[Cher journal #33] Mon mois de décembre 2019

mont fuji buildings shibuya

Le dernier douzième de l’année 2019 me semble déjà assez loin alors que je commence à écrire ces lignes, et j’ai même du mal à me souvenir de quel temps il a fait pendant les 3 premières semaines où j’étais au Japon. Pas affreux, mais pas génial non plus. Quelques belles journées très ensoleillées, pas beaucoup de pluie mais pas mal de grisaille, pas encore très frais. Les jours les plus doux et les plus ensoleillés, on a pu se passer de chauffage l’après-midi dans le séjour et le soir dans les chambres, surtout celle de Messire qui est la mieux exposée, la différence est flagrante !

Comme le premier jour du mois tombait un dimanche, nous n’avons pas attendu plus longtemps pour mettre le sapin de Noël. Du coup, je n’ai même pas pris de photo correcte ! Je suis assez contente de ce sapin (synthétique bien sûr) orné de décorations un peu hétéroclites obtenues au fil des années. Je le mettais dans le séjour pendant la journée mais pour la nuit je le rangeais dans la pièce à tatami avec la porte bien fermée sinon les chats lui auraient fait sa fête en moins de deux ! Pour le calendrier de l’avent, j’ai mis comme l’année dernière des cerises, fraises et myrtilles séchées enrobées de chocolat noir et Messire a encore bien apprécié. Surtout que cette fois il a totalement compris le concept :D.

shibuya scramble square

En décembre, l’homme a dû aller passer 2 semaines de suite 2 journées à Osaka pour voir un client. Il est parti les 2 fois en shinkansen le dimanche soir. Du coup la première fois, toujours le 1er décembre donc, je me suis dit qu’on allait en profiter pour aller dans le centre en fin d’après-midi voir des illuminations quelque part avant qu’il parte par Shinagawa ou la gare centrale de Tokyo. J’avais vu vite fait qu’il y en avait à Shibuya donc on est allé autour de la gare du même nom, mais en fait je me suis plantée, c’était bien dans l’arrondissement de Shibuya mais plutôt vers Yoyogi. Donc pas de grosses illuminations, mais quand même des petites, et en fait comme je ne vais jamais beaucoup dans ce coin (même pour les concerts j’y passe vite fait et c’est plutôt autour de Center-gai), je n’avais pas encore vu les nouveaux aménagements vers l’est de la gare avec les bâtiments neufs, dont le tout frais ouvert Scramble Square. En fait, je n’étais même jamais montée dans le Hikarie donc c’est ce qu’on a fait d’abord et on a eu une belle vue sur le Fuji avec un ciel rose derrière les buildings. Le Scramble Square, évidemment c’est encore et encore des boutiques de trucs souvent bien chers dont 90% me laissent indifférente. On a quand même trouvé deux trucs intéressants : un resto de cuisine moyen-orientale pour le dîner (rapport quantité-prix pas génial, ce qui n’est pas étonnant vu l’endroit, mais c’était bon et y’avait de la craft beer et des options végé bien indiquées !), et une boutique Trueberry (glaces et smoothies vegan) pour le dessert. Ca faisait longtemps que je voulais essayer, les parfaits au granola déboîtent pas mal ! On est passé aussi du côté du Shibuya Stream, j’ai trouvé ça vraiment sympa. J’ai pu donc vérifier encore une fois comme je le racontais un peu dans mon billet sur mes 7 ans au Japon que je n’étais pas du tout blasée de Tokyo et que même si je suis mal à l’aise face à la profusion de boutiques qui incitent à la surconsommation et ne s’adressent qu’à une partie très limitée de la population, je ne peux être qu’admirative devant l’ampleur des projets urbains japonais. Dans certains cas c’est triste de voir des choses disparaître, mais dans le cas de Shibuya je trouve que c’est assez fabuleux de voir le quartier se métamorphoser au fil des années.

Quelques jours après, je suis allée pour la troisième fois de l’année au Shirokuma Cafe avec deux fans français de passage au Japon. Je crois que j’ai maintenant goûter assez de plats et boissons pour pouvoir écrire un petit billet sur l’endroit, mais il se peut que d’ici que je m’y mette j’y aille encore une fois :D. En tout cas, c’était super chouette de pouvoir parler de la série avec d’autres fans, et aussi un peu de sous-titrage d’anime.

