Mon année 2020

mon année 2020

Alors que le temps file toujours, qu’on est entré dans une nouvelle décennie et que le premier mois de 2021 est déjà terminé, il est temps de faire le bilan de cette année 2020, ma huitième année complète au Japon, et la première à avoir été autant conditionnée par des événements extérieurs aussi inédits. Vu ces circonstances, je peux dire que j’ai énormément de chances et que mon année 2020 s’est bien passée. Ce n’est pas pour autant que ça a été facile au niveau du moral, ne serait-ce que parce que j’ai un minimum d’empathie et que je sais que, justement, il y a beaucoup de gens pour qui ça a été beaucoup plus dur.

Mon année 2020 a franchement bien commencé : on était en France, on venait de fêter Noël là-bas pour la première fois depuis cinq ans. On a passé quatre jours à Venise début janvier. Ce voyage m’a tout de suite beaucoup marquée, et encore plus avec le recul. La ville me parait encore plus loin qu’elle ne l’était avant que je la découvre. Et quand on pense que le virus circulait déjà probablement dans le nord de l’Italie ou à Paris alors qu’on trainait dans les aéroports…

Comme je l’ai déjà dit plus ou moins explicitement au fil des mes billets perso, en tant que mère au foyer j’ai eu la chance de ne pas avoir à me mettre en danger sur mon lieu de travail ou sur mon trajet pour y aller. Et de ne pas m’inquiéter de perdre mon emploi ou de voir mon revenu diminuer. Du côté de l’autochtone, beaucoup de chance aussi vu que son emploi se prête à la base très bien au télétravail, qu’il avait déjà une pièce équipée pour, que son employeur (une entreprise américaine) a fait pas mal de trucs (fourniture de masques N95, budget pour achat de matériel, fermeture totale des bureaux encore à ce jour), et que son activité n’est (pour l’instant) pas menacée. C’était une bonne chose aussi que Messire ne soit pas encore scolarisé (la maternelle ne fait pas partie du système scolaire au Japon) et qu’il soit dans une petite structure.

Il a donc “juste” été question pour moi de m’inquiéter pour ma famille se trouvant dans un pays plus touché par la pandémie et de mettre en pause tous mes projets persos. Alors que je me sentais enfin prête à avoir un deuxième enfant en début d’année, je me suis dit que ce n’était pas une bonne idée d’être enceinte, de devoir aller à l’hôpital régulièrement pour le suivi et de devoir accoucher seule ou de me voir imposer une césarienne. Plus les semaines ont passé, plus ça a commencé à me peser, car on se rendait compte de plus en plus qu’on ne verrait pas la fin de cette crise tout de suite, et même si j’ai eu un premier enfant sans problème et que je n’ai pas non plus encore 40 ans, le temps passe super vite. Je ne peux pas dire que j’ai vraiment regretté de ne pas avoir eu un deuxième enfant plus tôt, car si je n’étais pas prête, avec deux enfants dont un encore en bas âge ça n’aurait pas été plus facile d’être en quasi confinement…

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Il y a énormément de choses à dire sur ce que la pandémie nous a révélé et continue de révéler, surtout en ayant de loin l’exemple de mon pays d’origine et au quotidien celui de mon pays d’accueil. Il est devenu impossible de ne plus voir ce qu’une partie des gens ne voulait pas voir depuis si longtemps, ce dont même moi je me rendais justement de plus en plus compte ces dernières années : notre modèle d’économie et de société ne fonctionne pas, et on s’enfonce de plus en plus en tentant de le maintenir coûte que coûte. Les dirigeants sont plus que jamais déconnectés de la réalité de la majorité de la population, les professions les plus essentielles sont celles qui sont payées au lance-pierre, les adultes sont tellement accaparés par le sacro-saint travail pour avoir une vie décente (ou parfois même pas) que la société ne peut plus tourner si les enfants ne sont pas à l’école. Le système scolaire classique, en plus miné par le manque de moyens, montre ses limites. Louper quelques mois d’école, ça ne devrait pas avoir d’importance à l’échelle de la vie d’une personne. Mais ça devient une catastrophe quand il faut suivre le programme, un grand retard n’était pas rattrapable collectivement. Savoir que les enfants sont les premières victimes des “effets secondaires” de la pandémie m’angoisse énormément. Et je suis encore plus en colère envers tous ceux (la plupart du temps des générations avant la mienne) qui nient la difficulté d’être de la jeune génération d’aujourd’hui et parlent de fainéantise ou de sensiblerie.

