[Drama] Mei-chan no shitsuji ⋆ Souvenirs à venir - Le blog Japon de Katzina
15 août 2018

[Drama] Mei-chan no shitsuji

Titre japonais : メイちゃんの執

Nombre d’épisodes : 10

Diffusé en : Hiver 2009

Chaîne de diffusion : Fuji TV

Fiche : DramaWiki

J’avais repéré ce drama diffusé au début de l’année car c’est Mizushima Hiro qui y tient le rôle masculin principal. Je n’avais pas lu de critiques détaillées, mais quelques bonnes impressions au hasard de blogs dramas francophones ou anglophones. J’hésitais quand même un peu à me lancer dans le visionnage de la série étant donné son style école de beaux et riches déjà vu pas mal de fois, mais j’ai fini par me laisser tenter.

Mei est une jeune fille qui vit dans une famille modeste, ses parents tiennent un restaurant d’udon. A la mort de ceux-ci, elles apprend qu’elle est en fait l’héritière d’une très riche famille et se retrouve dans une école pour filles prestigieuse supposée la rendre digne de ses origines. Comme le veut la tradition de l’école, elle doit être accompagné d’un majordome. Et son majordome, Rihito, c’est le meilleur des meilleurs. Mei va avoir du mal à se faire accepter par ses bourgeoises de camarades, et même une fois que sa véritable identité, d’abord cachée, va être révélée, les difficultés de vont pas s’arrêter.

Nous voilà donc de nouveau dans une école aux allures de palace remplie de demoiselles bien comme il faut et de jeunes hommes avenants et serviables. Bien sûr, on pense immédiatement à des drama comme Hana Yori Dango (Tsukushi en tant que « pauvre » a les mêmes difficultés) ou Hanazakari no kimitachi e (ne serait-ce que pour « l’affiche » de la série, et l’ambiance un peu délirante de l’école). Mais la série (qui est comme les deux autres citées tirée d’un manga) a tout de même une petite ambiance bien à elle. Décidémment, y’aurait toute une thèse à faire sur la façon dont les Japonais sont capables de représenter une école, les élèves et le personnel enseignant. Et sur la vision des gens riches, aussi ! ^^mei chan no shitsuji

C’est Eikura Nana qui joue Mei. Je ne la connaissais pas, mais je l’ai plutôt bien aimée. Bien sûr, à défaut d’être riche Mei et une fille qui a  très bon coeur toujours prête à aider les autres même si elle se fait malmener. Mais c’est pas trop poussé à l’extrême, et son petit côté garçon manqué est sympa. C’est donc Mizushima Hiro qui joue le rôle de Rihito. On a peut-être parfois l’impression qu’il a un balai dans le cul, mais son côté taciturne associé à sa dévotion en tant que majordome lui donnent quand même une sacrée classe.

L’ami d’enfance de Mei et petit frère de Rihito, Mameshiba, est interprété par Sato Takeru, croisé dans MR. BRAIN (le pianiste à la mémoire défaillante). C’est ni le genre d’acteur, ni le genre de rôle que j’apprécie vraiment : le petit jeunot qui parle et agit sans trop réfléchir et réagit au quart de tour. Lucia, la « reine » de l’école, qui paraît louche dès la première fois qu’on la voit et qui s’avère l’être vraiment, est jouée par Yamada Yu. Ce rôle de méchante manipulatrice aux airs d’ange lui va plutôt bien. Son majordome, Shinobu, est Mukai Osamu. Je l’ai trouvé un peu ridicule avec sa coloration blanc-gris, mais comme d’habitude son interprétation a bien passé.mei chan no shitsuji

Comme dans n’importe quel school drama, que l’école soit réaliste ou pas, la directrice est très spéciale : ici, elle s’appelle Rose et est jouée par Horiuchi Keiko (le médecin dans CHANGE) que j’apprécie décidément beaucoup. Et last but not least, il y a bien sûr tous les camarades de classe de Mei, évidemment accompagnées de leurs majordomes. Je ne connaissais quasiment personne dans le lot, à part Iwasa Mayuko qui joue Izumi et que j’avais vue dans plusieurs petits rôles.

Ah mais oui, il y a aussi Tanimura Mitsuki, qui joue Tami et que j’avais déjà vue dans Watashitachi no kyôkasho. J’ai vraiment bien aimé le côté décalé du personnage, et si on croit au début qu’elle est là juste pour l’humour, son rôle s’avère plus important. Je ne peux pas m’étendre sur tous les autres personnages, je citerai donc juste celui de la petite Miruku, élève surdouée qui est beaucoup plus jeune que ses camarades et qui est à ce titre particulière.mei chan no shitsuji

Tous ces duos demoiselle/majordome sont tous bien particuliers, on découvre les plus importants dans la première partie de la série : à chaque épisode, une demoiselle a un problème avec son majordome, et la gentille Mei intervient pour le résoudre. C’est de cette façon qu’elle parvient à se faire accepter dans l’école. C’est très classique, mais ça fonctionne pas mal, et une fois qu’on a appris à connaître les différents duos, ils sont vraiment sympathiques, et leurs particularités sont prétexte à un certain nombre de gags qui s’enchaînent à un bon rythme, sans être trop fréquents ni trop lourds.