Le 5 décembre a eu lieu mon avant-dernier concert de l’année, et c’était quelque chose. Je suis tellement contente d’avoir pu voir U2, c’était un spectacle super beau et j’ai pu partager ce moment avec mon amie qui voulait les voir depuis plus de vingt ans.

u joshua tree tour japan

Le samedi suivant, j’ai passé la matinée avec l’autochtone et Messire dans un couloir d’hôpital à attendre mon tour pour voir un cardiologue et à faire quelques examens. Le but était de déterminer s’il y avait quelque chose derrière ma tension haute quand elle est mesurée à l’hôpital, ou si c’était simplement un bon gros syndrome de la blouse blanche. Quand j’avais fait mon check-up pré-conception en septembre on m’avait dit qu’il vaudrait mieux vérifier, ce que j’ai donc fini par faire pour pas qu’on me tanne à nouveau avec des fausses suspicions d’hypertension gravidique si je suis à nouveau enceinte bientôt. Je compte aussi choisir un endroit où les obstétriciens sont moins cons, ça aidera aussi, mai je préférais en finir une fois pour toutes. J’ai beaucoup hésité entre aller dans un gros hôpital un peu loin ou aller dans un plus petit pas loin de la maison, j’ai fini par me décider pour la deuxième solution et j’ai bien fait sur ce coup parce que le médecin était cool, il m’a pris lui-même ma tension, j’étais à 14 et des brouettes et ça l’a pas affolé (contrairement à d’autres, j’ai jamais eu 18 hein ^^), au vu des premiers résultats d’examens et d’analyses il n’y avait rien du tout, il m’a demandé de mesurer ma tension à la maison pendant plusieurs semaines et de venir une deuxième fois pour voir ce que ça donnait et faire un dernier examen. Donc c’était bien cool de tomber sur quelqu’un qui comprenne pourquoi j’étais là et qui n’ait pas un discours anxiogène.

Le soir, mes beaux-parents sont venus dîner à la maison. On les a déjà invités plusieurs fois mais là ça faisait longtemps. Le lendemain, il faisait super beau et ça tombait bien car il y avait un pique-nique dans un parc des environs avec les copains de classe de Messire, organisé par la mère d’une de ses copines qui allait bientôt quitter le yochien car son père retourne travailler en Afrique. Je suis triste que cette petite soit partie car elle est adorable il n’y avait que 2 filles dans la classe de Messire, du coup il n’y en aura plus qu’une. Heureusement, il y en a 2 d’un an de plus avec qui il joue aussi pas mal. Et puis heureusement, la mission en Afrique du papa ne doit durer qu’un an et demi donc elle reviendra normalement avant la fin du yochien. Vu que la classe de Messire c’est 7 enfants et que 2 n’étaient pas présents, c’était du très petit comité pour ce pique-nique et ça m’allait très bien évidemment. L’autochtone était le seul père présent et il a bien joué avec les gamins. J’ai pas mal discuté avec la maman qui avait organisé la journée, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas vue car elle a eu un deuxième enfant et du coup pendant une grosse partie de sa grossesse et depuis la naissance c’est la grand-mère qui s’occupait d’emmener l’aînée au yochien. Elle est super sympa, et elle m’a donné des pistes intéressantes pour une maison de naissance. Ca ne veut pas dire que les interactions sociales sont devenues faciles pour moi mais c’était chouette de voir les mamans un peu plus longtemps qu’à l’entrée ou la sortie du yochien, j’espère qu’on aura d’autres occasions du coup.

La semaine suivante, on est retourné manger chez mes beaux-parents le vendredi soir. D’habitude on y va toujours le week-end, plutôt le midi depuis que Messire ne fait plus la sieste, mais là on voulait les voir une dernière fois avant d’aller en France et ça allait pas des deux côtés niveau dispo le weekend. Du coup pour une fois Messire a fait la sieste en rentrant du yochien pour pouvoir se coucher plus tard.