La période où toute entrée sur le territoire japonais était impossible pour les étrangers même résidents a été particulièrement difficile, j’essayais vraiment de ne pas trop y penser surtout que si je devais vraiment aller en France, ça serait forcément pour une raison grave. A l’heure où j’écris ces lignes, ce n’est plus tant un problème de pouvoir revenir au Japon, mais d’entrer sur le territoire français. Il faut bien varier les plaisirs… J’ai vraiment du bol d’avoir pu voir ma famille juste avant que tout ce merdier commence. Même si d’habitude il ne s’écoule pas plus de dix-huit mois entre un de nos voyages en France ou un des voyages de ma famille au Japon, cette fois-ici c’est le grand inconnu. Et en même temps, quel que soit le sens, je ne veux pas que le prochain voyage se fasse dans de mauvaises conditions et qu’on en profite qu’à moitié !

Ce qui rend la situation plus dure à supporter, c’est qu’on ne sait pas jusqu’à quand elle va durer. Quand on a une date de fin fixée pour une période difficile, c’est pas du tout la même manière d’envisager les choses. Et tout ça ne se passe pas au niveau individuel ou au niveau d’un petit groupe. Il y a un avant et un après, mais l’après on ne sait toujours pas quand il commencera vraiment, et ce qui va encore se passer d’ici là. Ce n’est pas vraiment confortable de se rendre compte que des fois, si privilégiés qu’on soit, on en a marre de faire des efforts quand on voit que tout le monde n’en fait pas. Ca peut être des petites conneries, genre voir des gens qui vont au supermarché ou au primeur pour acheter deux ou trois malheureux trucs alors que moi je m’efforce d’acheter le maximum de choses à chaque fois. Même en période de crise, certains ne sont pas fichus de remettre en question leurs habitudes. Et oui, même si c’est vraiment futile par rapport à la situation d’autres personnes, j’en ai marre de ne pas pouvoir aller tranquillement au resto le weekend alors que la bonne bouffe c’est super important pour moi, qu’on est coincé à la maison le weekend alors qu’on pourrait se faire une sortie dans Tokyo ou aller passer une nuit ou deux un peu plus loin.

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Une des choses qui me manque le plus depuis la naissance de mon fils, c’est de ne pas pouvoir être à l’extérieur au moment où le soleil a bien décliné et va se coucher. En toute saison, j’aime la lumière, les bruits, les odeurs qu’il y a à ce moment particulier de la journée. Au Japon, même en été, le soleil se couche tôt, donc à ce moment-là c’est toujours soit déjà le moment du bain ou bien celui du dîner ou du coucher. Maintenant que Messire est un peu plus grand, il peut se coucher un peu plus tard, mais du coup en 2020 ce sont les restrictions de sorties qui nous ont empêché de profiter des débuts de soirée. Déjà que les restos le midi ont été bien réduits, donc encore moins question d’aller s’en faire un le soir. Et puis, comme je le dirai plus loin, pour moi pas de concerts ou d’autres occasions de sortir de mon côté.

Même si j’y habite techniquement, Tokyo m’a parue bien loin en 2020. Les transports en commun, la foule dans les lieux publics, autant de raison de ne pas se rendre dans les grands quartiers centraux sans en avoir véritablement besoin. On est allé une poignée de fois à Ikebukuro, une seule fois plus loin jusqu’à la gare de Tokyo pour prendre le Shinkansen. J’ai vraiment l’impression que j’ai eu beaucoup plus que d’habitude des souvenirs de mes voyages et visites, depuis mes premières semaines à Tokyo en août 2012 jusqu’à nos sorties en famille plus récentes. Et puis aussi tout un tas de souvenirs en France et dans les autres pays que j’ai visités ou bien où j’ai vécu un petit peu.

