[Cher journal #53] Mon mois d’août 2021

Sans surprise, le mois d’août a été chaud et humide, même si ça aurait pu être pire. Et pour la deuxième année consécutive, pas moyen de se consoler avec les feux d’artifice ou les matsuri, l’ambiance été c’était juste les cigales qui braillent (et bien sûr j’ai encore oublié d’accrocher ma cloche à vent ! ^^). Les températures sont montées jusqu’à un bon 35°C (parfois 10 de plus en ressenti), et surtout ne tombaient pas beaucoup en-dessous de 25 la nuit donc pas moyen de rafraîchir naturellement la maison. Au milieu du mois, on a perdu tout d’un coup 10 degrés et le temps a tourné à la pluie, influence du typhon qui est passé au large à ce moment je crois.

Avec le combo nouveau-né + chaleur + pandémie, on est bien sûr pas allés très loin en août même si Messire était en vacances. On aurait été encore moins loin sans voiture, vu que le vélo même électrique en plein cagnard c’est pas top, et que de toute façon Duchesse est encore trop petite pour les sièges vélo, il faudra attendre au moins ses 8-10 mois. Je savais que ça allait me manquer le vélo, mais hors de question qu’on monte en la prenant en porte-bébé même si tout le monde le fait ici.

Le premier jour du mois, la sage-femme est revenue pour la visite de contrôle des un mois après la naissance pour Duchesse et moi. On allait toutes les deux très bien donc pas besoin d’examens supplémentaires à l’hôpital. C’était la dernière fois qu’on voyait la sage-femme, elle avait prévu un petit cadeau pour Duchesse et Messire. Ce dernier était bien triste de lui dire au revoir car elle était devenue sa grande copine, en plus elle lui a donné des jouets qui venaient de ses filles !

Le 10 août, on est allés à Kichijoji faire des courses assez utilitaires : passage à l’opticien pour faire régler mes lunettes de travers, passage à Loft pour acheter des petites fournitures pour des faire-part de naissance (qui avec un peu de chance seront faits et envoyés avant la majorité de l’intéressée :D), et un petit plein à Picard. On a dû faire un arrêt couche et un autre allaitement dans deux des centres commerciaux du quartier, s’il avait pas fait si chaud je crois que j’aurais plutôt préféré me mettre juste sur un banc devant la gare pour gagner du temps et éviter un intérieur ! Avec le décalage entre la situation sanitaire au pire depuis le début de la pandémie et le fait que tout continue à tourner normalement en apparence et que les JO aient été maintenus, je n’arrivais plus à savoir si c’était raisonnable de faire cette sortie ou si on s’exposait inutilement à un risque de contamination. Se prendre la tête pour une sortie en voiture à 6 bornes de chez soi c’est fatigant à la longue. Des fois je me dis qu’on n’est jamais assez prudents, des fois quand je vois des familles sortir normalement je me dis qu’on se prive pour rien…

Le 20 août, après avoir déposé Messire chez ses grands-parents, l’autochtone m’a conduite jusqu’à Off House pour que je regarde deux ou trois trucs, notamment les vêtements de filles. On va récupérer le plus possible de vêtements de bébé de Messire car beaucoup sont mixtes, mais comme les deux loustics ne sont pas nés à la même saison il va falloir quand même compléter un peu. Et puis pour la suite, les vêtements à partir de 3 ans seront soit déjà bien usés, soit un peu trop garçon. Je compte pas mettre des frou frou et des paillettes roses à Duchesse, mais quand même quelques petites robes à fleurs ça sera bien :). On est passés prendre des bentô à notre resto préféré de Shakujii avant de rentrer, avec ça on avait l’impression d’avoir fait la sortie du siècle presque :D.

Le 21 août, l’autochtone est allé à la réunion d’information de l’école primaire qu’on a repérée pour Messire. Ils étaient déjà allés 2 fois à des activités organisées pour les potentiels futurs élèves. Comme on n’a pas vraiment de plan B, ça me stresse vraiment de pas savoir s’il sera accepté ou pas. C’est une question de nombre de places, pas de niveau vu qu’on ne vise pas un établissement pour faire de lui une grosse tête. Réponse quelque part en novembre, ça va être long !

Le 25, une fin d’après-midi de semaine, on a pris la voiture pour 4 petits kilomètres pour un trajet que les hommes auraient fait à vélo s’ils avaient été juste tous les deux, pour aller à un grand parc où ils sont allés plusieurs fois ensemble mais que je n’avais jamais vu. Là aussi, vu qu’on ne sort presque jamais, et pas en fin de journée, c’était presque un petit événement !

En fin d’après-midi, on a fait plusieurs fois des promenades dans le quartier pour que Duchesse fasse sa dernière sieste de la journée et que Messire puisse profiter un peu des jeux d’un parc une fois la chaleur un peu tombée (mais jamais assez à mon goût), et avec un peu de chance sans trop de monde. On s’est fait bouffé les pattes par les moustiques mais ça faisait du bien de prendre l’air et de marcher un peu !