couronne avent

Le matin du 14, il y avait un atelier au yochien pour fabriquer des couronnes de l’avent en famille. Il y avait toutes sortes de végétaux et fleurs séchées, c’était vraiment sympa. J’ai fait un truc assez simple parce que manque de bol, c’était un de ces jours où je n’avais pas du tout la patience de me concentrer sur quelque chose d’un peu minutieux. Messire a fait une autre couronne avec son père et a mis plein de colle sur son pantalon. Le midi, on a mangé dans un restaurant de cuisine japonaise qui fait du kaiseki à Nakamurabashi, je crois qu’on s’est trouvé une nouvelle adresse pour des bons repas. Après, on est allé voir l’arrière-grand-mère. Maintenant Messire lui raconte plein de choses ! On a refait un tour au petit jardin japonais près de Toshimaen, et je crois que c’était mon meilleur spot couleurs d’automne de la saison ! C’est pas grand mais c’est concentré. Ca m’a consolé d’avoir laissé passer l’automne sans aller dans un endroit comme Kamakura.

Le 15 décembre était une journée que j’attendais avec impatience et qui a été bien remplie ! On est allé à Yokohama en fin de matinée, on a déjeuné tous les 3 puis Messire est allé faire un tour à Cosmo World avec son père pendant que je visitais une expo avec une amie. C’était l’expo des collections de l’Orangerie, j’étais allée une fois à ce musée au lycée mais je n’ai pas eu l’occasion d’y retourner quand j’étais à Paris donc je ne me souvenais de rien d’autre que des grands Nymphéas, qui bien sûr n’étaient pas là. En fait il n’y avait presque pas de Monet, et globalement moins d’impressionnisme que ce que je pensais. Mais vu que j’avais gagné des entrées avec le Japan Times j’étais contente d’en profiter ! Après le goûter j’ai laissé tout le monde pour aller à la Yokohama Arena pour le concert de Spitz. Ca n’a pas vraiment de sens de faire un classement de concerts, mais c’était peut-être mon préféré d’eux en-dehors des concerts fanclub ! J’espère trop pouvoir avoir un billet pour une autre date de la tournée mais ça va être dur. Au total je crois que j’ai fait moins de concerts en 2019 qu’en 2018 mais avec 2 gros trucs au mois de décembre c’était une sacrée fin d’année !

yokohama sunset

La troisième semaine de décembre a été consacrée à la préparation des valises, aux dernières lessives et aux derniers achats pour les remplir ! Pour la première fois depuis 5 ans, et la première fois tout court pour Messire, on est allé passé les fêtes en France, on est resté 3 semaines en tout. J’avais commencé à réfléchir aux cadeaux pas mal à l’avance mais j’ai quand même eu des achats de dernière minute à faire sur Amazon ou à Ôizumigakuen, où je suis passée en vélo. On est parti le vendredi 20 au matin, mais les 2 grosses valises sont parties pour l’aéroport avant nous mercredi après-midi. C’est génial de pas avoir à se les coltiner dans les transports mais du coup faut pas trop faire les bagages à la dernière minute vu qu’on peut pas garder n’importe quoi pour la valise cabine. Un des derniers trucs que j’ai fait un ou deux jours avant de partir, c’est rempoter mon hortensia et le petit camélia acheté quelques semaines avant. L’hortensia grandit bien, il a donc cédé son pot au camélia qui commençait tout juste à fleurir et en a eu un plus grand. Vu l’hécatombe l’été dernier avec d’autres habitants du jardin j’espère qu’ils vont continuer à bien se porter !

Le 20 décembre au matin, nous avons donc pris le chemin de Narita. Tranquillement, parce que l’aéroport de Narita me stresse bien moins que Roissy. Le vol a été long bien sûr, Messire n’a fait qu’une petite sieste en début d’après-midi. Mais tout s’est bien passé et j’ai même pu regarder un film entier (j’y reviens plus bas). Comme on est arrivé en fin d’après-midi ça circulait pas mal pour quitter l’Île-de-France donc on a mis plus de temps que normalement pour arriver chez mes parents. C’est super qu’ils viennent toujours nous chercher en voiture, franchement j’aurais pas l’énergie d’aller jusqu’au centre de Paris pour prendre le train pour Rouen le même jour, mais quand on est crevé ça reste pénible comme trajet. Surtout que je me suis vite aperçu que mon mal des transports sur la route ne s’arrangeait pas, au contraire.