Puisqu’on parle de voyages, parlons de ceux que j’ai pu quand même faire en 2020. Comme je le disais au début de ce billet, il y a eu l’inoubliable séjour à Venise, que je voulais voir depuis tant d’années. Fin février, juste avant que la situation tourne au vinaigre au Japon, nous sommes allés passer une nuit à Karuizawa. Bonne bouffe et onsen, 2 de nos critères essentiels quand on voyage au Japon :D. Nous avons ensuite dû abandonner les voyages avec logement en hôtel et déplacements en transport en commun, j’étais donc encore plus contente d’avoir la possibilité d’aller à Yatsugatake dans la petite maison de montagne familiale avec une voiture de location. On a encore découvert de chouettes endroits dans la région, et ramené plein de fruits et légumes locaux. Enfin, nous avons pu faire comme prévu le voyage d’anniversaire de Messire fin novembre, même si les conditions n’étaient franchement pas idéales. Mais je me suis un peu réconciliée avec la ville de Kyôto et j’ai pu découvrir deux lieux qui étaient sur ma liste depuis pas mal de temps, Amanohashidate et Ine.

A défaut d’être l’année du train ou de l’avion, 2020 a certainement été pour moi l’année du vélo. Si on n’avait pas eu nos deux vélos à assistance électrique dont un bien équipé pour transporter Messire, on aurait certainement encore moins bougé de la maison ! Après avoir repoussé longtemps l’idée de remonter sur un vélo, puis l’idée d’y transporter le petit monstre, je me sens enfin à l’aise même si je passe mon temps à jurer contre les voitures et encore plus contre les autres vélos qui font n’importe quoi. On a pu aller dans plusieurs endroits en évitant de prendre le train et/ou le bus, y compris chez mes beaux-parents.

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En 2020, je me suis aussi rendu compte à quel point c’était important de vivre dans un logement où on se sent bien. Même si je suis entièrement d’accord sur le fait de faire attention à sa consommation et de ne pas accumuler trop de choses, pour moi c’est vraiment essentiel d’avoir des pièces avec des jolies choses qui rendent l’ambiance agréable. Même en vivant en zone urbaine, on a la chance d’avoir une maison avec un micro-jardin et assez d’espace pour que l’autochtone ait une pièce dédiée pour travailler. Même si notre projet de nouvelle maison a été éphémère, il a bien servi à nous changer les idées pendant l’été. On a appris beaucoup de choses et on ne partira pas de zéro quand le moment sera venu pour de bon. Reste à savoir où ça sera ! Je me disais déjà depuis quelque temps que je n’étais pas sûre de pouvoir passer ma vie dans une si grande ville que Tokyo même si je l’adore sur beaucoup de points, et il se trouve qu’avec le télétravail l’autochtone aurait aussi envie de se mettre un peu plus au vert. Le gros problème c’est que ça reste incompatible avec ce qu’on souhaite niveau éducation pour notre progéniture. Les établissements les mieux pédagogiquement sont très rarement dans la verdure, voire même inaccessibles ou presque car dans l’hyper-centre. Il va falloir régler au moins en partie cette question en 2021 !

En 2020, j’ai été amenée à questionner l’idéal du couple véhiculé dans la majorité des sociétés occidentales. Je me suis rendu compte qu’il pouvait en fait causer pas mal de tort, et qu’on peut très bien trouver d’autres manières de faire sans se retrouver pour autant dans des relations toxiques (et même que c’est justement le besoin de préserver certaines apparences et répondre à certains critères qui peut mener certaines personnes à une relation toxique). En parallèle, et pas du tout par hasard, je crois que j’ai enfin trouvé “mon” féminisme. Celui qui ne considère pas que je suis à la solde du patriarcat parce que j’apprécie d’être mère au foyer et que j’ai adoré allaiter mon fils. A approfondir dans les mois qui viennent avec des lectures !