Le côté humour est donc réussi dans l’ensemble, et de ce côté-là j’ai également beaucoup aimé tout le côté « graphique » avec les petits moutons (jeu de mot entre hitsuji/mouton et shitsuji/majordome, j’imagine) qu’on voit à l’écran. Sans aller jusqu’à dire que la série a un côté sombre, elle a du moins un côté plus sérieux, et j’ai bien aimé l’équilibre qu’il y a : il y a du n’importe quoi mais pas trop, du sérieux mais pas trop. Le rythme est plutôt bien géré, et au gré des plutôt prévisibles « je quitte l’école/je reviens/je repars » qu’on a dans les séries du genre (enfin c’est même pas forcément une école), on avance assez sûrement vers la fin, qui est loin d’être inattendue mais les différents événements qui y mènent restent assez bien gérés.mei chan no shitsuji

Bien sûr, on est dans un shôjo et on n’échappe donc pas au côté romance : la dévotion des majordomes envers la demoiselle qu’ils servent dépasse parfois le côté professionnel, même si c’est supposé être interdit dans l’école. Et bien sûr, ça va arriver à Mei. Et pour encore assaisonner le tout, il va y avoir un ou deux petits triangles amoureux par-dessus ça. Mais ce n’est quand même pas ça qui prend le plus de place. C’est la motivation de beaucoup de personnages, mais ce sont les événements qui comptent plus. Mais on a parfois du mal justement à savoir où sont les limites de la relation majordome/demoiselle, si on est dans la suggestion d’une relation amoureuse ou si l’on nous montre une relation touchante de complicité, de confiance et de complémentarité.

J’allais oublier de dire un petit mot sur la musique ! C’est Kono Shin qui l’a composée, c’est donc dans l’ensemble réussi, avec un petit plus pour les musiques plus douces. Pour la chanson thème, je l’écouterais pas forcément en-dehors, mais en contexte ça donne bien. Enfin, j’ai bien aimé l’ambiance qui règne dans l’école, surtout dans le parc et dans le dortoir où loge Mei.

J’ai passé un bon moment devant Mei-chan no shitsuji, qui pour moi remplit toutes les missions qu’on attend de ce genre de séries. Ce n’est pas forcément original, mais l’interprétation est globalement bonne. Ni le côté comédie ni le côté dramatique ne sont exagérés, et au final on a un bon divertissement. Le drama n’aura sans doute pas sa place dans ma liste de préférés pour cette année, mais je l’ai en tout cas beaucoup plus apprécié que Atashinchi no danshi, vu récemment et d’un genre très similaire même si on n’est pas dans une école (les deux drama ont d’ailleurs été diffusés consécutivement).

1 commentaire sur [Drama] Mei-chan no shitsuji

  1. Commentaires laissés sur l’ancienne version du blog

    Ma p’tite soeur fana de dramas me l’avait conseillé, j’avais donc commencé à jeter un oeil au début du premier épisode mais j’ai jeté l’éponge, l’épisode était en fr mais malheureusement je comprenais pas ce français là ;p) Du coup, il faudrait que je pense à le reprendre en vosta !
    Je suis rassurée par ton avis parce que tu sais quoi ? J’avais entendu dire qu’il ressemblait fortement à « HanaKimi », hors j’ai pas aimé cette loufoquerie, du coup je craignais de me retrouver devant les mêmes absurdités, mais d’après tes dires, il a son propre univers, ouf !
    Et puis, hormis Mizushima, la présence de Yamada Yu constitue un plus même si elle a un petit rôle, je l’ai adoré dans la comédie « Seigi no Mikata » où elle jouait une soeur tyrannique.
    Purée, va falloir que je carbure si je veux voir tous ces dramas là ^^, c’est que je me suis promise de rattraper un peu mon retard en matière de j-dramas 2009, la fin de l’année approche et j’aimerais bien faire un p’tit bilan dramas le moment venu.

    Écrit par : Lynda | 24.10.2009

    Ben on peut pas dire non plus que ça soit à des années lumières de HanaKimi, car on est quand même dans une école irréaliste avec des situations invraisemblables, mais le n’importe quoi est bien moins présent c’est sûr, et l’ambiance souvent un peu plus « sérieuse » ou « dramatique » même si bien sûr tout est relatif dans ce genre de dramas.
    J’avais pas vraiment aimé Yu Yamada la première fois que je l’avais vue (dans Binbo Danshi) mais là je l’apprécie mieux, c’est clair qu’elle a le genre de beauté qui convient très bien aux personnages de méchantes. D’ailleurs, Seigi no mikata est dans ma liste ^^.
    Hé oui la fin de l’année va venir vite, mon bilan dramas va être dur à faire comme j’en ai vu pas mal ¨¨

    Écrit par : Katzina | 24.10.2009

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