campagne normande hiver

Les 3 premiers jours, on s’est réveillé au milieu de la nuit, on a eu beaucoup de mal à se rendormir (surtout Messire, mais ça va il faisait pas la foire dans le lit), et on s’est levé super tôt le matin. Trop le choc de voir qu’il faisait encore nuit noire à 7h (encore plus en plein trou de campagne sur une route sans éclairage public !) et que le soleil se levait à plus de 8h30. La France serait tellement mieux sur son vrai fuseau horaire, je sais bien que s’il fait nuit tôt le soir c’est pas génial non plus mais après 5 ans sans avoir été en France à cette saison et 8 ans après mon dernier hiver passé entièrement là-bas j’ai trouvé ça d’une violence l’idée de se lever dans la nuit même si on a des horaires de vie à peu près normaux. Quand j’avais fait ma mission d’intérim à l’automne 2012 après mon arrivée à Tokyo, je me levais à 6h et quand je partais une petite heure après il faisait grand jour. C’est pas ça qui fait qu’on pète la forme si on doit se taper des heures sup mais j’ai vraiment l’impression que la lumière du soleil le matin ça joue sur le moral.

Ce qui m’a marquée plus positivement par rapport à l’hiver, c’est de retrouver une maison bien chauffée et bien isolée. Tellement bien qu’en fait je crevais de chaud chez mes parents avec mes robes et collants en lainage, que je n’ai pas eu froid aux pieds une seule fois et que la nuit je me servais à peine de ma couette ! Cheminée et pompe à chaleur, même dans les toilettes et la salle de bains il fait bon.

Pendant 3 semaines, j’ai donc pu me la couler douce : zéro cuisine (j’ai préparé un plat de légumes entièrement juste un midi), et assistance minimum pour le linge. Vu que c’était la période des fêtes et qu’en plus il a fait un temps pourri à peu près pendant tout notre séjour (mais apparemment c’était pas beaucoup mieux à Tokyo), on n’a pas bougé plus loin que Rouen, sauf lors de 5 jours début janvier avant de repartir, que je raconterai donc dans mon prochain bilan mensuel.

Avant de partir, je crois que j’ai pensé plus que l’autochtone au fait qu’on allait passer 3 semaines sans manger japonais. J’étais contente de retrouver la popote de Maman bien sûr, et j’ai bien profité de la nourriture de fêtes quand elle était compatible avec mon régime alimentaire, ainsi que du vin et du fromage. Mais au bout du compte c’est vraiment pas au quotidien que la bouffe de la France me manque, c’est pour des détails comme certains légumes. Genre du fenouil et du céleri rave. On en a mangé cru, en morceaux, miam ! Messire a bien kiffé aussi. Ha et ce que j’ai apprécié aussi, c’est la gamme beaucoup plus large de laits végétaux (au Japon en gros à part le soja et l’amande c’est hors de prix car importé) et de yaourts végétaux. Messire s’est goinfré de Sojasun aux fruits, on a goûté aussi du Alpro et les Andros au lait de coco sont vachement bons. Donc oui j’aimerais trop avoir ça au Japon, mais je ne peux pas dire ça me manque, dans le sens où je ne mangeais pas ça y’a 7 ou 8 ans. Du coup le rayon de yaourts et surtout des autres dérivés hyper sucrés à base de lait de vache des supermarchés français me paraît encore plus disproportionné et inutile !

On a été bien gâtés à Noël, et au jour de l’an aussi parce que ça fait maintenant bien vingt ans qu’avec mes soeurs et mes parents on se fait aussi des petits cadeaux à ce moment-là. On a passé les 2 réveillons chez ma deuxième soeur, le jour de Noël comme d’hab chez le frère de ma mère, et le 1er janvier c’était chez mes parents toujours avec la famille de ma mère. J’ai eu pour mission de préparer les marque-places, du coup j’ai fait des petits rats pour le nouveau signe du zodiaque chinois et considérant mon don inexistant pour tout ce qui tourne autour du dessin et le fait que j’ai commencé la veille au soir c’était plutôt réussi.

rouen cathedrale noel

On est allé en tout 4 fois à Rouen, pour l’après-midi ou même une petite journée. On a bien profité de bons petits restos (dont l’incontournable Dame Cakes) et de l’ambiance de Noël. Question shopping, j’ai fait un petit stock de thés Dammann et j’ai pris plein de collants à Calzedonia car les prix sont beaucoup plus bas qu’au Japon, surtout pour les collants épais avec un peu de cachemire que j’ai découvert l’hiver dernier et que j’adore (32.5 euros les 3 contre 50 euros avec le taux de change actuel, et en plus ces gugus ont fermé la boutique de Kichijoji !).