Très tôt le matin du 30 août, je me suis réveillée parce que j’avais froid et mal partout. Il faisait pourtant 28°C dans la pièce. J’ai dû me couvrir car je claquais des dents. Quelques heures plus tard, ma fièvre était montée à 40°C. J’ai passé toute la journée à penser que j’avais attrapé le coronavirus, et à me dire que je ne saurais probablement jamais comment. Comme je n’avais pas d’autres symptômes que grosse fièvre et courbatures, je n’aurais probablement pas eu de test PCR en allant chez un médecin. L’autochtone a donc commandé un test PCR par correspondance, il devait arriver le lendemain et on devrait attendre au moins le surlendemain pour le résultat. Même si je savais que la meilleure manière de protéger Duchesse était de continuer à l’allaiter, j’avais peur de lui avoir déjà transmis le virus, et à Messire aussi, si ce n’était pas lui qui l’avait ramené du yochien en étant asymptomatique. Même si je n’avais pas de raisons d’avoir une forme grave, c’est quand même un peu la loterie ce truc donc j’avais peur pour moi oui, mais j’avais surtout peur de devoir être hospitalisée et séparée de ma fille.

La fièvre et les courbatures qui arrivent en premier et sans toux ni mal de gorge, ça ne colle quand même pas bien avec le covid, alors j’ai fini par me demander : si c’est pas ça, c’est quoi ? Peu probable que ça soit un autre virus alors serait-ce une infection ? Aucun signe côté urinaire (j’ai déjà eu une pyélonéphrite carabinée sans vraiment de signe d’infection urinaire avant). Est-ce que ça aurait un lien avec les suites de couche par hasard ? Le temps que je pense à tout ça, le soir était venu, je venais de prendre une bonne douche vu comment j’avais transpiré à cause de la fièvre, et j’ai vu que mon sein droit était rouge. Même si je n’avais pas vraiment mal, ça ne pouvait être que ça. Pour Messire, j’avais eu aucun problème, donc je n’étais pas particulièrement vigilante. Mais il se trouve que les 2 nuits précédentes Duchesse s’était moins réveillée pour téter, et que j’avais peut-être un peu trop tendance à dormir à moitié sur le ventre. Anti-inflammatoires, cataplasmes de pomme de terre crue, massages, eau froide, eau chaude, sollicitation maximum de ma petite pompe à lait… Le lendemain la fièvre avait baissé, le matin du surlendemain, 1er septembre, elle avait disparu. Je me suis crue tirée d’affaire mais pas du tout. Tous les détails de cette magnifique aventure au début de mon bilan de septembre 😀

pommes nagano

Une fois août arrivé, ma grossesse m’a vite paru très loin, et j’ai dû m’habituer de nouveau à être interrompue dans tout ce que j’essayais de faire par un petit bébé qui avait faim ou envie de dormir. Ce sont les journées qui ont été plus dures que les nuits : les premières semaines, Duchesse s’endormait plus ou moins chaque fois qu’elle tétait, mais après ce n’était plus le cas. Pour autant, elle n’avait pas encore de rythme bien marqué et la longueur de ses siestes était très aléatoire. Du coup pour moi aussi, J’hésitais toujours entre me coucher avec elle ou bien simplement l’allaiter sur le canapé. L’exploit du mois, c’était de refaire enfin le ménage à fond dans le living et la cuisine avec le nettoyeur vapeur pendant que les deux petits monstres étaient avec leur père. J’ai bien fait de ne pas tomber dans le panneau comme quoi le deuxième enfant, c’est toujours plus facile, et je suis bien contente que Messire ne soit pas plus petit. Et que son père travaille à la maison ! Il faut le temps de s’adapter oui, mais justement les bébés ça change tellement vite qu’une fois qu’on croit avoir trouvé le truc c’est déjà plus ça :D.

En août, on a encore bien profité des fruits d’été. J’ai eu une deuxième livraison de prunes encore délicieuses, ainsi que des nectarines tout aussi bonnes qui ont pas fait long feu. L’année prochaine, je commande double pour pouvoir stocker un peu au congélo et faire des desserts ! Et pour mon plus grand bonheur, c’est de nouveau la saison des pommes. J’ai en plus trouvé un super producteur de Nagano qui propose un abonnement de six mois avec chaque mois cinq kilos de différentes variétés de pommes de saison. J’ai pas hésité longtemps, on a eu la première livraison et c’est trop un bon investissement pour avoir des goûts un peu plus variés que les variétés classiques japonaises.