Pour la première fois depuis mon arrivée au Japon, j’ai passé une année entière sans aller à aucun concert. Les deux seuls que j’avais de prévus dans la première partie de l’année ont sans surprise été reportés puis finalement annulés, et ensuite il y a très peu d’événements m’intéressant qui ont eu lieu. Ca me manque vraiment énormément, et j’ai du mal à imaginer quand et dans quelles circonstances se déroulera le prochain concert où je pourrai enfin aller. Même si les musées et autres lieux d’expositions sont quand même des lieux moins risqués, 2020 n’a pas non plus été l’année où j’ai pu voir des œuvres d’art en vrai. Le problème se situait en fait plus sur la nécessité de se rendre en transport en commun dans des quartiers fréquentés. En novembre, j’ai renoncé à l’idée d’aller voir l’exposition de Yusuke Nakamura vu que le nombre de nouveaux cas quotidiens de covid augmentait de nouveau de façon inquiétante à Tokyo. Pour compenser un petit peu, je m’en suis mis plein les yeux sur Twitter en commençant à suivre plusieurs comptes postant des œuvres de peintres, majoritairement impressionnistes, sans surprise.

Je l’avais bien prévu dans mon bilan tardif de l’année 2019, l’année 2020 a effectivement l’année de la bouffe. J’ai quand même bien senti la différence de devoir prévoir le repas du midi pour 3 personnes en semaine, alors que quand l’autochtone est au bureau c’est plus facile de faire le bentô de Messire et un repas pour moi avec des restes. Mais comme ce qu’on peut acheter comme nourriture toute prête ou à emporter c’est généralement pas génial niveau nutritionnel et que ça fait encore plus déborder la poubelle de plastique, il n’était pas question de compter trop là-dessus. Heureusement que l’autochtone prenait régulièrement le relais le weekend car parfois c’était fatigant de simplement prévoir ce qu’on allait manger, sans même parler de le préparer. Mais justement, du côté planification j’ai réussi à faire quelques progrès et il va falloir que je continue en 2021, même si je ne suis pas sûre d’atteindre l’idéal du planning hebdomadaire prêt à l’avance et respecté à la lettre. Le principal reste pour moi d’avoir des plats cuisinables en grande quantité, qui se conserve, avec une grande variété de légumes, en donnant la priorité aux protéines végétales, en alternant entre cuisine japonaise et inspirations de pays divers, en limitant le gluten, avec des ingrédients fermentés et peu de sucre raffiné. Je ne sais pas si je pourrai faire ça tout de suite, mais j’aimerais bien me mettre à faire des conserves, en partie pour compenser le fait que je ne peux pas stocker beaucoup de surgelés.

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La cinquième année de Messire a été comme pour tant d’enfants assez chamboulée par la situation sanitaire. Il est resté à la maison pendant les deux premiers mois de sa deuxième année de yochien et a dû prendre comme mois l’habitude de se désinfecter les mains partout où on allait et à porter un masque (mais c’est bon, c’est pas ça qui l’a traumatisé hein :D). C’est assez déstabilisant en tant que parent de se retrouver dans une situation qu’on ne maîtrise pas et de devoir admettre qu’on ne sait pas jusqu’à quand ça va durer. Et ce n’est pas évident non plus de devoir le priver de parc ou de tout un tas d’autres sorties dans des lieux où il y a trop de monde, alors qu’il voit et/ou sait que d’autres enfants continuent à vivre à peu près normalement. Je sais que c’est un peu tout le défi de l’éducation de voir ses enfants confrontés à d’autres manières de faire que la nôtre et à la contester, mais il faut admettre que là le contexte est quand même très particulier. Même si ça n’a pas été évident tous les jours pour lui comme pour ses parents, on s’est habitué à ce quotidien à la maison. Et puis pour ça aussi, vive le télétravail pour l’autochtone ! Messire a pu passer beaucoup plus de temps avec son père pendant la semaine, et c’est quand même top de pouvoir prendre tous les dîners en famille !