Entre Noël et le jour de l’An, j’ai passé des heures à… trier et construire des Lego ! Ma mère avait sorti les 2 caisses de Lego que moi et mes soeurs avions petites, j’ai commencé à mettre le nez dedans, ça avait l’air de plaire à Messire (je lui avais déjà ramené mes vieux Duplo y’a un an et demi), et du coup ma maniaquerie m’a amenée à vouloir reconstituer les différents modèles. Je me suis d’abord attaquée aux Fabuland, qui étaient vraiment mes préférés. J’ai trouvé sur un site internet une bonne partie des boites et j’ai pu en reconstituer pas mal. Après, je suis passée aux Lego classiques. J’ai trié tous les morceaux, en attachant les briques et plaques par couleur et par longueur. Comme ça après quand j’ai pu retrouver quelques modèles dont je me souvenais ça a été très facile de rassembler les bonnes pièces pour les construire. Je savais que c’était un phénomène les Lego, mais j’ai été impressionnée par les sites avec des inventaires de toutes les pièces existantes, des centaines de références de boîtes, des scans des instructions de montage etc. Je me souvenais de plusieurs boîtes que j’avais eu pour moi, et ça tombait bien parce qu’il y avait pas mal de trucs dans le registre de ce qu’aime Messire. Je lui ai donc fait un camion poubelle, un fourgon de police, un camping car, un petit bateau et une petite voiture. Je voulais faire l’avion ambulance mais il manquait deux grosses pièces pour la carlingue ! Si son attrait pour les Lego se confirme (il en a eu 3 petites boîtes à Noël), il faudra que j’achète ces pièces manquantes. On verra ça pour le prochain passage en France car je n’ai pu emmener que ce que j’avais construit, il n’y avait plus du tout de place dans les valises pour prendre toutes les pièces restantes vu que j’ai voulu prendre aussi… des Playmobil ! J’avais une grosse partie de la collection Belle Epoque et j’y ai énormément joué, encore plus qu’aux Lego. J’avais fabriqué une maison en carton moi-même car la grande maison coûtait une blinde (de mémoire, pas loin de 900 francs donc au début des années 90 c’était pas rien !). Je me suis revue installer toute ma collection dans le séjour de l’ancienne maison familiale, et je me souviens encore très bien à quelle pièce de la maison ou à quel personnage appartenait chaque petit accessoire. Je savais que j’allais terminer l’année 2019 tranquillement mais je n’avais pas anticipé ce petit voyage temporel !

Vu tout ce que je viens de raconter, vous ne serez pas étonnés d’apprendre qu’il ne s’est pas passé beaucoup de choses dans ma cuisine en décembre ! Bon, quand même, les deux premières semaines j’ai faut quelques trucs intéressants comme une salade de papaye verte locale (d’un producteur de Kiyose, donc à deux pas de chez moi). J’ai l’impression que les autres années elle était là plus tôt donc je pensais que je l’avais loupée cette année mais non ! J’ai fait aussi un “tajine” (avec guillemets car je n’ai pas le vrai plat pour le préparer) avec des fèves, une soupe de lentilles inspirée de celle mangée au resto oriental de Shibuya (très ressemblant et approuvé par Messire !), la super quiche aux poireaux vegan de Marie Laforêt pour le dîner avec mes beaux-parents, et aussi un clafoutis asperges champignons tomates inspiré d’une recette de la même auteure.

La troisième semaine de décembre, il a fallu finir les restes du frigo et assurer les derniers bentôs de Messire. Pour les 2 derniers soirs, j’ai acheté des trucs tout prêts, dont des spécialités à base de tofu et de fu (une pâte à base de gluten beaucoup utilisée dans la cuisine bouddhiste) du resto de kaiseki d’Ôizumigakuen. Comme ça on a eu un dernier dîner de cuisine japonaise un peu raffiné :).

