24 juin 2018

[Drama] Yume no California

yume no california

Titre japonais :  夢のカリフォルニア

Nombre d’épisodes : 11

Diffusé au : Printemps 2002

Chaîne de diffusion : TBS

Fiche : DramaWiki

Comme j’ai bien aimé Tsuyo dans Home drama que j’ai vu il y a quelques mois, je n’étais pas du tout contre le fait de le revoir dans un drama, surtout qu’il en a fait un paquet à la fin de la fin des années 90 au début des années 2000. J’ai choisi en priorité Yume no California car Milady en disait le plus grand bien.

L’histoire du drama fait partie de celles dont il est vraiment difficile de parler sans spoiler du tout, étant donné qu’un événement qui détermine tous ceux qui vont suivre arrive à la fin du premier épisode. Mais bon, si on ne dit pas de ce quoi il s’agit, ça reste vraiment trop vague, alors je vais le dire, vous êtes prévenus ! ^^yume no california

Trois jeunes gens qui ont à peine plus de vingt ans se retrouvent lors d’une réunion d’anciens camarades de lycée. Pour la plupart, les choses ont bien changé en quelques années, mais pas toujours dans la bonne direction. Ce qui aurait pu être une simple remise en question va devenir un véritable bouleversement quand un de leurs camarades avec qui ils ont passé la majeure partie de la soirée et que tout le monde pensait promis à un bel avenir, se suicide en sautant du toit de leur anciennes école.yume no california

Domoto Tsuyoshi incarne Shô, un mec super normal, dont personne ou presque ne se souvient. Il est en fin de cursus dans une université peu réputée, n’a pas vraiment d’ambition dans la vie et essuie refus sur refus à ses entretiens d’embauche. Aucun grand drame dans sa vie, vraiment le type lambda, qu’on pourrait qualifier de chiant. Mais là justement non, car la normalité du personnage, tout comme celle de ceux qui l’accompagnent, fait qu’on s’identifie très facilement à lui.

Car oui, même si beaucoup d’entre nous rêvent à un moment de réussir leur vie en se différenciant de la masse, en faisant tel ou tel boulot que peu font, en échappant au train-train quotidien, en étant célèbre ou je ne sais quoi, au final on est tous pareils, c’est donc bien d’avoir de temps en temps ce genre de personnages. Et puis peut-être que je finirai par m’en lasser, mais décidément Tsuyo il fait vraiment bien les mecs normaux ^^.yume no california

Kuninaka Ryôko est Keiko, qui faisait partie des filles les plus populaires du lycée. Elle a échoué au concours d’entrée de l’université où elle voulait aller, et travaille en tant que secrétaire dans une petite entreprise. Elle n’aime pas vraiment son travail, mais se sent un peu piégée. L’avenir lui semble donc beaucoup moins prometteur que quand elle était au lycée. Kuninaka est une actrice que je n’ai pas vu si souvent que ça, du moins pas dans des rôles importants, mais je la trouve vraiment sympa.yume no california

Kotomi, incarnée par Shibasaki Kou, était mise à l’écart par ses camarades qui la traitaient de laideron. Ils sont donc plus que surpris d’apprendre qu’elle est devenue mannequin. Ce qu’elle ne leur dit pas, c’est qu’elle n’a pas tant de succès que ça dans son agence, et qu’elle a encore beaucoup de mal à avoir confiance en elle. Elle a un petit ami, un garçon bien comme il faut qui semble être avec elle uniquement pour son physique. J’ai pas mal vu Shibasaki dans des drama cette année, et sans qu’elle fasse partie de mes actrices préférées, comme d’habitude je n’ai rien eu à reprocher à son interprétation.

Après la réunion d’anciens élèves, ces trois jeunes gens témoins du drame vont se revoir souvent, se soutenir mutuellement et tenter de découvrir s’ils peuvent attendre quelque chose de l’avenir ou s’il n’y a aucun espoir, comme le prétendait leur camarade qui a choisi d’en finir. Il s’agit donc de les suivre au quotidien, dans leur travail, dans leurs relations avec les autres. Pas de grandes aventures ni de grandes histories d’amour donc, mais des fois ça n’est pas plus mal.yume no california

Parmi les personnages que l’on voit le plus autour du trio, il y a la famille de Shô. Sa mère, un poil excentrique, est jouée par Yo Kimiko. Son père, qui comme tous les papas japonais prend très à coeur son travail et son rôle de soutenir financièrement sa famille, est incarné par Kishibe Ittoku, complètement différent par rapport à son rôle dans Fumo chitai. Enfin, le grand frère de Shô, qui lui au moins était populaire au lycée, mais qui se trouve au bout du compte être un véritable Tanguy, est interprété par Kudô Kankurô. Oui, c’est bien le même que celui qui est à l’origine des super drama que sont Ikebukuro West Gate Park, Kisarazu Cat’s Eye et Tiger & Dragon. Je ne l’avais jamais vu en tant qu’acteur, et je dois dire qu’il est assez étonnant, même si dans le fond j’ai trouvé le personnage un peu trop chiant (dans le sens qu’il est sans-gêne et tape l’incruste).yume no california

J’ai été séduite par la simplicité de l’histoire et des personnages, et par la touche d’optimisme qui finit par ressortir malgré le fait que tous soient largués et semblent par moment n’être plus capables de continuer à avancer. Les liens qui se se créer entre eux ainsi que le temps vont leur permettre de changer les choses, même si évidemment on ne va pas se retrouver au pays des Bisounours du jour au lendemain. Et c’est justement ça qui donne sa cohérence et sa justesse au drama.

Pour parfaire le tout, la bande sonore est très réussie : on a affaire à une chanson occidentale comme chanson thème : California Dreamin’ de The Mamas & The Papas, qui donne donc son nom au drama. Les chansons occidentales dans les drama japonais, c’est tout l’un ou tout l’autre, du moins de mon point de vue. Et là, c’est super réussi. C’est le genre de chanson qu’on connaît sans connaître, qui a un côté rétro et nostalgique qui convient parfaitement à l’ambiance de la série. La chanson est déclinée en versions instrumentales, et le reste de l’OST est tout aussi appréciable, jusqu’à la chanson du générique de fin, logiquement signée Tsuyo. Si y’a bien un Johnny’s que je pourrais écouter, c’est bien lui et son groupe (ou bien Tokio, mais surtout pas SMAP ou Arashi ^^).yume no california

Au final je n’ai pas tant de choses à dire sur ce drama, et ce n’est pas du tout vendeur de dire qu’il ne se passe pas grand chose, mais je l’ai vraiment beaucoup apprécié, et je vous encourage vivement à tenter le coup si vous aimez les histoires simples, pas gaies mais pas noires non plus, celles de gens normaux qui essaient de s’en sortir.

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