24 avril 2017

[Anime] Toradora!

toradora

Titre japonais : とらドラ!
Nombre d’épisodes :  25
Année de production : 2008-2009
Licence en France : Aucune
Fiche : Animeka ; ANN

Cela faisait pas mal de temps que je croisais régulièrement le nom de cet anime et j’en avais un a-priori plutôt positif, mais le simple fait qu’il soit du genre scolaire m’avait jusqu’à récemment ôté l’envie d’en savoir plus à son sujet. Ce n’est que quand un visiteur me l’a conseillé en réaction à mon billet sur School Rumble que j’ai réalisé qu’il mériterait quand même certainement mon attention même s’il ne faisait pas partie de mon genre de prédilection.

Ryûji est un lycéen loin d’être populaire auprès de ses camarades qui le prennent pour un voyou en raison de son regard peu avenant. Il va se retrouver dans la même classe que Taiga, une fille toute petite qui a un caractère quelque peu agressif. Leur rencontre va être explosive, mais ils vont en fait rapidement se lier d’amitié. Ryûji en pince pour Minori, la meilleure amie de Taiga. Taiga a elle aussi un camarade de classe qui ne la laisse pas indifférente. Enfin, une nouvelle élève, Ami, va elle aussi venir mettre son grain de sel dans les nombreux triangles amoureux qui se dessinent.

Le décor est posé, on a comme personnage principal un garçon qui est entouré majoritairement de filles qui vont toutes plus ou moins finir par en pincer pour lui. Et les filles en question ont la particularité d’avoir un caractère très spécial. Mais contrairement à d’autres anime, Toradora! ne se contente pas de s’enfermer dans ce schéma et d’enchaîner les situations cliché. Il devient au contraire la base d’une histoire solide servie par des protagonistes au caractère bien développé et attachants, à commencer par son mâle vedette. On nous fait le plaisir de ne pas nous ressortir le gros lourd de base un peu obsédé sur les bords qui va créer des situations abracadabrantes par sa maladresse et on a à la place un garçon adorable simplement victime du jugement trop hâtif de la plupart des gens. Il cuisine et fait un tas de tâches ménagères, il est bosseur, attentionné, en gros, le mec idéal, et du coup on comprend bien pourquoi ces demoiselles en uniforme craquent toutes ! (enfin pas toutes, mais quelques unes hein ^^).

La chieuse numéro un de la série, Taiga, est certes une furie qui démarre au quart de tour, mais c’est surtout une fille timide et complexée par son physique. Si elle peut compter sur son amie Minori, on voit vite que sa situation familiale particulière fait qu’elle se sent très seule et qu’elle va trouver du réconfort dans la famille très spéciale de Ryûji. Celui-ci a été élevé seul par sa mère, éternelle grande enfant blond platine qui travaille le soir dans un bar à hôtesses et qui semble des fois être plus une petite soeur qu’une mère. Le troisième membre de la famille est Inko, un perroquet à l’élocution quelque peu laborieuse dont les apparitions ne manquent pas de faire sourire.

Minori est une jeune fille pleine d’énergie, toujours de bonne humeur et avec un humour un peu décalé. Elle est toujours très occupée et semble même presque avoir le don d’ubiquité tant elle cumule les petits boulots. On sent vite qu’elle cache quelque chose, et quand cet élément est révélé, Minori devient encore plus intéressante.

Ami est une jeune mannequin grande, mince et jolie qui va sans surprise être populaire dès son arrivée au lycée. Elle ne semble être qu’une vraie petite peste imbue d’elle-même qui fait semblant d’être copine avec tout le monde. Mais au bout du compte, bien que très différente de Ryûji et Taiga, elle souffre comme eux d’une image qu’elle a auprès des autres. On aime la détester dès le départ et elle devient vite attachante. C’est même dommage qu’on ne s’arrête pas plus longtemps sur sa situation personnelle.

Enfin, Kitamura est le bon élève binoclard de service, impliqué dans la vie du lycée puisqu’il est membre du conseil des élèves. Mais pas que. Kitamura a aussi un côté décalé assez indescriptible mais vraiment réussi et il complète très bien la joyeuse petite bande.

Si l’on retrouve dans Toradora! un bon petit nombre de situations propres aux comédies romantiques lycéennes (journée à la mer, repas du midi, camping, Saint-Valentin…), cela passe comme une lettre à la poste car le caractère des personnages et leurs interactions sont bien travaillées et parviennent à provoquer le rire ou l’émotion même en terrain bien connu.

J’ai en particulier apprécié la manière dont la relation d’amitié entre les trois filles évoluait. Il ne s’agit pas que de savoir qui va finir avec Ryûji, qui va se déclarer en premier à l’autre, qui va se rendre compte de sentiments qu’il ou elle refoule. La situation est un prétexte pour chaque personnage pour apprendre à se connaître, créer des liens d’amitié et devenir plus fort en se faisant face et en faisant face aux autres. Car au final, chacun des personnages de Toradora! a la même peur, celle d’être blessé et de ne pas être aimé par les autres pour ce qu’il est. C’est tout bête, mais vu le type de série, j’ai trouvé que le thème était abordé de manière très judicieuse et complète vu qu’il ne s’agit pas que de romance mais aussi de famille et d’amitié.

L’histoire débute à un rythme tranquille, le temps que tout se mette en place, et la situation évolue progressivement au gréé du quotidien lycéen. L’humour est juste déjanté comme il faut, et on ne tombe jamais dans du trop lourd avec du comique de répétition à outrance par rapport aux traits de caractère des personnages. La fin de l’histoire est peut-être un peu rapide, dans le sens où beaucoup de choses se passent d’un coup, et peut-être que tous les éléments n’étaient pas nécessaires, mais au moins c’est une vraie fin !

J’ai globalement apprécié tout l’aspect visuel de l’anime : les décors en-dehors du lycée sont jolis et les différentes bouilles de Taiga sont toujours tordantes. Toradora! possède deux chansons d’opening et deux chansons d’ending, toutes chantées par les doubleuses de Taiga, Minori et Ami. Elles sont vraiment sympa dans leur genre, en particulier les premières. L’OST se montre aussi tout à fait à la hauteur.

https://www.youtube.com/watch?v=Szw8r6CDi8k

Toradora! a donc été une très bonne surprise pour moi et je regrette de ne pas être capable d’en parler mieux (la faute au retard et au manque d’entraînement, même si ça ne veut pas dire que sans ça mon billet aurait été génial ^^ :p). C’est le genre de série qui montre par excellence qu’on n’a pas toujours besoin d’innover et faire des trucs de dingue tant qu’on prend le temps de soigner un minimum son scénario, ses personnages et son emballage sonore et visuel. On est loin de la énième série avec des chieuses en uniforme qui font boing boing et dont on est sûrs de voir la petite culotte (mais d’ailleurs comme je peux dire qu’il y a tant de séries comme ça alors que je ne les regarde pas ? :p), et ça fait plaisir de pouvoir y trouver son compte en tant que vieille aigrie qui pense un peu trop souvent que c’était mieux avant (oui bon, en même temps, ça aurait du sens si je venais de parler d’une série de la saison dernière ^^).

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