Messire a encore bien grandi évidemment, il s’est vraiment allongé et on voit encore plus le gêne longues pattes hérité de son grand-père paternel. Il s’intéresse toujours autant aux trains et autres véhicules, a découvert plusieurs programmes qu’il adore sur la NHK ou en streaming, a passé encore pas mal de temps à écouter des chansons. Il dessine de plus en plus, s’est mis à la peinture. Et puis en un rien de temps, il a appris à lire les kana et peut donc lire ses livres en japonais tout seul. Il arrive aussi de mieux en mieux à les écrire. Dans ces conditions, pas évident pour le français de faire face au japonais, qui dominait déjà à l’oral ! J’espère qu’en 2021 il montrera de l’intérêt à apprendre à déchiffrer cette langue bizarre qui s’écrit en alphabet avec plein de lettres qu’on ne prononce pas :D.

A la fin de 2020, Messire a appris qu’il allait être grand frère. En 2021, il va donc y avoir du changement pour toute la famille :). Les deux derniers mois de 2020 ont été très éprouvants pour moi physiquement, et aussi quand même moralement à cause des hormones, même si je savais déjà ce dont elles étaient capables. Mais l’année n’aurait pas pu se terminer d’une meilleure manière, et j’ai pu me rendre compte à quel point l’incertitude d’avoir ou non un deuxième enfant commençait à me ronger, et surtout que ça aurait clairement continué de manière exponentielle. J’ai pu le vérifier en 2020, ce qu’il y a de plus important pour moi c’est ma famille, et ça sera pareil en 2021 ! Débarquement de Messire 2 ou Messirette prévu début juillet prochain :).

6 Commentaires

    • Merci 🙂
      Messire fait des câlins et des bisous à mon ventre tous les jours, il m’a déjà dit qu’il voudrait prendre le bébé dans ses bras et dormir avec lui, et que c’était trop long d’attendre jusqu’à ce qu’il soit né 😀

  1. Félicitations pour ce deuxième enfant à venir!
    Avec la rentrée à l’école du plus grand, ça va faire plein de changements !
    C’était cela le projet dont tu parlais et qui risquait d’être consommateur de temps? J’avais bêtement pensé à une machine à coudre 🙂

    • Oui, c’est ça le projet qui prend du temps je crois 😀
      La machine à coudre, je l’ai depuis des années, mais je ne sais toujours pas m’en servir et j’ai jamais la patience de me poser tranquillement et de me vider la tête pour essayer. Ma mère m’avait montré vite fait mais le problème c’est qu’elle sait coudre depuis plus de 50 ans, pour elle c’est évident alors qu’en fait pas du tout quand on n’y connait rien !
      La rentrée à l’école par contre ça sera pas pour cette année pour Messire vu qu’il est de la fin de l’année 🙂

  2. Bonjour Katzina 🙂 Sacré bilan. Bravo !

    Nous sommes tous confrontés aux difficultés connues, dues à cette pandémie.
    Rien savoir et ne pas pouvoir avancer avec des projets prévus, n’est pas sans conséquences néfastes de tout ordre pour chacun.
    Je m’inquiète aussi pour les difficultés qui éprouve tout particulièrement l’ensemble des jeunes.

    Des bébés continuent de venir au monde de maintenant.

    En octobre dernier, je suis devenue deux fois grand-mère.
    Un enfant né dans chaque foyer de mes deux enfants le même mois.
    Je suis admirative de leur capacité d’adaptation dans le contexte actuel.
    Ils sont de bons parents et leurs enfants se développent bien.
    Ce n’est pas facile de devenir parent actuellement. Nous espérons tous parvenir à éradiquer ce virus, pour pouvoir reprendre le cours de nos vies en main et nous émerveiller avec tous ces petits bonheurs et gestes du quotidien sans contrainte aucune.

    En attendant, ton bébé est bien à l’abri en attendant la belle saison de l’été. Profite bien de cette belle attente dans la vie d’une femme.
    Je t’embrasse.

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