Le mois de décembre de Messire a donc été bien rempli aussi : après le piqu-nique au parc, il y a eu une autre journée un peu spéciale avec le yochien : les enfants ont fait une petite excursion au parc de Sayama, ils ont donc pris le train tous ensemble et la journée s’est terminée à 16h au lieu de 14h. Messire était très impatient d’être à Noël en France, il a kiffé l’avion et a fait de super efforts pour le décalage horaire. Il m’avait dit pas mal de semaines avant qu’il voulait pas parler français avec ses grands-parents ou quelqu’un d’autre que moi, je pensais donc qu’il faudrait lui laisser un temps d’adaptation mais en fait il s’y est mis vachement vite donc il a appris pas mal de nouveaux mots (des noms de fromage :p) et à la fin il voulait apprendre des mots japonais à mes parents :D. Du coup vers la fin du séjour il arrivait à répondre en français même aux gens qu’il ne connaissait pas vraiment, genre pour demander son jus de pomme dans l’avion (il m’a dit qu’il aimait bien les gens de l’avion, ben oui ils donnent à manger et à boire donc c’est intéressant XD).

Il a pu voir son cousin pas mal de fois et ils ont bien joué tous les deux. Il a bien aimé aller voir les ânes qui vivent près de chez mes parents, il a fait du manège à chaque fois qu’on est allé à Rouen (on a fait la grande roue de la place du Vieux Marché, même si elle est hyper petite par rapport à celles que je fais au Japon j’ai vachement flippé vu que les nacelles sont en plein air et qu’on entend tous les grincements du truc quand on est au sommet !). Son régime alimentaire a donc été basé principalement sur le pain et le fromage, pour les repas de fêtes il se serait bien rempli la panse uniquement de canapés au foie gras ou au saumon fumé et autres petits amuse-gueule ! Et puis dès son arrivée, il a eu plein de cadeaux, il y avait son anniversaire en retard vu que le colis de ma mère a fait un aller-retour France/Japon soit-disant pour adresse incomplète alors qu’elle avait fait exactement comme d’habitude. Il a eu plein de nouveaux livres en français, et aussi des jeux pour apprendre les lettres de l’alphabet. Il a eu aussi des jeux de cartes, et ça complète bien les jeux qu’on fait avec des cartes classiques. Et puis les Lego et les petites voitures. C’était une situation assez exceptionnelle donc on a géré comme ça mais clairement c’est pas évident et ça me conforte dans l’idée qu’un peu ça suffit, parce que plus ils en ont plus ils en veulent mais surtout plus vite ils sont blasés.

Début décembre, je suis donc sans surprise venue à bout de la dernière saison de Buffy contre les vampires. Je suis vraiment contente d’avoir vu la série dans son intégralité, mais jusqu’au bout j’ai été dérangée par ce petit sentiment d’addiction et j’étais soulagée en quelque sorte de pouvoir revenir à des activités normales. Enfin oui et non en fait, parce que je n’avais pas envie de me lancer dans un nouveau drama alors que j’allais bientôt m’absenter de la maison pendant 3 semaines. J’ai donc juste repris l’asadora Ohisama que j’avais laissé de côté. Côté anime, pas moyen de rester concentrée sur Banana Fish donc j’ai tenté un ou deux autres épisodes de Chihayafuru 3 mais je crois que l’absence de sous-titres me gêne. Même si j’ai vu les 2 premières saisons sous-titrées, c’est bien loin et le vocabulaire de la karuta j’ai du mal. Si au moins il y avait les sous-titres en japonais ça le ferait mais ça c’est que pour les anime de la NHK. Le néant côté lecture, par contre encore pas mal de podcasts et je crois que je devrai écrire un billet là-dessus quand j’en aurai découvert et rattrapé assez pour pouvoir toujours avoir un nouvel épisode sous la dent d’un côté ou d’un autre. Je termine avec le très joli film japonais que j’ai vu dans l’avion : Nagai owakare. J’étais super contente qu’il soit dispo car je l’avais loupé au ciné (pas très étonnant) et ce n’est pas une grosse production. Je sais que je dis toujours ça, mais j’en parlerai. En attendant, vous pouvez aller écouter la chanson du générique de fin, qui m’a fait découvrir le film :).


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