muffins choco green kitchen

En août, j’ai réinvesti un peu la cuisine mais les repas ont quand même été plus souvent encore préparés par l’autochtone, notamment pour la cuisine japonaise. Pour ma part, j’ai préféré me contenter de recettes que je connaissais déjà, ça permet quand même de mieux gérer son temps. La fameuse soupe lentilles coco patate douce, les burgers haricot rouge sarrasin, ainsi qu’un bon vieux curry, idéal pour faire plusieurs repas ! J’ai maintenant une recette à peu près fixée avec mon mélange d’épices maison et les légumes varient un peu à chaque fois, je suis vraiment contente du résultat pour un curry fait de A à Z. Des fois le curry japonais ça me manque, pas sûre qu’il existe des roux végé et sans trop d’additifs ! J’ai pioché aussi dans mon stock de pâtes brisées pour faire une tarte aux poireaux et au neufchatel car celui envoyé par ma mère avait pas trop aimé le voyage vu la saison donc il valait mieux le manger cuit :D.

J’ai été plus active pour les petits déjeuners et goûters que pour le reste des repas en fait ! Une grosse tournée de scones, du granola choco coco noisette, du pain perdu pèches basilic, un porridge overnight orange cannelle, un porridge de millet et quinoa aux épices, des pancakes à l’avoine et au yaourt, un excellent porridge au four façon carrot cake, des pancakes verts banane épinards…

J’ai aussi refait une double tournée des super muffins chocolat qui se congèlent si bien, un gâteau à l’amande et aux prunes, un autre à la noisette et banane, de délicieux cookies aux noix de pécan et cerises séchées. Enfin, pour les petits creux, deux recettes de barres énergétiques qui se congèlent, une à base de haricots rouge, l’autre avec plusieurs graines (citrouille, chanvre), les deux contenant du cacao et des dates.

Pour la deuxième année consécutive, Messire a donc passé des vacances d’été pas folichonnes avec la pandémie qui s’ajoute à la chaleur habituelle rendant les sorties en journée difficiles. Et puis bien sûr, je n’étais pas autant disponible. Il a passé pas mal de temps à faire des activités calme dans le bureau de son père quand ce dernier n’était pas en réunion. Il arrive bien à s’occuper seul, ce qui est certainement moins étonnant arrivé à son âge, mais c’est peut-être aussi parce que justement à la base je ne me suis jamais sentie obligée de passer mes journées à l’emmener au parc ou au centre municipal pour les enfants comme toute bonne mère japonaise se doit de le faire. Un enfant a besoin de jouer avec d’autres enfants de son âge c’est certain, mais je trouve aussi important qu’il apprécie de faire des choses seul, ainsi qu’avec ses parents. Il ne rate pas une occasion d’aller taper la discute aux voisins des deux côtés de notre maison, il les connait en fait mieux que nous ! Les jours de pluie, on est allé dans le parc voisin pour compter les escargots ! Quand on y passait à la nuit tombante, c’était les grenouilles qu’on cherchait. Messire a pu aller chez ses grands-parents une fois par semaine, là aussi c’était bien d’avoir la voiture car deux allers-retour en vélo avec la chaleur bof bof.

En août, on a terminé le taiga Atsuhime, qui nous aura donc occupés dix mois environ. J’ai bien avancé Ume-chan sensei, toujours aussi sympathique, et l’asadora en cours de diffusion, Okaeri Mone, se montre toujours aussi attachant. On a commencé la saison 9 de Kodoku no gurume, diffusée depuis juillet, et on a vite vu tous les épisodes enregistrés. Enfin, grosse révolution, on a commencé une série non japonaise ! Pour un peu de changement, et pour rentabiliser un peu l’abonnement Netflix que je me tâtais à résilier parce que ce n’est pas justifié de le garder encore des mois juste pour les drama japonais et que la sélection enfants est toujours si aléatoire. J’ai proposé à l’autochtone de regarder The Crown et ça le tentait aussi. On a rapidement fini la saison 1 et enchaîné direct sur la deuxième. Les épisodes durent quasi une heure c’est plus long qu’un drama japonais classique, mais du coup c’est bien d’avoir plusieurs séries de durée différentes en cours selon le temps dont on dispose le soir.

2 Commentaires

  1. Je suis tombée sur votre blog par hasard en cherchant des infos sur kodocha (aussi invraisemblable que cela puisse paraître ) je l’ai regardé depuis déjà 23 ans et j’ai eu un peu de nostalgie.. et ça fait presque une heure que je me régale avec vos récits!! J’adore les surnoms de vos petits bouts de chou je vais lire tous vos posts pour connaître toute l’histoire hhh et en plus j’adore vos recommandations pour les dramas et les animes
    Bonne continuation ☺☺

    • Quelle belle surprise que quelqu’un découvre mon blog alors qu’on est en 2021 et que je n’ai rien publié depuis 2 mois !
      Ravie que vous vous plaisiez ici, et gros coup de nostalgie Kodocha même si ça ne fait pas aussi longtemps que je l’ai vu !

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