash-backs.

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Comme on peut le deviner à travers tout ce que j’ai dit sur les personnages, Teppan ne révolutionne pas les relations sociales que ce soit dans sa manière de présenter le mariage ou l’entreprise. Mais à travers le parcours de son héroïne, le drama évoque d’une manière très réussie les liens familiaux et la recherche de ses origines. Une famille, ce n’est pas forcément des liens de sang. Et on peut choisir ou pas de devenir proche de personnes avec qui on en a à tout âge.

Avec une héroïne de 18 ans qui va faire la rencontre de nouvelles personnes, on peut être certains qu’à un moment ou l’autre de l’histoire il va y avoir de la romance dans l’air. Mais ça prend bien son temps, et si la rencontre reste classique dans son genre (on est en conflit d’abord, puis au moins un des deux nie ses sentiments), ça suffit car les personnages sont très attachants. Et puis surtout, à la fin de l’histoire, Akari fait un choix super important que l’on n’attend pas et qui peut paraître d’un sens très “conservateur” mais ne l’est pas vraiment si l’on considère ses différentes dimensions et le contexte dans lequel il est fait.

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Avec son titre qui évoque la fameuse plaque chauffante utilisée pour cuire de nombreuses spécialités, le drama met à l’honneur un plat emblématique sous ses différentes versions à la fois du département de Hiroshima (où se situe Onomichi) et d’Ôsaka. Au spectateur de choisir quelle version lui fait le plus envie :). Comme dans tout drama japonais qui parle de près ou de loin la nourriture, l’okonomiyaki sert à évoquer des souvenirs et surtout la convivialité, en famille aussi bien qu’entre amis. Les Murakami ont chez eux une table avec un teppan intégré, fabriquée bien sûr par Papa vu que le métal, c’est sa spécialité. Et puis en restaurant, c’est sous le nez des clients assis au comptoir que l’okonomiyaki est préparé. En plus de ça, on voir régulièrement les repas préparés par Hatsune, notamment certaines recettes de base où on utilise le katsuobushi. Désolée, mais mon choix était très limité pour les screenshots donc j’en ai pas vraiment avec la nourriture -__-.

J’avais déjà entendu parlé d’Onomichi par des voyageurs japonophiles, et cet asadora m’a donné encore plus envie de visiter cette ville. On ne la voit pas de long en large, mais les quelques vues bien choisies suffisent à remplir la mission office de tourisme :D.

Avec une héroïne trompettiste, on peut s’attendre au départ que la musique soit un des thèmes principaux de Teppan. Au final, elle n’est pas autant mise en avant dans le sens où on ne voit pas beaucoup Akari jouer et que son niveau n’est pas une problématique centrale. Mais la musique reste présente en pointillés et surtout, il y a un lien direct entre le morceau que l’on entend dans le générique du drama et un passage de l’histoire et j’aime beaucoup de genre de chose.

Teppan fait donc partie des asadora qui utilisent non pas une chanson d’un artiste japonais célèbre mais un morceau instrumental du compositeur en charge de l’OST de la série. Le compositeur en question est Hakase Tarô, et comme il est violoniste de base, c’est son instrument qui domine dans la mélodie de Himawari. La composition a un côté… kitch ? Trop sentimental ? Je ne sais pas comment dire, mais même si ce n’est pas mon style préféré à la base, je m’y suis très rapidement attachée, les images du générique renforçant mon affection.

Là où la majorité des asadora récents utilisent des animations sous des formes diverses pour leur opening, Teppan se base sur de simples images de gens qui dansent au rythme de la musique. Une partie de ces images changent d’une semaine sur l’autre. On voit des gens de tous les âges, seuls, à deux, en petits ou grands groupes, au travail, dans la rue, entre amis, dans des endroits divers et variés. Certains dansent très gracieusement, d’autres maladroitement. Et j’ai trouvé ça simplement super touchant. C’est très japonais d’un sens cette manière de faire des trucs en groupe genre on est bien tous ensemble, mais ça a réussi à émouvoir l’asociale que je suis :).

Le thème principal du drama a bien sûr plusieurs déclinaisons, et j’ai également beaucoup aimé les deux ou trois autres thèmes qu’on entend régulièrement. C’est classique, mais c’est vraiment efficace. La musique créé une ambiance propre à apprécier l’histoire, et en retour, l’histoire nous fait encore plus apprécier la musique.

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Teppan est donc passé du statut de drama dont je n’attendais pas grand chose à celui de véritable coup de coeur. Il n’est pas parfait, mais il comporte assez de personnages attachants et de thèmes intéressants pour se suivre d’un bout à l’autre sans se lasser une seconde. J’ai même versé ma petite larme à la fin parce que j’étais triste de quitter tout ce petit monde ! Il me semble que le drama n’est toujours pas entièrement subbé en anglais, et c’est vraiment dommage parce je le recommande chaudement à tous les fans d’asadora et aux dramaphiles qui voudraient s’initier à ce format et préfèrent des histoires contemporaines.

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